<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728</id><updated>2012-01-25T10:27:55.933Z</updated><title type='text'>Quartiers d'été</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://quartiersdete.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>170</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-411124016458594579</id><published>2006-10-26T15:54:00.000Z</published><updated>2006-10-26T16:09:33.706Z</updated><title type='text'>Marie NDiaye</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger2/8096/3571/1600/ndiaye%20marie.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger2/8096/3571/200/ndiaye%20marie.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les paradis de Prunelle&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Odilon, le garçon, se retrouve tout seul un été. Sa soeur, Prunelle, est emmenée à l'hôpital. Les jours passent sans apporter de nouvelles de Prunelle... Puis un jour, une petite fille qui ressemble à Prunelle est assise sur le banc où vient tous les jours s'assoir Odilon. Cette fillette / ce sosie de Prunelle a les jambes trop longues et ses pieds touchent l'herbe, son visage est pâle et ses mains sont froides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette Prunelle va parler à Odilon de son étrange voyage dans tous les paradis. Elle a découvert des milliers de choses mais elle a toutefois remarqué qu'il manque toujours une chose au paradis. Prunelle tente de l'expliquer et Odilon tente de la comprendre. S'agit-il vraiment de sa soeur ? ça ne lui ressemble pourtant pas... Odilon se sent seul, mêmes ses parents sont distants, effondrés, prêts à fondre en larmes quand on évoque Prunelle... A quoi riment tous ces mystères ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est finalement la tante Peggy qui va aider le jeune garçon, l'écouter, lui parler et lui expliquer comment faire revenir sa soeur. Du coup, ce livre "Les paradis de Prunelle" est une histoire plutôt morose et difficile à expliquer à un jeune lecteur (12 ans au moins est conseillé). C'est un livre où l'on parle de la mort et de la maladie, de perdre un être cher, de l'au-delà et du paradis. Ce n'est pas du tout une lecture légère, du genre qu'on attend pour la jeunesse. Loin de là. C'est froid, solennel, presque brumeux. Qu'on aime ou pas, les illustrations de Pierre Mornet rendent compte de cet univers non édulcoré, presque translucide et phantasmatique. C'est une lecture à recommander pour ceux et celles qui apprécient l'auteur, mais pas évidente pour le public auquel elle était sensée être destinée.&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tous mes amis &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Tous mes amis" est un recueil de cinq nouvelles. L'ambiance générale est celle de ratés, aussi bien chez les personnes ou dans leurs actes. Qu'il s'agisse de ballades fantomatiques, de portraits de la misère humaine, de constat d'échec ... Marie Ndiaye nous mène dans sa barque. La traversée est tranquille au démarrage, puis cahotique et mouvementée, pas loin de provoquer la nausée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première nouvelle s'ouvre sur l'ahurissement d'un professeur qui ne comprend pas pourquoi sa bonne, Séverine, refuse de le reconnaître. Il était son professeur quinze ans auparavant, en se rappelant combien c'était une jeune fille insolente et effrontée. Aujourd'hui il est toujours "fasciné" par cette personne, se pose des questions sur sa vie, notamment sur son intimité. Mais Séverine est une tombe, elle vient tous les jours faire le ménage, subit les harcèlements de l'homme, mais se tait. Intervient alors un ancien étudiant, Werner, ancien petit copain de Séverine, il prétend être revenu pour elle. Etrange et envoûtant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La mort de Claude François", plus drôle et grave à la fois, raconte l'histoire de deux anciennes amies qui se retrouvent. Elles se souviennent d'une promesse faire le jour où la mort du chanteur a été annoncée. Or, avec les années, elles n'ont pas tenu cette promesse et le constatatent avec amertume. Invraisemblable, comique et ahurissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois histoires qui vont suivre sont beaucoup plus noires : "Les garçons" (triste et effrayant), "Une journée de Brulard" (brumes opaques entre songe et réalité) &amp;amp; "Révélation" (histoire courte, complexe et qui laisse perplexe). En somme, "Tous mes amis" est une lecture dérangeante, mais sauvée par la magnifique plume de l'auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les paradis de Prunelle - Albin Michel Jeunesse&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tous mes amis - Ed. de Minuit&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-411124016458594579?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/411124016458594579'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/411124016458594579'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/10/marie-ndiaye.html' title='Marie NDiaye'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-7735539518371870255</id><published>2006-10-22T13:44:00.000Z</published><updated>2006-10-22T13:49:56.156Z</updated><title type='text'>Constance Delaunay</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger2/8096/3571/1600/delaunay%20constance.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger2/8096/3571/200/delaunay%20constance.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Autour d'un plat : &lt;/strong&gt;Avec un titre comme "Autour d'un plat", entre parenthèses "Menus et propos", il faut s'attendre à un contenu très porté sur la nourriture, les plats, les mets raffinés (ou non, pas grave...). Dans ce livre, effectivement, il est question de boeuf bourguignon, poulet aux morilles, poulet au paprika, coq au vin, caviar d'Iran, rognon sauce Madère, fraises Chantilly, sorbets italiens etc... Pour l'assaisonnement, l'auteur met une pincée de sel, de poivre, bref du piquant, du sucré, du doux, du mou, du dur pour relater autour des plats sus-dénommés des histoires fumeuses ! Lesquelles se passent le plus ordinairement possible, au cours de repas funéraires, familiaux, amoureux, d'hôpital, de retrouvailles entre copines, ou de goûters d'anniversaire. Autour de 22 assortiments, donc, Constance Delaunay déploie une verve ébouriffante ! C'est très surprenant sa méthode d'approcher les personnages, les faits, les actes, le théâtre ! Drames intimes, personnels ou domestiques, menus propos, combles de bonheur ou de malchance, réglements de compte ou déclaration sur l'honneur... l'ensemble est vinaigré, corsé à la sauce aigre-douce, et sans matière grasse ! Bref, un régal !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur quel pied danser : &lt;/strong&gt;Huit nouvelles sur les différents thèmes comme les rapports avec la mère, le dédoublement de la personnalité, la folie latente, etc. "Sur quel pied danser" est beaucoup plus taquin et malin, titille sans vergogne le lecteur, la narratrice des nouvelles passe volontiers pour une vipère moqueuse qui prend en grippe le métier d'écrivain, le pourquoi d'écrire, le procédé "d'embrouiller le lecteur en présentant une série de personnages", la volonté "de ne pas juger tout en racontant une histoire", et de conclure : "Il faut que je m'en débarrasse, de mes petites histoires, elles se bousculent dans ma tête, elles veulent sortir, les mots sont comme nous, ils veulent à tout prix exister encore un peu, avant d'être chassés de partout, oubliés, expulsés des dictionnaires, oui les mots ont, eux aussi, peur de mourir." ! Savante spéculation, joyeux chamboule-tout... "Sur quel pied danser" est plus pince-sans rien, délicatement doux-amer, en comparaison avec "Autour d'un plat" (autre recueil de nouvelles). &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gallimard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-7735539518371870255?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/7735539518371870255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/7735539518371870255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/10/constance-delaunay.html' title='Constance Delaunay'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115981139841346425</id><published>2006-10-02T17:39:00.000Z</published><updated>2006-10-02T17:49:58.430Z</updated><title type='text'>Nip / Tuck</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/nip%20tuck.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/nip%20tuck.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La série Nip/Tuck a été diffusée à la télévision et pourtant je n'ai pas su la regarder, saisissant au passage quelques scènes franchement bêtes, grossières et choquantes. Bof, je passe mon chemin. Jusqu'à aujourd'hui, je change complètement d'avis et je clame sur les toits : j'adore cette série, définitivement ! Grâce au Club Warner, j'ai reçu ce coffret gracieusement et à moi les Drs McNamara et Troy pour un entretien de 13 épisodes, non-stop ! impossible d'appuyer sur la touche Stop (sauf pour les cas de forces majeures). Ainsi, cette série vous semblera incroyablement glamour, décadente, amorale et vicieuse, une glorification de la superficialité, de la luxure et l'étalage d'opérations sortant d'une boucherie, rien que ça (et c'est vrai !). Mais c'est là toute la façade de Nip/Tuck - en toc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on pousse les portes de cette série, on se rend compte qu'elle pousse plus loin dans la vision de la société, la stupidité, la cupidité, l'avidité et le culte de l'image. Notamment la caméra s'invite chez Sean McNamara et sa famille : son épouse Julia, son fils Matt et sa fille Annie. Après seize ans de vie commune, le couple est au bord de la rupture. Toute la 1ère saison va chronométrer le décompte du couple asphyxié : honnêtement c'est troublant et profond. Le réalisme fait froid dans le dos. J'ai aimé les personnages, comme Julia, dont on se sent proche, amie et compatissante. Il y a un peu d'elle en nous, j'y crois. Parallèlement, Christian est le beau gosse, l'étalon en rut, le séducteur impunitent, qui bondit sur tout ce qui bouge. Derrière son bronzage, se cache cet être fragilisé par un traumatisme dans l'enfance, un type seul et au coeur de pierre, qui cherche une famille, au fond de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, ce n'est pas la peine d'en parler des lignes et des lignes ! Nip/Tuck est une série déjantée mais moins creuse qu'on ne le pense. Bon, je vous préviens : les premiers épisodes laissent un peu trop la part belle à des scènes de sexe gratuites et sans intérêt pour la trame dramatique de la série. Puis, il y a des images très fortes, voir choquantes, sur les actes de chirurgie qui n'épargnent pas les détails (âmes sensibles, fermez les yeux). Et enfin, la musique qui accompagne la série contribue aussi à son succès ! Votez Oui !&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Le &lt;a href="http://niptuckfrance.com/"&gt;site français&lt;/a&gt;, très complet et qui plonge le visiteur dans l'univers de la série ! &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Une critique de &lt;a href="http://critiquesdefilm.blogspot.com/2006/09/niptuck.html"&gt;la série&lt;/a&gt; ... genre : "&lt;em&gt;Il n’y a plus grand-chose à dire. Mais pour une fois que le petit écran nous présente de grands travaux, ce serait vraiment bête de s’en priver pour une question de pudeur ou d’éthique !"&lt;/em&gt; ... &lt;/li&gt;&lt;li&gt;... et enfin Comment ça se traduit "nip/tuck" ?.. par &lt;a href="http://www.bloglaurel.com/papier/2006/09/17/1293-comment-ca-se-traduit-nip-tuck#c56984"&gt;Laurel&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115981139841346425?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115981139841346425'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115981139841346425'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/10/nip-tuck.html' title='Nip / Tuck'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115944895969757280</id><published>2006-09-28T12:55:00.000Z</published><updated>2006-09-28T13:10:29.203Z</updated><title type='text'>Sense and Sensibility</title><content type='html'>&lt;a href="http://thecinema.blogia.com/upload/sense01.jpg"&gt;&lt;em&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand" alt="" src="http://thecinema.blogia.com/upload/sense01.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt; "Elinor était douée d'une force d'intelligence et d'une netteté de jugement (...) Elle avait un coeur excellent; son tempérament était affectueux et ses sentiments profonds, mais elle savait les gouverner. Marianne disposait, à beaucoup d'égards, des mêmes moyens que sa soeur. Elle était sensée et perspicace, mais passionnée en toutes choses, incapable de modérer ni ses chagrins ni ses joies. Elle était généreuse, aimable, intéressante, bref, tout, excepté prudente."&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi que s'exprimait Jane Austen en décrivant ses deux personnages féminins de &lt;a href="http://www.amazon.fr/Raison-Sentiments-Jane-Austen/dp/2264023813/ref=pd_bxgy_b_img_b/402-5688852-0224923?ie=UTF8"&gt;Sense and Sensibility&lt;/a&gt;. Deux soeurs qui vivent avec leur mère, récemment veuve, qui perd ainsi le bénéfice de vivre dans leur prestigieuse propriété de Norland Park, selon une règle ancestrale et absurde qui donne à l'aîné mâle d'hériter de tous les biens du père, ne laissant rien aux filles (elles n'ont qu'à se marier !). Voilà un point (parmi d'autres) que Jane Austen dénonçait dans ses romans : la condition féminine bassement dépendante du bon vouloir des messieurs.&lt;br /&gt;Ainsi, Elinor, Marianne et leur mère emménagent à la campagne, dans une maison "acceptable". Mais dans ces conditions, comment envisager un bon mariage quand on ne perçoit qu'une faible rente annuelle ? Un cercle infernal. Malgré tout, Marianne veut croire à sa bonne étoile et s'enflamme pour le séduisant et séducteur Willoughby, potentiel héritier de la grosse fortune de sa tante. Marianne n'écoute que sa "sensibilité" et perd toute sa "raison". Il n'est pas possible de souffrir, d'être trompée et encore moins de se contenir. Quand on aime, on ne compte pas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est en quelques mots le propos de ce film d'Ang Lee, fidèle à la lettre du roman de l'anglaise Jane Austen. Kate Winslett prête ses traits à la jeune et ardente Marianne. Elle y donne toute sa fougue romantique et ses tourments amoureux. C'est clair : on ne voit qu'elle ! Elinor interprétée par Emma Thompson connaît également des élans du coeur que sa réserve légendaire modère, et celle-ci passe donc quasi inaperçue. Mais le duo des soeurs Dashwood est indissociable et déclenche des drames passionnels en série. Le casting en général est superbe : &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000424/"&gt;Hugh Grant&lt;/a&gt;, pétri d'humilité, ou &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000614/"&gt;Alan Rickman&lt;/a&gt;, en Colonel Brandon taciturne et grave, font partie du lot. Plus le cortège des personnages secondaires, nécessaires à la trame du roman de Miss Austen. Une histoire somptueuse, un film prenant, bref un Classique à voir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115944895969757280?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115944895969757280'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115944895969757280'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/09/sense-and-sensibility.html' title='Sense and Sensibility'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115943603213075837</id><published>2006-09-28T09:22:00.000Z</published><updated>2006-09-28T09:33:53.433Z</updated><title type='text'>Six Feet Under</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.unificationfrance.com/IMG/jpg/alan_ball_Six_Feet_Under_2.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://www.unificationfrance.com/IMG/jpg/alan_ball_Six_Feet_Under_2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Curieuse, intriguée, alléchée et ne pouvant y résister, j'ai succombé à la &lt;strong&gt;Six Feet Under&lt;/strong&gt; - mania ! En 13 épisodes, j'ai aussitôt adopté la famille Fisher et leur commerce de croque-morts, où la rigueur est de mise, surtout pour les apparences. Car en commençant la série sur la mort tragique du père de cette tribu, le scénario a pris la décision de lâcher la bride qui retenait les protagonistes de Fisher &amp; Fils. Le fils ainé, Nate, rentre au bercail et intègre l'entreprise familiale, contre son gré, car il a en horreur ce métier macabre. Son frère David se sent dépossédé et agacé par cette collaboration, il en veut à son père en lui jouant ce vilain tour par-delà la mort. Leur jeune soeur Claire est encore plus flouée de son héritage, sa seule issue est de poursuivre des études, chose qu'elle n'apprécie pas, cette fille est sombre, gothique et cynique. De plus, elle est attirée par des types louches, qui ne lui attirent que des soucis. Sur le plan sentimental, les frères Fisher pataugent également dans des histoires complexes : David n'assume pas son homosexualité et Nate a rencontré la très psychotique Brenda dans l'avion qui le ramenait chez lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin bref, voilà déjà quelques matériaux bien juteux pour broder des épisodes déjantés, dérisoires et sordides. Car le plus de cette série est forcément son humour noir, le sentiment qu'on grince les ongles sur le tableau de l'école, jusqu'à n'en plus pouvoir le supporter ! Cette série frise misérablement la dépendance, le téléspectateur devient accro, il en redemande, il avale les petites séquences où la mort frappe de plein fouet, sans moufter. Toutefois,&lt;strong&gt; Six Feet Under&lt;/strong&gt; dédramatise la mort, vous en donne un goût moins amer et démontre insidieusement la beauté et la toute-puissance de la vie. Il faut en profiter, quoi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce casting hors pair, j'avoue une sympathie sans bornes pour Mrs F., interprétée par Frances Conroy, et pour David / Michael C. Hall, un refoulé au début et qui se lâche au cours de la saison, de manière impudique, déraisonnable mais hilarante. Je croyais ne pouvoir en supporter plus de quelques épisodes : l'ambiance est lourde et lugubre, la drogue trop banalisée et la névrose imposée par le couple du frère et la soeur Chenovitz franchement lourde sur la fin. Et puis non, c'est irrésistible, cela sort de l'ordinaire, c'est drôle, oui ! &lt;strong&gt;Six Feet Under&lt;/strong&gt; mérite tous ses titres de gloire, ses récompenses et les louanges à en pleuvoir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Un &lt;a href="http://www.sixfeetunder-france.com/presentation/index.php"&gt;site perso&lt;/a&gt; sur la série&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le site de &lt;a href="http://www.hbo.com/sixfeetunder/"&gt;HBO&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le site de &lt;a href="http://www.sixfeetundertv.co.uk/flash/"&gt;Warner &lt;/a&gt;avec la bande-annonce extraordinaire, plus la musique !&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115943603213075837?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115943603213075837'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115943603213075837'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/09/six-feet-under.html' title='Six Feet Under'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115911317120521891</id><published>2006-09-24T14:59:00.000Z</published><updated>2006-09-24T15:59:19.906Z</updated><title type='text'>Medium</title><content type='html'>&lt;a href="http://seriesonline.terra.com.br/medium/medium.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand" alt="" src="http://seriesonline.terra.com.br/medium/medium.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Allison DuBois est medium, c'est à dire qu'elle rêve des âmes, elle entend les voix des gens disparus qui lui adressent leurs messages de l'au-delà. Ces âmes entrent en communication avec elle afin de résoudre un mystère, une disparition, un meurtre, un kidnapping... En se basant sur ses rêves, Allison permet de remonter le fil des intrigues et de décoder les messages "subliminaux" qu'elle perçoit. Allison met à profit "ce don" en travaillant pour le procureur de Phoenix dans l'Arizona.&lt;br /&gt;Si les enquêtes trouvent souvent une réponse aux nombreuses questions, la vie d'Allison commence peu à peu à devenir un vrai cauchemar. La jeune femme est mariée à Joe, mère de trois petites filles et doit ainsi jongler entre son travail, sa vie de famille et ses insomnies. L'équilibre est sur le fil du rasoir, car Allison se sent un devoir "moral" de répondre aux attentes des âmes qui la sollicitent pour éviter tout délit, mais d'un autre côté Allison n'est plus tout le temps présente pour conduire les filles à l'école, rentrer le soir et partager le repas avec les siens. Même si Joe est fort conciliant et compréhensif, la tension devient de plus en plus palpable et le couple pourrait être en danger.&lt;br /&gt;C'est du moins ce que suppose le dernier épisode, De l'autre côté du miroir, qui n'est en fait qu'une première partie, la suite devant se découvrir en saison 2 !.. Au cours des 16 épisodes de 40 minutes approximatives, l'histoire d'Allison DuBois est palpitante (et véridique, le personnage n'est pas du tout fictif et se rapporte à l'expérience d'Allison DuBois, la vraie). Il y a un délicieux et savant mélange entre le plongeon dans les rêves médiumniques, la résolution des signes et la conduite de l'enquête, puis dans la vie de famille des DuBois, les conséquences chez les eux et les autres, quand l'aînée s'aperçoit qu'elle possède le même don, ou l'excentrique cadette est capable de voir les enfants morts, et le mari, Joe, un modèle du genre, présent, apaisant, chevalier servant !.. un bonheur !&lt;br /&gt;Cette série a été récompensée par un Emmy Award pour le rôle principal dans une série dramatique formulé à Patricia Arquette, qui campe le rôle d'Allison DuBois, avec toute la sensibilité et l'empathie dont elle est capable. Excellente série sur plusieurs points !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Des petites trouvailles du ouèbe : &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Chez &lt;a href="http://cafedegaelle.blogspot.com/2006/08/petit-intermde-dvd.html"&gt;Gaëlle&lt;/a&gt;, dans son Café... le temps d'un intermède dvd.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Joe DuBois, &lt;a href="http://aunizouka.spaces.live.com/Blog/cns!1284EA87390E8A94!387.entry"&gt;le mari&lt;/a&gt; pas top mais top modèle ... &lt;/li&gt;&lt;li&gt;le site &lt;a href="http://www.nbc.com/Medium/"&gt;officiel&lt;/a&gt; de la série&lt;/li&gt;&lt;li&gt;le site d'Allison DuBois, &lt;a href="http://allisondubois.com/"&gt;la vraie&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115911317120521891?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115911317120521891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115911317120521891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/09/medium.html' title='Medium'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115903824586988174</id><published>2006-09-23T18:47:00.000Z</published><updated>2006-09-23T19:04:06.243Z</updated><title type='text'>Monster House</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.rollanet.org/~vbeydler/van/3dreview/monster-house-lent.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://www.rollanet.org/~vbeydler/van/3dreview/monster-house-lent.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pour réveiller les cauchemars de vos enfants ! &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Monster House&lt;/strong&gt; est l'histoire d'une maison hantée, une véritable maison avec un esprit malin, frappeur et maléfique ! Cette maison est habitée par un vieil homme du nom de Nebbercracker qui s'emporte avec virulence dès qu'un enfant pose le pied sur sa pelouse. En face de cette maison vit DJ, un garçon à l'imagination débordante et dont l'un des passe-temps est de surveiller ce voisin inquiétant. Un jour, DJ va provoquer bien involontairement Nebbercracker qui va tomber raide, victime d'un malaise. Le garçon pense aussitôt avoir tué l'homme, puis reçoit des coups de fil... de la maison d'en face! Il est sûr d'être vampirisé par le fantôme de Nebbercracker et sait qu'il doit se rendre dans l'antre de la bête pour sortir de ce cauchemar. En fait, cette bravade va être le énième enchaînement d'une succession de catastrophes, de paniques, de menaces : car la maison s'est réveillée, c'est elle qui clame sa vengeance !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Monster House&lt;/strong&gt; n’invente rien et son scénario ne révèle pas de réelle surprise, mais il a le mérite indéniable de proposer une histoire intelligente et intéressante, à l’intersection de la comédie et du film d’horreur. Les thèmes abordés sont aussi divers que l'amitié, l'exclusion, l'amour, la haine, la vie, la mort... Toujours avec une maturité surprenante et un tact de tous les instants. De nos jours, tous les films d’animation sont techniquement irréprochables, Gil Kenan le sait et c’est probablement pour cette raison qu’il a orienté son film vers une dimension tellement adulte et si inhabituelle pour une telle production… au risque de laisser sur place les moins de douze ans. Mais on ne s'en plaindra pas, car c'est un film terriblement efficace : drôle et effrayant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le site : &lt;a href="http://www.monsterhouse-lefilm.com/"&gt;Monster House&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115903824586988174?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115903824586988174'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115903824586988174'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/09/monster-house.html' title='Monster House'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115875458153491427</id><published>2006-09-20T12:12:00.000Z</published><updated>2006-09-20T12:16:21.536Z</updated><title type='text'>Héléna Marienské</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/marienske%20helena.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/marienske%20helena.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le jour le plus long avait commencé. Il devait se clore par un dernier repas parfaitement déraisonnable vers lequel chaque convive courrait déjà seul, dans un chaos d'apocalypse. Dès lors, je le pressentais ; la desserte serait sanglante. Moi que l'on avait convoqué pour dépeindre le dernier acte d'une résistance farouche, je ne voyais de toutes parts que glissades désunies. Une nuit, une seule, avait suffi pour que la sympathique troupe se désagrégeât et que chaque vieillard se réveillât livré à son destin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chapitre : Selon Dhorlac - Page : 189 - Editeur : P.O.L - 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2846821607/402-5688852-0224923?ie=UTF8&amp;coliid=&amp;amp;colid="&gt;Rhésus&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115875458153491427?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115875458153491427'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115875458153491427'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/09/hlna-mariensk.html' title='Héléna Marienské'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115875428707174683</id><published>2006-09-20T12:07:00.000Z</published><updated>2006-09-20T12:11:27.086Z</updated><title type='text'>Rosa Montero</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/montero%20rosa.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/montero%20rosa.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je l'ai regardé pendant qu'il traversait la pièce : grand mais gras, bouée autour de la taille, fesses et ventre proéminents, sommet du crâne un peu dégarni émergeant d'une bande de cheveux châtains et fins. Il n'était pas laid : il était mou. Quand j'avais fait sa connaissance, dix ans auparavant, il était plus mince, et l'apparence de vigueur que lui donnait son squelette m'avait fait penser que sa mollesse intérieure était purement et simplement de la sensibilité. Ce sont de ces confusions irréparables que sont faits les quatre cinquièmes des couples. Au fil du temps, ses fesses et l'ennui qu'il distille avait pris du poids, et au moment où nous ne pouvions plus passer plus d'une heure ensemble sans nous décrocher la mâchoire à force de bailler, nous avions eu la bonne idée de nous marier pour voir si les choses s'amélioreraient. La réponse est non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2864245639/402-5688852-0224923?ie=UTF8&amp;coliid=&amp;amp;colid="&gt;La fille du Cannibale&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115875428707174683?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115875428707174683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115875428707174683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/09/rosa-montero.html' title='Rosa Montero'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115865731623844857</id><published>2006-09-19T08:49:00.000Z</published><updated>2006-09-19T09:15:17.003Z</updated><title type='text'>Les 4400 (2)</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.the-4400.dk/images/4400-087.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand" alt="" src="http://www.the-4400.dk/images/4400-087.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un an a passé depuis le retour des 4400 et la vie de ces « revenants » a bougé : un Centre a été ouvert pour les accueillir, il est dirigé par Jordan Collier, le porte-parole des 4400. Selon lui, une guerre serait imminente, et qui opposerait les revenants au reste du monde. Personne n'ose imaginer une telle éventualité, pourtant il faut reconnaître que l'adaptation des 4400 ne s'effectue pas toujours dans les meilleures conditions. Ces derniers découvrant peu à peu qu'ils possèdent un don particulier, ils sont vite mis au ban de la société, pointés du doigts et accusés de tous les maux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nouveaux personnages vont être introduits, comme la petite Isabelle, l'enfant aux pouvoirs extraordinaires, et Alanah, celle qui a épousé Thomas dans une autre vie (épisode Une vie meilleure). Le noyau dur du casting est toujours au rendez-vous : Tom et Diana, qui travaillent à la NTAC et sont chargés du dossier des 4400, Maya l'enfant adopté et aux pouvoirs de voyante, Kyle le fils de Tom qui perd le contrôle de ses actes et pensées, Richard et Lily, les parents d'Isabelle... Dans cette saison 2, il y a une incontestable succession d'événements à rebondissements : Jordan Collier est menacé de mort, puis ce sont les 4400 en entier qui sont condamnés à tous mourir... Sans entrer dans les détails du dernier épisode, je trouve que celui-ci est une porte ouverte à multiples possibilités (qui demandent maintenant à être très vite exploitées et découvertes !). N'attendez plus, cette saison 2 est plus fournie que la précédente, 13 épisodes au compteur, un tempo sans cesse renouvellé, des acteurs tous à la hauteur et une musique de générique inoubliable (« a place in time » d'Amanda Abizaid).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115865731623844857?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115865731623844857'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115865731623844857'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/09/les-4400-2.html' title='Les 4400 (2)'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115834706618337079</id><published>2006-09-15T18:50:00.000Z</published><updated>2006-09-16T15:14:06.943Z</updated><title type='text'>Les 4400</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.zonalibre.org/blog/nosigaleyendo/archives/4400.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://www.zonalibre.org/blog/nosigaleyendo/archives/4400.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est difficile de se forger une opinion sur une série en seulement 5 épisodes, dont 1 pilote d'1h20. Et pourtant, dès leur première télédiffusion, Les 4400 ont fait un carton ! Pourquoi ? faut-il y retrouver un restant des X-files ?... Cela va plus loin, car la série parvient à se démarquer avec son scénario original : 4400 personnes disparaissent et reviennent comme par enchantement à Seattle. Pour elles, le temps s'est figé à l'instant où elles ont disparu. Ainsi il n'est pas extraordinaire de trouver une petite fille née en 1939 et qui a toujours 8 ans en 2005 !.. Mais cet anachronisme aura de plus bizarres conséquences, comme l'accueil que vont réserver les familles de ces disparus. La série va s'y atteler, en montrant le décalage entre les uns et les autres, comment ces 4400 vont pousser à devenir une communauté indépendante et qui va s'élever au sein de la société qui les rejette. Le couple d'enquêteurs, Tom et Diana, va suivre ce dossier qui va s'enrichir de cas de plus en plus inquiétants : des dons auraient été inoculés à ces 4400, pour le bien ou le mal, mais les événements s'enchaînent comme une série de dominos qui s'écroule.&lt;br /&gt;Cette série, foncièrement captivante, berce son propos sur plusieurs genres (fantastique, policier, science-fiction...) et thèmes (se protéger contre le mal, la quête des origines...). Elle a su réussir à ouvrir l'appétit pour une saison 2 attendue au tournant !&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quelques liens (que de fans !) :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Le portail &lt;a href="http://the4400.free.fr/"&gt;français&lt;/a&gt;e &lt;/li&gt;&lt;li&gt;encore un site &lt;a href="http://4400.hypnoweb.net/"&gt;français&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;un site non-officiel en &lt;a href="http://www.the4400-tv.com/"&gt;anglais&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;encore, encore un site &lt;a href="http://www.4400-center.com/?"&gt;français&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Un blog français, avec en bonus le &lt;a href="http://impertinences.hautetfort.com/archive/2006/03/18/les-4400.html"&gt;générique&lt;/a&gt; de la série ! (à voir)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;et le blog &lt;a href="http://4400fans.blogspot.com/"&gt;des fans&lt;/a&gt; en anglais&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115834706618337079?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115834706618337079'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115834706618337079'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/09/les-4400.html' title='Les 4400'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115823647615214631</id><published>2006-09-14T12:15:00.000Z</published><updated>2006-09-14T12:21:16.276Z</updated><title type='text'>Dead Like Me</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/dead%20like%20me%20toilet_seat_torpedo.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/dead%20like%20me%20toilet_seat_torpedo.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dead like me est donc l'histoire de George, jeune fille de 18 ans, qui décède un midi en recevant une cuvette des toilettes sur la figure (désatellisation de la station Mir). Au lieu de rejoindre la lumière bleue, George est prise en charge par Rube, son boss d'une quarantaine d'années, qui va lui enseigner sa nouvelle fonction, à partir de maintenant elle devient une faucheuse d'âmes. Elle sait qui, elle sait quand et où, elle doit juste se tenir prête pour libérer les âmes humaines avant le choc. Toutefois, cette nouvelle façon de "vivre" est difficile à supporter, George se sent complice de la Mort. Et plus encore, elle doit assumer d'avoir une vie comme les vivants (travailler, se loger, manger, etc.) mais en sachant qu'elle n'a désormais plus la même apparence, qu'elle est totalement étrangère à ce qu'elle était, et même sa famille est incapable de la reconnaître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 14 épisodes de 40 minutes, la série Dead Like Me embarque le téléspectateur pour une saison décapée, où humour noir et causticité se côtoient. C'est très glauque, mais poilant. La façon dont la Mort survient donne droit à des scènes époustouflantes et complètement déjantées. Excentrique, irrévérencieuse, révolutionnaire... Dead like me puise un peu dans le sillon d'une série comme Six Feet Under : il y a beaucoup de dérision, de cynisme et une dédramatisation de la mort. Le personnage de George est interprété par la jeune Ellen Muth dont la moue boudeuse interpelle, exaspère, prête à sourire, bref ne laisse pas insensible ! Le rythme de la série est décoiffant pour commencer, puis s'essouffle vers les 2, 3 derniers épisodes. Pas de fin en apothéose, dommage ! La saison 2 n'est pas encore sortie en Z2 (cette saison 1 remonte à 2003), et la chaîne américaine Showtime a décidé d'arrêter les frais pour la saison 3. Tant pis ! - Bonus en anglais, exclusivement ! -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quelques liens :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Holly G. sur &lt;a href="http://rosesdedecembre.blogspot.com/2006/08/dead-like-me.html"&gt;Les roses de décembre&lt;/a&gt; y décode son coup de coeur... &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Site de la &lt;a href="http://www.deadlikeme.tv/index.php"&gt;MGM&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Dead like me &lt;a href="http://deadlikeme1.free.fr/"&gt;en français&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115823647615214631?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115823647615214631'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115823647615214631'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/09/dead-like-me.html' title='Dead Like Me'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115817495793155154</id><published>2006-09-13T19:01:00.000Z</published><updated>2006-09-13T19:15:58.020Z</updated><title type='text'>L'homme de la page 70</title><content type='html'>&lt;a href="http://img67.imageshack.us/img67/7263/07um.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand" alt="" src="http://img67.imageshack.us/img67/7263/07um.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;On s'aime dès les premiers mots, d'autre chose que d'amour. On fait l'amour quand même, en général dans une maison lointaine, pleine d'inconnus, de chats tigrés et de téléphones. Le matin, extrêmement sensibles aux froissements de l'air autour de nos gueules de bois, on avale des litres de café, on mange du poulet. Et puis on sort dans le jardin en automne pour rire un peu de nos grands sentiments et de nos tentatives de bons à rien. Mais ce qui reste au bout du compte, quinze ans après, c'est qu'on s'est aimés dès les premiers mots et qu'on ne s'est jamais lâchés.&lt;br /&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ils s'en allaient faire des enfants ailleurs, Marie-Ange Guillaume (ed. Panama)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115817495793155154?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115817495793155154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115817495793155154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/09/lhomme-de-la-page-70.html' title='L&apos;homme de la page 70'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115798400733387849</id><published>2006-09-11T13:45:00.000Z</published><updated>2007-05-04T13:32:38.301Z</updated><title type='text'>L'automne de Clara</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/IMGP2331.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Clara a été très &lt;a href="http://www.olivia-ruiz.com/disco-femme-chocolat.htm"&gt;&lt;em&gt;femme chocolat&lt;/em&gt; &lt;/a&gt;durant le printemps 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour cette rentrée automnale, Clara est définitivement &lt;em&gt;anglaise... &lt;/em&gt;Elle a opté pour cette chanson absolument folle et déjantée : &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.linternaute.com/video/clip/the-pipettes-your-kisses-are-wasted-on-me/"&gt;Your kisses are wasted on me&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; du groupe &lt;strong&gt;The Pipettes&lt;/strong&gt; (j'en parle sur ma &lt;a href="http://noireplatine.blogspot.com"&gt;Noire Platine&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous invite aussi à les adopter ! C'est dingue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui me concerne, j'ai opté pour &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;a href="http://fr.video.aol.com/video.full.adp?pmmsid=1675385"&gt;the songs that we sing&lt;/a&gt; ...&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115798400733387849?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115798400733387849'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115798400733387849'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/09/lautomne-de-clara.html' title='L&apos;automne de Clara'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115798192770331127</id><published>2006-09-11T13:13:00.000Z</published><updated>2006-09-11T16:53:04.296Z</updated><title type='text'>Scarlett fait son show</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.rageboy.com/images/lost-in-translation1.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://www.rageboy.com/images/lost-in-translation1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;strong&gt;Lost in translation&lt;/strong&gt; deux âmes seules se rencontrent dans un Tokyo déjanté et partagé entre tradition et modernisme... Bill Murray et Scarlett Johansson laissent exploser leur talent, leurs mines apathiques et se baladent la nuit dans des boîtes de strip-tease ou chantent sur du karaoké des chansons de Brian Ferry ou des Pretenders. Mangent de sushis en se faisant la tête. Ils se croisent, se rencontrent, se plaisent et se vouvoient de bout en bout... C'est tout simplement grisant ! Dans ce film au scénario anémique, la touche de Sofia Coppola est scintillante et fait merveille. J'aime (en vrac) Bill Murray en cynique désabusé, le teint laiteux de la divine Scarlett Johansson, la Bande Musicale où on y croise Phoenix, Air et compagnie. Lost in Translation est poétique, drôle, touchant et dépaysant : demain j'achète la BO et un billet pour le Japon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;strong&gt;Match point&lt;/strong&gt; Scarlett Johansson est plus bouleversante et troublante que jamais ! Face à elle, le tout autant très sexy Jonathan Rhys-Meyers interprète un personnage difficile à cerner. Jusqu'aux dernières minutes du film, il restera d'ailleurs insaisissable... C'est l'histoire d'un couple glamour qui tombe dans la spirale de la passion ... pour ne pas dire destructrice. Le film est filmé avec intelligence, montrant toute la douceur des sentiments et leur complexité, livrant avec classe la volupté d'une liaison folle, charnelle et clandestine. La fin est tranchante, sifflante. &lt;a href="http://www.tfmdistribution.com/matchpoint/"&gt;&lt;strong&gt;Le site&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;strong&gt;A good woman&lt;/strong&gt; Scarlett devient la douce et naïve Meg Windermere, éprise de son mari Robert avec lequel elle vit toujours une lune de miel. Nous sommes en Italie, au début des années 30. La petite société d'anglo-saxons pavoise, paresse et colporte les ragots sur leurs compatriotes... Ainsi une certaine Mme Erlynne, américaine sans le sou, crée le scandale en débarquant en Europe après avoir brisé des coeurs dans son sillon. Croqueuse de sous, maîtresse impénitente, Mme Erlynne a mis le grappin sur Robert Windermere. Cette histoire est inspirée de la pièce d'Oscar Wilde "Lady Windermere's fan". L'adaptation est superbe, soignée, guindée, suave.. etc. On se croirait dans du Edith Wharton et du Henry James ! James Ivory ne pourrait renier cette direction de Mike Barker. Scarlett impose définitivement sa fraîcheur, sa candeur en symbiose parfaite avec sa sensualité sous-jacente ! Très bon film (pas prêt sortir en France, hélas). &lt;strong&gt;Son site : &lt;a href="http://www.agoodwomanthemovie.com/"&gt;A good woman&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lost in translation, film de Sofia Coppola&lt;/strong&gt; (2003)&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Match Point, de Woody Allen&lt;/strong&gt; (2005)&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A good woman, de Mike Barker&lt;/strong&gt; (2004)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115798192770331127?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115798192770331127'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115798192770331127'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/09/scarlett-fait-son-show.html' title='Scarlett fait son show'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115790132206731380</id><published>2006-09-10T14:55:00.000Z</published><updated>2006-09-10T15:15:22.726Z</updated><title type='text'>L'écriture d'une fée</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/ferney%20alice.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/ferney%20alice.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Elle s'appelle Alice Ferney. Et elle écrit comme une fée :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Nous sommes tellement remplis de mots qu'il nous faut absolument parler : comme s'ils étaient des oiseaux à libérer, comme s'il fallait faire le vide avant de laisser venir en nous d'autres mots. Nous parlons, nous parlons : les uns aux autres, les uns contre les autres, les uns des autres. Les mots s'agitent inutilement entre nous. Ceux que nous osons dire. Ceux que nous gardons pour nous. Ils sont tous là. Nous les avons sur le bout de la langue, au bord des lèvres, derrière la paroi du front, dans la tête. Souvent nous les avons dits et nous les répétons. Ils ne s'usent pas, ils gardent leur pouvoir de transformer, de blesser, ou d'illuminer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui ! Nous sommes avec les mots comme des poissons dans l'eau. Nous vivons dans la mer des mots comme dans la mer des autres. Et peu à peu nous viennent des écailles protectrices, des nageoires pour fuir, des dents pour mordre. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son dernier roman, elle épingle &lt;strong&gt;Les Autres&lt;/strong&gt; sur la base d'un jeu de société qu'organise une bande d'amis. Le principe est de dire toute la vérité sur les autres et de révéler la façon dont les autres nous perçoivent... Ce roman est subtil, il parle de la parole, des sentiments cachés et il met à jour les failles secrètes. C'est beau et élégant, comme La Fée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/-autres/dp/2742762582/sr=1-1/qid=1157900940/ref=pd_bowtega_1/402-5688852-0224923?ie=UTF8&amp;amp;s=books"&gt;Le roman sur Amazon...&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115790132206731380?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115790132206731380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115790132206731380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/09/lcriture-dune-fe.html' title='L&apos;écriture d&apos;une fée'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115783264759946402</id><published>2006-09-09T19:55:00.000Z</published><updated>2006-09-10T13:20:26.250Z</updated><title type='text'>La nostalgie de la Villa</title><content type='html'>Pour quiconque a vécu à la &lt;a href="http://www.villamedici.it/" target="_parent"&gt;Villa Médicis&lt;/a&gt;, la fréquentation des pins parasols relève du masochisme nostalgique, plus c'est haut, plus ça vous pince le coeur, plus ça vous donne le tournis. J'ai été une princesse pendant un an, et chaque jour j'essayais de fixer le moment, jauger ma chance, me la donner pour l'éternité, accessible, palpable. A mon retour les rêves nocturnes prirent le relais : chaque nuit était un émerveillement plus vif et plus beau encore que la réalité. Six ans que je traîne ces visions incroyables de soleil, de pavés, de ruines, de pins parasols revus et corrigés par mon talent égoïste de rêveuse. Je ne peux le partager avec personne, mais si je savais dessiner, j'en ferais des univers en 3D, à la Benoît Sokal, et vous verriez que pour la reconstitution onirique, je suis douée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenir à la Villa après six ans d'absence me foutait la trouille. Ils ont été sympas, ils m'ont donné, sans le savoir, la chambre 12, celle de La Méthode Stanislavski, où Vlad enferme Ali pendant les séances de répétitions. Une chambre de 100m2, avec un plafond très haut, des frises sur le mur, des meubles historiques qui semblent échoués ça et là sur le vieux carrelage ciré. (...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Villa est définitivement cet endroit hors du temps, irréel, lourd et sublime, dont on ne se remet jamais. Je n'ai pas assez insisté sur cet état de choses dans le livre, ce n'était pas le sujet, mais tous ceux que j'ai connus ont tracé leur vie en fonction de leur passage ici. Pour supporter d'y avoir été et de n'y être plus. Mariages, divorces, oeuvres, voyages, naissances, et je n'échappe pas à la règle. Cette fois, j'ai voulu faire à Rome ce que je n'y avais pas fait avant, (...) . En rentrant à Nice, Jérôme a voulu revoir La Dolce Vita, il n'y a rien de doux dans La Dolce Vita, sauf peut-être le visage de la petite fille blonde à la fin, il en faut toujours une, chez Fellini, une petite fille blonde pour voir la ville avec des yeux neufs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrait du &lt;a href="http://www.clairelegendre.net/"&gt;Journal de Claire Legendre&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela fait référence à son dernier roman paru, &lt;a href="http://www.amazon.fr/-méthode-Stanislavski/dp/2246693217/sr=8-3/qid=1157831828/ref=sr_1_3/402-5688852-0224923?ie=UTF8&amp;amp;s=gateway"&gt;La méthode Stanislavski&lt;/a&gt;, paru en Janvier 06. Il met en scène une jeune écrivain isolée à la Villa Médicis pour écrire un roman qui est inspiré d'un fait divers (celui du tueur des trains). Le roman deviendra pièce de théâtre au centre de laquelle la comédienne en titre meurt dans les mêmes circonstances que les victimes du tueur en série... Foncièrement captivant et pétillant, ce livre baignait tout entier de l'esprit de la Villa de Médicis !.. Le lire ne ferait qu'y succomber !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115783264759946402?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115783264759946402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115783264759946402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/09/la-nostalgie-de-la-villa.html' title='La nostalgie de la Villa'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115783037911699021</id><published>2006-09-09T19:24:00.000Z</published><updated>2006-09-09T19:33:00.323Z</updated><title type='text'>La suite des crocodiles</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/pancol%20katherine.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/pancol%20katherine.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sinon... J’ai repris la suite des aventures des Crocodiles et je me régale comme assise à un cinq étoiles ! J’en suis à la page 62 et ça avance, ça avance. Je les retrouve à tour de rôle. Ils sont comme les copains qu’on revoit à la fin des vacances. Ils me racontent ce qui leur est arrivé depuis que je les ai abandonnés. Et se précipitent dans de nouvelles aventures. Joséphine, Iris, Philippe, Marcel, Josiane, Hortense, Zoé, Henriette, Luca et tous les autres... Il n’y en a pas un qui manque à l’appel !Et je les aime tous. On a repris la vie commune et ça me va bien...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000066;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000066;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Cette suite est&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;donc celle de &lt;strong&gt;Les yeux jaunes des crocodiles&lt;/strong&gt;, &lt;a href="http://www.amazon.fr/-yeux-jaunes-crocodiles/sim/2226169989/2/ref=pd_sexpl_esi/402-5688852-0224923"&gt;dernier roman&lt;/a&gt; paru en Mars de Katherine Pancol. Suite annoncée ! ... youpi.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115783037911699021?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115783037911699021'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115783037911699021'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/09/la-suite-des-crocodiles.html' title='La suite des crocodiles'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115779750595061514</id><published>2006-09-09T10:06:00.000Z</published><updated>2006-09-09T10:25:06.000Z</updated><title type='text'>Alone in the City</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/danzy%20senna.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/danzy%20senna.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Je fermai l'armoire et vit que l'eau chaude brouillait le miroir de sa vapeur. Je dessinai le contour d'un visage sur la buée. Je griffonnai la même tête depuis que j'étais petite, sur les nappes et les verres, tic anxieux qui ressortait partout où je me sentais déplacée. C'était un dessin grossier de femme. Elle avait de grands yeux avec de longs cils, un long nez, de grosses lèvres charnues et des lignes ondulées autour du visage qui indiquaient les cheveux. Ambiguë. Méfiante. Il y avait une certaine qualité réfractée dans les traits qui rendaient difficile de la situer. Je ne sais pas qui elle était censée être, sauf que son visage me calmait, comme une vieille amie qui se pointait au bon moment.&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;strong&gt;Symptomatique, Danzy Senna&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Née à Boston en 1970, elle vit actuellement à New York. Avec son deuxième roman, elle parvient à créer un climat angoissant dans une ville fantomatique. La solitude guette, entraînant les âmes désoeuvrées à puiser une force muette dans leur amertume... &lt;em&gt;Symptomatique&lt;/em&gt; est un roman captivant mais glaçant. Son héroïne est confrontée à une femme qui a su la sortir d'un sale pétrin, elle se sent redevable mais cette aliénation l'étouffe, l'écoeure et l'amitié devient à double tranchant. Implacable...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/09/09/symptomatique-danzy-senna.html"&gt;Mon avis sur ce roman&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115779750595061514?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115779750595061514'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115779750595061514'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/09/alone-in-city.html' title='Alone in the City'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115765531040702964</id><published>2006-09-07T18:47:00.000Z</published><updated>2006-09-07T18:55:10.410Z</updated><title type='text'>I need help !</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/gil%20elvgren.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/gil%20elvgren.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'officie sur les &lt;a href="http://blogauteurs.typepad.com/le_blog_des_blogs_littrai/"&gt;Blogauteurs&lt;/a&gt;, vous le savez. Mais le concept est en perte de vitesse... Les blogauteurs s'encroûtent (déjà), demeurent mystérieusement silencieux et (faut-il en conclure?) peinent à trouver leur &lt;em&gt;touche. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avez-vous des suggestions ? Quels sujets, thèmes ou billets aimeriez-vous lire ou trouver ??? ... Donnez des indices ! merci.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115765531040702964?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115765531040702964'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115765531040702964'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/09/i-need-help.html' title='I need help !'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115765455507384122</id><published>2006-09-07T18:33:00.000Z</published><updated>2006-09-09T10:27:11.463Z</updated><title type='text'>Qu'ont ces new-yorkaises qui me fascinent ?</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/susan%20minot%202.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/susan%20minot%202.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Elles ont un truc, les New-Yorkaises, c'est clair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela a commencé avec &lt;a href="http://www.amazon.fr/cloche-détresse-Sylvia-Plath/dp/2070712184/sr=1-3/qid=1157654058/ref=sr_1_3/402-5688852-0224923?ie=UTF8&amp;s=books"&gt;Sylvia Plath&lt;/a&gt;, puis &lt;a href="http://www.amazon.fr/Accidents-Laurie-Colwin/dp/286260982X/sr=1-4/qid=1157654095/ref=sr_1_4/402-5688852-0224923?ie=UTF8&amp;amp;s=books"&gt;Laurie Colwin&lt;/a&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout récemment il y a eu &lt;a href="http://www.amazon.fr/Lhistoire-lamour-Nicole-Krauss/dp/2070773086/sr=1-1/qid=1157654131/ref=sr_1_1/402-5688852-0224923?ie=UTF8&amp;s=books"&gt;le roman de Nicole Krauss&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il faut aussi savoir compter sur Danzy Senna, &lt;a href="http://www.amazon.fr/Record-à-battre-Courtney-Eldridge/dp/2752900945/ref=sr_11_1/402-5688852-0224923?ie=UTF8"&gt;Courtney Eldridge&lt;/a&gt;, Siri Hustvedt, &lt;a href="http://www.amazon.fr/Loin-Victoria-Lancelotta/dp/2752900155/sr=1-1/qid=1157654240/ref=sr_1_1/402-5688852-0224923?ie=UTF8&amp;amp;s=books"&gt;Victoria Lancelotta&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.amazon.fr/Prochain-arrêt-paradis-Melissa-Bank/dp/2743614706/sr=1-2/qid=1157654317/ref=sr_1_2/402-5688852-0224923?ie=UTF8&amp;amp;s=books"&gt;Melissa Bank&lt;/a&gt;, Susan Minot (ci-contre)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A lire :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;* &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;La cloche de détresse&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;* Accidents, Une vie merveilleuse... (Autrement)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;* L'histoire de l'amour (gallimard)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;* Symptomatique (Métailié)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;* Record à battre (Phebus)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;* Tout ce que j'aimais (Actes Sud)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;* Loin (Phebus)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;* Prochain arrêt au paradis (Rivages)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;* Crépuscule (gallimard)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;...&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115765455507384122?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115765455507384122'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115765455507384122'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/09/quont-ces-new-yorkaises-qui-me.html' title='Qu&apos;ont ces new-yorkaises qui me fascinent ?'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115737030228868313</id><published>2006-09-04T09:35:00.000Z</published><updated>2007-05-04T13:34:03.705Z</updated><title type='text'>C'est la rentrée !</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/IMGP2381.0.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est le Grand Jour ! Je souhaite à tous et toutes une bonne rentrée ! Je pense à Bibi qui a, aujourd'hui, pris le chemin (et le cartable) pour l'entrée au CP ! La grande classe. Au programme ce matin : grand sourires, impatience et retrouvailles avec la meilleure copine. Et maman, pas de larmes, petite boule au ventre, mais ça allait ! ... Je suis de retour, ayé ! Et aussi le train-train quotidien (moins drôle)...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115737030228868313?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115737030228868313'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115737030228868313'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/09/cest-la-rentre.html' title='C&apos;est la rentrée !'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115728485834400164</id><published>2006-09-03T11:59:00.000Z</published><updated>2006-09-09T10:29:06.960Z</updated><title type='text'>Vues sur la mer (extrait)</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p align="right"&gt;Une douche, avant de retrouver les draps. Grelottante sur le carrelage froid, Jeanne cherche la bonne température. L'eau passe du brûlant au glacial. Ça les faisait rire quand ils prenaient des douches, avec Adrien. Il l'aspergeait et elle hurlait, se vengeait en se collant glacée contre son dos encore sec. Elle s'étonne que ces souvenirs lui paraissent si lointains, qu'ils glissent sur elle sans l'atteindre. Pourtant, sur le moment, elle pensait déjà construire les images qui peupleraient sa mémoire. Quand, parfois, elle se sentait à côté des choses, quand elle était là, collée contre le dos d'Adrien, ruisselante d'eau trop froide, ne croyant qu'à moitié à la réalité de ce moment, elle se disait, ça viendra plus tard. Toutes ces sensations qui se précipitent en moi si vite que je ne peux les saisir deviendront réelles, tangibles. Il me faut seulement du temps pour les assimiler, pour digérer. Mais ce temps n'est pas venu. Sur le moment, c'était trop, et maintenant, ce n'est plus rien. Je n'ai pas trouvé l'équilibre, se dit Jeanne. Et ce n'est pas le souvenir qui donne aux choses une consistance. &lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hélène Gaudy, Vues sur la mer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(les impressions nouvelles)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115728485834400164?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115728485834400164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115728485834400164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/09/vues-sur-la-mer-extrait.html' title='Vues sur la mer (extrait)'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115593302404121829</id><published>2006-08-31T08:29:00.000Z</published><updated>2006-09-03T12:06:13.640Z</updated><title type='text'>La tentation de l'après - Emily Tanimura</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/tanimura%20emily.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/tanimura%20emily.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La narratrice a quinze ans et va au collège. Avec son amie Lisa, elle est boudée par ses camarades, aussi toutes deux décident d'adopter un comportement hautain, provocateur, faisant fi des ragots et autres murmures sur leur désinvolture avec les hommes. La narratrice est pourtant encore vierge et innocente. En rencontrant cet homme de cinquante ans, avec son accent étranger, la jeune fille accepte de le suivre dans sa voiture et lui propose de se revoir. La relation va naître, les rapports vont s'amorcer à moyen terme. La jeune fille appréhende l'instant. Elle est plutôt dans "la tentation de l'après", histoire de reprendre le titre. Car il s'agit d'un premier roman écrit par une jeune suédoise installée à Paris depuis cinq ans. Elle a d'ailleurs écrit directement en français son histoire. C'est là son principal mérite, puisque le livre n'est pas foncièrement palpitant. Il se base sur la fausse naïveté d'une jeune fille qui a les traits et le caractère d'une Lolita, mais n'en est pas une. C'est un peu ennuyeux, bien écrit, mais sans réel intérêt. C'est très court, et c'est suffisant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gallimard&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115593302404121829?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115593302404121829'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115593302404121829'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/08/la-tentation-de-laprs-emily-tanimura.html' title='La tentation de l&apos;après - Emily Tanimura'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115686764190952461</id><published>2006-08-29T15:45:00.000Z</published><updated>2006-09-29T19:31:35.083Z</updated><title type='text'>683 !</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;683 nouveaux romans, vingt de plus que l'année dernière, mais halte aux grincheux, il y en a plein de bons !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Voici une sélection de mes lectures personnelles&lt;/span&gt; : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/08/17/rendez-vous-christine-angot.html"&gt;Angot Christine - Rendez vous&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/08/26/l-imprevisible-metin-arditi.html"&gt;Arditi Metin - L'imprévisible&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/08/23/une-si-douce-fureur-christian-authier.html"&gt;Authier Christian - Une si douce fureur&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/08/18/l-apocalypse-sans-peine-christine-avel.html"&gt;Avel Christine - L'apocalypse sans peine&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/09/11/marilyn-monroe-n-est-pas-morte-patrick-besson.html"&gt;Besson Jean Philippe - Marilyn Monroe n'est pas morte&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/08/17/passage-du-gue-jean-philippe-blondel.html"&gt;Blondel Jean Philippe - Passage du gué&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/09/14/loin-de-soi-anita-brookner.html"&gt;Brookner Anita - Loin de soi &lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/09/12/la-traversee-de-l-ete-truman-capote.html"&gt;Capote Truman - La traversée de l'été&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/09/23/valdingue-natalie-carter.html"&gt;Carter Natalie - Valdingue&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/08/23/la-promesse-sorj-chalandon.html"&gt;Chalandon Sorj - La promesse&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/09/15/celui-d-en-face-gabrielle-ciam.html"&gt;Ciam Gabrielle - Celui d'en face &lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/08/22/les-chambres-de-la-memoire-france-david.html"&gt;David France - Les chambres de la mémoire&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/08/24/mangez-moi-agnes-desarthe.html"&gt;Desarthe Agnès - Mangez moi&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/09/10/les-autres-alice-ferney.html"&gt;Ferney Alice - Les autres&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/08/24/le-theatre-des-reves-bernard-foglino.html"&gt;Foglino Bernard - Le théâtre des rêves&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/09/03/vues-sur-la-mer-helene-gaudy.html"&gt;Gaudy Hélène - Vues sur la mer&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/08/25/le-cri-laurent-graff.html"&gt;Graff Laurent - Le cri&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/09/13/ils-s-en-allaient-faire-des-enfants-ailleurs-marie-ange-guil.html"&gt;Guillaume Marie-Ange - Ils s'en allaient faire des enfants ailleurs&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/09/16/ce-que-je-sais-d-elle-beatrice-hammer.html"&gt;Hammer Béatrice - Ce que je sais d'elle &lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/09/01/lignes-de-faille-nancy-huston.html"&gt;Huston Nancy - Lignes de faille&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/08/17/que-la-paix-soit-avec-vous-serge-joncour.html"&gt;Joncour Serge - Que la paix soit avec vous&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/09/07/l-histoire-de-l-amour-nicole-krauss.html"&gt;Krauss Nicole - L'histoire de l'amour&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/08/07/louis-et-la-jeune-fille-cecile-ladjali.html"&gt;Ladjali Cécile - Louis et la jeune fille&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/09/29/volvo-trucks-erlend-loe.html"&gt;Loe Erlend - Volvo Trucks&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/09/19/rhesus-helena-marienske.html"&gt;Marienské Héléna - Rhésus&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/09/17/avec-ses-moustaches-thomas-paris.html"&gt;Paris Thomas - Avec ses moustaches&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/08/23/le-passage-a-niveau-philippe-routier.html"&gt;Routier Philippe - Le passage à niveau&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/09/09/symptomatique-danzy-senna.html"&gt;Senna Danzy - Symptomatique&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/09/25/la-maison-tudaure-caroline-sers.html"&gt;Sers Caroline - La maison Tudaure&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/09/21/bouchere-catherine-soullard.html"&gt;Soullard Catherine - Bouchère&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/09/04/pas-du-tout-mon-genre-isabelle-spaak.html"&gt;Spaak Isabelle - Pas du tout mon genre &lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/08/31/la-tentation-de-l-apres-emily-tanimura.html"&gt;Tanimura Emily - La tentation de l'après&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/08/23/puisque-rien-ne-dure-laurence-tardieu.html"&gt;Tardieu Laurence - Puisque rien ne dure&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/08/24/paris-l-apres-midi-philippe-vilain.html"&gt;Vilain Philippe - Paris l'après midi&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/08/24/crimes-horticoles-melanie-vincelette.html"&gt;Vincelette Mélanie - Crimes horticoles&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les dossiers du net :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/info/rentree-litteraire/2006/"&gt;La rentrée littéraire 2006 sur Evene&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://livres.fluctuat.net/blog/tag-rentree-litteraire.html"&gt;Mille Feuilles, le blog livres de Flu&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://buzz.litteraire.free.fr/dotclear/index.php?2006/08/26/345-la-rentree-litteraire-2006-sommaire"&gt;Buzz littéraire&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.culture-cafe.net/rentree_litteraire_2006/"&gt;Culture Café&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(à compléter...)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115686764190952461?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115686764190952461'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115686764190952461'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/08/683.html' title='683 !'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115676326814329423</id><published>2006-08-28T11:06:00.000Z</published><updated>2006-09-03T12:12:24.906Z</updated><title type='text'>Paris l'après-midi  -  Philippe Vilain</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/vilain%20philippe.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/vilain%20philippe.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Paris, l'après-midi : le narrateur croise une jeune femme blonde et élégante. Elle s'appelle Flore Jensen, elle est mariée, il est conquis. Une liaison commence, dans laquelle l'homme y plonge coeur ouvert. Il est fou amoureux, mais la belle se désiste, fuit, devient distante, puis le quitte, sans nouvelles. Fini le temps des roucoulades, il faut apprendre la séparation, le désarroi, le manque et la frustration. "Paris l'après-midi" est un roman personnel et intime dans lequel Philippe Vilain se dévoile sans pudeur. "L'écriture ne permet pas de revivre le passé, ni de retrouver ce que nous avons perdu, tout juste permet-elle de sauver par des mots quelque chose de sa vie, de voler à l'oubli qui menace des images"... C'est une histoire ordinaire, c'est la liaison de deux amants, le sentiment de pâmoison avant les premières fissures (doute, angoisse, partage, envie de meurtre, tromperie). Le roman est merveilleusement écrit, avec de belles réflexions sur l'auteur et ses implications amoureuses, "si l'amour n'est pas une fuite perpétuelle, un départ condamné d'avance à ne trouver que cette absence essentielle, suggérée par ce vers d'Eluard, "quand tu aimes, il faut partir", et qui a fait de ma vie sentimentale un vagabondage plus ou moins heureux, une errance solitaire". Philippe Vilain fait partie de ces écrivains qui alimente leur fiction par leurs expériences personnelles - que cela plaise ou non, c'est assez fringant sous la plume de ce dernier. "Aimer c'est toujours repartir de zéro, annuler son histoire." - La suite, au prochain épisode !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Grasset&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115676326814329423?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115676326814329423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115676326814329423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/08/paris-laprs-midi-philippe-vilain.html' title='Paris l&apos;après-midi  -  Philippe Vilain'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115658889241237409</id><published>2006-08-26T10:40:00.000Z</published><updated>2006-09-03T12:14:14.636Z</updated><title type='text'>L'imprévisible - Metin Arditi</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/arditi%20metin.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/arditi%20metin.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Guido Gianotti est un professeur de l'histoire de l'art à la retraite, aujourd'hui expert pour les salles de ventes il aide à évaluer les produits des clients. C'est ainsi qu'il rencontre Anne-Catherine Hughes, la quarantaine, belle femme bourgeoise, séparée de son mari, et qui décide donc de vendre un tableau pour fuir tout souvenir. Ce tableau est mystérieux, intriguant, et plonge Gianotti dans un état émotionnel hors du commun. D'abord, le fruit de son enquête va le conduire à des découvertes fructueuses, puis cette rencontre avec Anne-Catherine va renvoyer l'homme septuagénaire à se remettre en question sur sa sexualité dévastée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"L'imprévisible" est un portrait d'une triste réalité sur la beauté, la séduction et ses mystères. Il parle aussi de ce tableau qui en cache derrière ses couches. On part à Florence, on parcourt les correspondances du peintre Bronzino, on vogue doucement et gentiment sur des territoires élégants de l'art, et des romans autour d'un tableau, d'un mystère à percer, etc. Le procédé n'est plus nouveau, d'autres romans ont brodé sur le sujet. Celui de Metin Arditi fait partie désormais du lot, il est coquet, galant et conventionnel. Plaisant, rapide à lire, ce livre pourra tenter un amateur qui se passionne pour ce genre de littérature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Actes Sud&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115658889241237409?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115658889241237409'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115658889241237409'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/08/limprvisible-metin-arditi.html' title='L&apos;imprévisible - Metin Arditi'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115592860004450091</id><published>2006-08-25T07:15:00.000Z</published><updated>2006-09-03T12:17:46.750Z</updated><title type='text'>Le cri - Laurent Graff</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/graff%20laurent.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/graff%20laurent.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le narrateur est péagiste sur une autoroute qui est de moins en moins fréquentée par les automobilistes. Les gens fuient, un drame est survenu mais le narrateur n'en a ni connaissance ni franchement conscience. Autour de lui, gravite une faune étonnante : un gendarme, des auto-stoppeurs, une infirmière et un SDF avec ses deux chiens. Un vol a eu lieu, un cri a retenti, ils sont peu à y survivre. "Le cri" a été inspiré à Laurent Graff après le vol du tableau d'Edvard Munch qui porte le même nom. Il évoque une fin du monde, la fin d'un homme et papillonne d'allégresse dans un univers un tantinet fantasmagorique. C'est très rapide à lire, le personnage nous embarque aussitôt dans sa quête vers la véracité. Et la fin du roman apporte des solutions qui relève le niveau d'une histoire qui parfois empruntait des chemins alambiqués. Plaisant, au final !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le Dilettante&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115592860004450091?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115592860004450091'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115592860004450091'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/08/le-cri-laurent-graff.html' title='Le cri - Laurent Graff'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115592917678560522</id><published>2006-08-24T19:25:00.000Z</published><updated>2006-09-03T12:20:57.970Z</updated><title type='text'>Le théâtre des rêves - Bernard Foglino</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/foglino%20bernard.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/foglino%20bernard.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'histoire commence dans le Paris 9ème et va se terminer quelque part en Normandie, près de Sainte-Mère-Eglise. Elle se passe aussi depuis la rencontre avec un mage, un esprit africain et sera suivie d'un ancien commentateur sportif dans le lieu-dit sacré, le Théâtre des Rêves, un bistro d'aficionados de football, celui de l'âge d'or (tout ce qui s'est passé avant 1970). Baptiste Flamini, le narrateur, aide les collectionneurs à dénicher les perles rares. Il réunit les articles les plus saugrenus, mais une mission d'abord anodine va finalement le conduire à explorer des zones fort sombres, voir redoutables. Flamini devra fouiller plus loin qu'il ne le pensait. "Le théâtre des rêves" est le premier roman de Bernard Foglino et crée une bien agréable surprise : le ton général est enchanteur, il balance le lecteur dans des contrées fantaisistes. Le genre est à la fois policier, risque-tout et gouailleur. Le héros partage son quotidien entre un écrivain manchot et un travesti tordu. L'enquête est captivante, on y croise sur son chemin des personnages déconcertants; l'ensemble est tout bonnement jubilatoire. A tenter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Buchet Chastel&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115592917678560522?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115592917678560522'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115592917678560522'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/08/le-thtre-des-rves-bernard-foglino.html' title='Le théâtre des rêves - Bernard Foglino'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115626745551165143</id><published>2006-08-24T05:19:00.000Z</published><updated>2006-08-22T18:11:17.826Z</updated><title type='text'>Mangez-moi - Agnès Desarthe</title><content type='html'>&lt;a href="http://olivier.roller.free.fr/desartheagnes.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://olivier.roller.free.fr/desartheagnes.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Myriam n'a pas d'âge, mais accuse déjà une autre vie derrière elle. Une vie assez mystérieuse, un passé qu'elle préfère ne pas ressasser. Aujourd'hui, Myriam a décidé d'ouvrir un restaurant, Chez Moi, un joyeux bordel de couleurs, d'odeurs et de saveurs. Passés les débuts laborieux, Myriam va s'installer dans sa nouvelle vie, ne pouvant plus rejeter éternellement les fantômes de cogner à sa porter. Il faut faire face : fuir ou se délivrer, Myriam doit agir. Car cette femme assez fragile, marquée au vif par le sentiment brûlant de l'amour, vogue au rythme de son train-train réconfortant. Son chez-elle est un cocon douillet où on y rencontre des étudiantes en philosophie, un saint-bernard dégingandé mais indispensable, un fleuriste amoureux, des rêves hallucinatoires, une bibliothèque nomade, et des notes de musique... C'est aussi le joli monde d'Agnès Desarthe, véritable enchanteresse de la plume et conteuse merveilleuse, lectrice passionnée et qui rend hommage à ces références, comme Alice de Lewis Carroll. Le titre "Mangez-moi" y fait d'ailleurs référence : comme Alice, Myriam n'a jamais la taille qui convient, n'est jamais à la mesure de ce qu'elle entreprend. C'est le yo-yo infernal, le tournis renversant. Mais Myriam va apprendre, notamment la science curieuse de l'amour maternel. Puis de l'amour tout court. Au final, ce sixième roman d'A. Desarthe est tout bonnement enivrant, parfumé d'odeurs alléchantes, sensuel, envoûtant, féérique et chimérique. Ce livre vous ouvre l'appétit, offrez-le : succès garanti !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrait : &lt;em&gt;"Buvez-moi" disait l'inscription sur la fiole d'Alice. La fillette a bu et, comme un télescope qui se replie, s'est sentie rétrécir. "Mangez-moi" disait une autre inscription sur le gâteau, Alice a mangé et s'est étirée, comme un bouleau. Trop petite, ou trop grande, ma vie se disproportionne et je ne suis jamais à la mesure de ce que j'entreprends. Comme j'aimerais retrouver ma taille originelle, celle qui me permettrait de me glisser dans le gant du jour et de ne m'y sentir ni au large, ni à l'étroit. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'olivier, 24 août 2006.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(photo &lt;a href="http://olivier.roller.free.fr/"&gt;Olivier Roller&lt;/a&gt;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115626745551165143?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115626745551165143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115626745551165143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/08/mangez-moi-agns-desarthe.html' title='Mangez-moi - Agnès Desarthe'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115592926168997302</id><published>2006-08-23T07:26:00.000Z</published><updated>2006-08-23T13:50:02.606Z</updated><title type='text'>Le passage à niveau - Philippe Routier</title><content type='html'>Un soir, dans une 405 vert céladon, Manon est fauchée par un train au passage à niveau 515 dans la forêt de Retz. C'est Guillaume qui conduisait le train et il se sent responsable de cette mort. Mais incapable de se faire comprendre. Sa compagne Alice lui paraît à des années lumière. Le couple était déjà à bout de souffle, ce drame va précipiter la lassitude ambiante. "Le passage à niveau" est le premier roman de Philippe Routier qui travaille à la SNCF. Impossible d'en douter quand on lit les chapitres sur le milieu ferroviaire qu'il dépeint dans sa triste réalité (conditions de travail, réalité du terrain, restrictions drastiques...). Son personnage central, Guillaume, est un trentenaire largement désabusé, qui ne trouve même plus de confort dans sa vie personnelle, intime. Le roman parle de l'usure du couple avec amertume et fatalité. Toute l'histoire est basée sur ce sentiment de drame, de désenchantement et de coup du sort. C'est tout gris, au final. Profondément morose, à flanquer le moral dans les chaussettes. Et si l'on ressent aussi la tragédie, c'est en partie à cause de l'auteur : il a su présenter avec patience ses personnages. La mort des uns ne devient finalement plus un banal fait divers. Très triste !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Stock&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115592926168997302?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115592926168997302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115592926168997302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/08/le-passage-niveau-philippe-routier.html' title='Le passage à niveau - Philippe Routier'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115592865888956468</id><published>2006-08-23T07:16:00.000Z</published><updated>2006-09-03T12:25:40.990Z</updated><title type='text'>Une si douce fureur - Christian Authier</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/authier%20christian.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/authier%20christian.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La première rencontre entre le narrateur et Valentine s'est passée six ans auparavant. Les conditions n'étaient pas réunies pour découler à une relation plausible, et les retrouvailles assurent le jeune homme qu'il vient de tomber sur la perle rare, sur la femme de sa vie. Rencontre amoureuse, plénitude sentimentale, sauf que tout n'est jamais rose dans le meilleur des mondes... le narrateur l'apprend à ses dépens. Troisième roman de Christian Authier, "Une si douce fureur" a su m'emballer sur le champ et me convaincre de lire les livres précédents de l'auteur. Il sait raconter une histoire qui a une touche très personnelle et autobiographique.. qui sait ? Jamais niaiseux, ce roman parle d'une relation amoureuse actuelle, ordinaire, avec ses clics et ses claques. De très belles références accompagnent les pérégrinations du narrateur, et aboutissent sur une conclusion toute poétique : "J'ai perdu ma vie à t'oublier et à me souvenir de toi, à te fuir et à te poursuivre" (Octavio Paz). Hymne à l'amour, de bout en bout !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Stock&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115592865888956468?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115592865888956468'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115592865888956468'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/08/une-si-douce-fureur-christian-authier.html' title='Une si douce fureur - Christian Authier'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115592853268579197</id><published>2006-08-23T07:13:00.000Z</published><updated>2006-09-03T12:30:55.550Z</updated><title type='text'>Puisque rien ne dure - Laurence Tardieu</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/tardieu%20laurence.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/tardieu%20laurence.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un couple se retrouve après quinze ans de séparation, provoquée par la disparition de Clara. L'amour de Vincent et Geneviève était lié par leur enfant, mais en partant cette dernière a tout emporté... Le roman est un message pudique du drame causé par la perte d'un enfant, qui ravage tout. A chacun sa façon de surmonter cette épreuve, à sa manière Laurence Tardieu a su imposer un style simple, bouleversant et sans pathos, même si le sujet flirte bien souvent avec les cordes sensibles. Le thème de la maternité et de la perte de son enfant avait été abordé dans le deuxième roman de l'auteur, "le jugement de Léa". "Puisque rien ne dure" affronte plus franchement les zones d'ombre et de lumière, place le lecteur à la place des personnages. De prime abord sombre, mais jamais mélo, le roman se termine sur quelques notes de poésie fort appréciables. A parcourir, sans retenue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Stock&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115592853268579197?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115592853268579197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115592853268579197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/08/puisque-rien-ne-dure-laurence-tardieu.html' title='Puisque rien ne dure - Laurence Tardieu'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115592838349206423</id><published>2006-08-23T07:07:00.000Z</published><updated>2006-09-03T12:37:07.790Z</updated><title type='text'>Une promesse - Sorj Chalandon</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/chalandon%20sorj.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/chalandon%20sorj.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Une maison en Mayenne, apparemment vide, silencieuse et inhabitée, reçoit la visite de sept personnes qui à tour de rôle viennent pour ouvrir les volets, dresser la table, mettre des fleurs, remonter l'horloge, lire de la poésie à haute voix, etc. Cette maison est celle de Fauvette et Etienne. Ce sont les deux âmes sombres du lieu, maintenues présentes par la lampe et les visites. Les mois passant, la promesse faite par les sept amis commence à peser. Le mystère doit s'éclaircir et la parole donnée doit être revue, analysée, corrigée... oubliée ? Pour faire le point, chacun y va donc de sa petite histoire, qui seule suffira à maintenir en vie le souffle de la vie. Tel est donc le propos de ce deuxième roman de Sorj Chalandon, auteur du "Petit Bonzi". C'est une histoire à la fois émouvante et attendrissante, qui met en lumière les rapports d'amitié et les liens sacrés qu'ont su créer le couple de Fauvette et Etienne avec leurs proches. Les rites qu'accomplissent religieusement les uns et les autres répondent à une exigence secrète, un pacte obscur pour retarder le deuil. D'un côté, on pense à des personnages spectraux, d'un autre on lit l'hymne d'une prodigieuse amitié et d'un amour éternel. Ce roman est un mélange bouleversant entre le beau, le sacré mais aussi la maladresse. Il y a, à certains égards, quelques moments d'étrangeté qui pénalisent le lecteur à être pleinement touché. "Une promesse" est un joli roman, joli mais pas stupéfiant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Grasset&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115592838349206423?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115592838349206423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115592838349206423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/08/une-promesse-sorj-chalandon.html' title='Une promesse - Sorj Chalandon'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115592871464598131</id><published>2006-08-22T07:18:00.000Z</published><updated>2006-09-03T12:40:12.186Z</updated><title type='text'>Les chambres de la mémoire - France David</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/france%20david.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/france%20david.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est un roman noir qui s'inspire du "Faucon maltais" de Dashiell Hammett et qui reprend les personnages principaux : le flic Sam Spade, la blonde Brigid O'Shaughnessy, Miles Archer l'assistant de Sam et Effie Perine la secrétaire. C'est une affaire qui se passe à Paris, aujourd'hui : Brigid est emprisonnée pour le meurtre d'Archer. Les journaux des uns et des autres vont tenter de revoir l'affaire et d'élucider un crime sans coupable... Le plus intéressant dans ce roman a été l'alignement à une autre oeuvre (celle de Hammett) mais également à d'autres grands noms de romans noirs et films policiers, plus une plongée dans le travail de Francis Bacon. Son ambiance sombre rappelle un style polar années 50, avec le flic désabusé, le feutre sur la tête et le vieil imper sur le dos; cigarettes, whisky et petites pépés sont remisés. Par contre, ne connaissant pas l'oeuvre de référence, je me suis sentie flouée, manquant de repères pour apprécier "les chambres de la mémoire" complètement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Seuil&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115592871464598131?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115592871464598131'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115592871464598131'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/08/les-chambres-de-la-mmoire-france-david.html' title='Les chambres de la mémoire - France David'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115592899641639330</id><published>2006-08-18T19:18:00.000Z</published><updated>2006-09-03T17:11:07.266Z</updated><title type='text'>L'apocalypse sans peine - Christine Avel</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/avel%20christine.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/avel%20christine.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Christine Avel avait déjà publié un premier roman, "Double foyer", et signe avec "L'apocalypse sans peine" son premier recueil de nouvelles. Le livre se compose de 12 textes qui peuvent déconcerter à la première lecture (je pense aux premières). Puis vient l'histoire de "Et pour ta mère, c'est non" qui réhausse d'un seul coup l'intérêt : un couple est tenu prisonnier dans sa voiture par une bande de babouins dans un parc animalier. C'est très drôle et assez grave, la tournure penche vers le glauque et le grincement de dents. C'est d'ailleurs le sentiment général, un semblant de dérision, de fatalité, puis un lâchement de réserve. Le texte qui donne son nom au recueil est également fort intriguant, il parle d'un homme qui découvre que le soleil va mourir dans quatre milliards d'années et décide d'agir au plus vite avant la fin des Temps. A noter aussi : "L'odeur" qui pousse un couple à se séparer à cause d'un remugle entêtant dans l'appartement. Bref, un joli petit condensé de phobies, de terreurs, d'obsessions, de menus cataclysmes et de sabordages à échelle humaine. Pas mal intéressant à lire, ou à découvrir si l'auteur n'est pas encore connue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le Dilettante&lt;/strong&gt; - Paru le 18 août 2006.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115592899641639330?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115592899641639330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115592899641639330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/08/lapocalypse-sans-peine-christine-avel.html' title='L&apos;apocalypse sans peine - Christine Avel'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115576308491543434</id><published>2006-08-16T21:05:00.000Z</published><updated>2006-09-03T17:17:13.000Z</updated><title type='text'>Passage du gué - Jean Philippe Blondel</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/blondel%20jean%20philippe.2.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/blondel%20jean%20philippe.2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Un jeudi d'octobre 1986, Myriam rencontrait Fred sur un air de Martha Davis. Instant de grâce : le jeune homme est sous le charme. Or, Myriam partage sa vie avec Thomas, jeune cadre dynamique. La vie passe... Fred, Myriam et Thomas deviennent un couple à trois, indissociables. Ils s'aiment à leur façon, un peu à la Jules et Jim, mais ils ont une histoire à eux, beaucoup plus nuancée pour être contenue dans une case. Impossible à juger. Simplement, ces trois-là sont des statues de cire qui ne se parlent pas ouvertement. Ils s'observent, ont des fantasmes, des attirances, des envies, des manques, des frustrations, et dans le fond ils se loupent. Mais ce n'est pas grave.&lt;br /&gt;Car ce tout nouveau roman de JP Blondel est vraiment tout nouveau, complètement différent de son style habituel et de son créneau "petite madeleine de Proust" (raconter sa vie sur le souvenir d'un objet ou d'une chanson). "Passage du gué" est un roman beaucoup plus impudique, tout en demeurant sur sa réserve. Il aborde un sujet plus délicat, plus subtil. C'est une démarche osée pour l'auteur, il pénètre un territoire épineux qui concerne les relations entre homme ou femme, il aborde le désir, l'attente, la convoitise. Il se met dans la peau d'une femme et exprime le vide dans son ventre. Il met en lumière l'ambivalence des amitiés masculines. Il devient aussi le lien de transition, celui qui passe le témoin, chasse la souffrance, pousse les souvenirs vers leur sortie. Chez Blondel, on parle alors de la "mémoire des corps", c'est une notion raffinée qui concerne une relation intuitive et instinctive, maniée très intelligemment.&lt;br /&gt;Ce roman a tout pour charmer, troubler, émouvoir et bouleverser. Il vise des contrées secrètes. Il place le lecteur en état de grâce. A aucun moment, on ne peut deviner ce qui va arriver (et on ne doit pas le dire). Et ces trois personnages, Fred, Myriam et Thomas, on les prend dans nos bras, on les aime, on leur souhaite qu'ils s'aiment à fond, qu'ils s'en sortent. Leur histoire n'est pas finie et tout lecteur gardera une place dans son corps en souvenir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Paru chez&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;Robert Laffont&lt;/strong&gt;&lt;em&gt; depuis le 17 août 2006&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115576308491543434?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115576308491543434'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115576308491543434'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/08/passage-du-gu-jean-philippe-blondel.html' title='Passage du gué - Jean Philippe Blondel'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115575848976160605</id><published>2006-08-16T19:58:00.000Z</published><updated>2006-08-16T20:01:29.770Z</updated><title type='text'>Les liens défaits - Christian Authier</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.lelitteraire.com/IMG/authierchristian_liensdefai.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://www.lelitteraire.com/IMG/authierchristian_liensdefai.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"Les liens défaits" est le deuxième roman de Christian Authier, qui semble étrangement être une continuation à "Enterrement de vie de garçon" et appelle le suivant ("une si douce fureur"). Dans ce livre, le narrateur évoque son ami Christophe qui a lâché prise, un jour. L'écriture de ce livre permet donc de recomposer les éléments de cette débâcle, pourquoi cet homme séduisant, charmeur et ivre de l'existence a subitement perdu pied dans son quotidien. L'auteur y consigne donc quelques détails depuis la rencontre avec Christophe, leur folle jeunesse, l'appétit d'un monde meilleur, vainqueur, pas bourgeois, bref des valeurs fantaisistes et utopistes. C'est donc une radiographie d'une époque, celle des années 80 à nos jours. C'est le dépôt de bilan. Au fur et à mesure que la société change, bouge et évolue, Christophe et son ami ont également manqué de repères. Toutefois, chez le premier les signes se sont manifestés ouvertement : pessimisme profond, dégoût du travail, rupture conjugale, envie de rien, de plus rien du tout ! &lt;em&gt;"Nous étions des déplacés, des exilés de l'intérieur. Nos papiers d'identité certifiaient une existence qui se dissolvait chaque jour un peu plus dans un bain d'acide. Beaucoup connaissaient ce sentiment d'être un étranger dans son propre pays. Combien éprouvaient cette sensation de perte et d'effacement comme Christophe ? Mon ami était-il l'avant-garde d'un mouvement plus vaste bien qu'invisible ou bien un garçon d'autrefois, un archaïsme absurde ? Un précurseur ou l'un de ces derniers dinosaures promis à la disparition ?". &lt;/em&gt;Livre plutôt amer et diffus, moins séduisant que les autres livres du même auteur, mais que je conseille cependant si l'on apprécie tout particulièrement Christian Authier : sa plume est incisive, élégante et ses histoires parlent directement au lecteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Stock, 158 pages&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115575848976160605?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115575848976160605'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115575848976160605'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/08/les-liens-dfaits-christian-authier.html' title='Les liens défaits - Christian Authier'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115567013604988696</id><published>2006-08-15T19:23:00.000Z</published><updated>2006-08-15T19:28:56.910Z</updated><title type='text'>Enterrement de vie de garçon - Christian Authier</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle/Stock/2004/9782234057067-G.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle/Stock/2004/9782234057067-G.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit donc du premier roman de Christian Authier dans lequel il évoque Eric, un camarade rencontré au lycée à Toulouse, et avec lequel une forte amitié s'est créée, jusqu'au décès de ce dernier. "Enterrement de vie de garçon" est ainsi la longue narration d'une époque, d'une connivence extraordinaire entre deux types partageant la même passion pour le cinéma, par exemple. C'est un roman, et pourtant cela sonne comme un hommage et une dédicace sur 120 pages à un être cher mais disparu. Christian Authier est né en 1969, il appartient à une génération qui me semble assez proche. Les références, les clichés, les clins d'oeil sont autant présents pour rappeler tout ce bon temps. Et puis, comme pour ne pas oublier, il y a Eric, l'ami précieux, sacré, longtemps atteint d'une grave maladie. C'est, au final, une histoire racontée avec pudeur mais humour, avec dévotion mais discrétion, avec nostalgie mais vibrante d'amour et d'espoir. &lt;em&gt;"Je rêve d'un coeur sec et mûr, simple et fier. Comme un fruit que l'on aimerait mordre. Le mien est une éponge gorgée d'eau grise. Ses battements étouffés donnent un rythme que je n'ai plus guère envie d'accompagner. C'est la nuit et je crois que tout va bien. Oui, je crois que tout va bien."&lt;/em&gt; - Pour le lecteur aussi, merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Stock&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115567013604988696?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115567013604988696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115567013604988696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/08/enterrement-de-vie-de-garon-christian.html' title='Enterrement de vie de garçon - Christian Authier'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115546226083470609</id><published>2006-08-13T09:42:00.000Z</published><updated>2006-08-13T09:44:20.843Z</updated><title type='text'>L'été à Dresde - Philippe Vilain</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/??t??"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/%3F%3Ft%3F%3F%20%3F%3F%20dresde.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"Pourquoi faut-il que, de livre en livre, je m'acharne à raconter ma vie, pourquoi je répugne autant à transposer mes histoires en de véritables romans ? Sans doute parce que la fiction - que j'apprécie pourtant chez les autres - me paraît artificielle lorsqu'elle touche à ma propre histoire, sans doute aussi parce que la mémoire, en transformant à mon insu des paroles et des souvenirs, en déplaçant certains lieux et certaines dates, fictionne à ma place l'histoire de ma vie. Je fais donc du roman malgré moi, sans renoncer à employer la première personne comme si je devais toujours m'assurer que les événements ont réellement eu lieu et vérifier qu'ils ne sont pas arrivés à un autre." Philippe Vilain résume en quelques phrases le leitmotiv de "L'été à Dresde" : dans son roman, il y raconte donc sa rencontre avec Elisa, une jeune fille de vingt ans arrivée de Dresde, qui aspire à devenir modèle. Elle est jeune, jolie. Lui a trente ans et tombe fou amoureux. Pour la première fois, il veut se marier. C'est finalement une histoire toute simple d'un couple qui s'aime, avec transparence sur la nature des sentiments, les doutes et questionnements que le trentenaire continue de se poser. Il y a une lente descente vers l'amertume, la déception et l'annonce du manque et de la frustration. C'est une étrange résonnance mélancolique et nostalgique, d'un ton éploré par moments. Mais cela se lit d'une traite et l'élégance du style est enivrante. "D'une certaine façon, écrire, c'est peut-être rester dans l'inconsolation."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Collection L'infini, chez Gallimard, 124 pages.&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115546226083470609?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115546226083470609'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115546226083470609'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/08/lt-dresde-philippe-vilain.html' title='L&apos;été à Dresde - Philippe Vilain'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115498309547452368</id><published>2006-08-07T20:29:00.000Z</published><updated>2006-08-13T08:53:46.106Z</updated><title type='text'>(sans titre)</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.duber.net/images/berberian/illustrations/Libe%20Livres.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://www.duber.net/images/berberian/illustrations/Libe%20Livres.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;" Ceux qui vivent dans les livres, par et pour les livres forment une race curieuse. Pourquoi se retrancher de la réalité et des vivants pour engloutir des centaines de milliers de pages écrites le plus souvent par des morts ou des inconnus que nous ne rencontrerons jamais ? A quoi bon refuser la &lt;em&gt;"vraie vie", &lt;/em&gt;au profit d'histoires imaginées ou réinventées ? Pourquoi, parmi ces lecteurs frénétiques, certains jugent-ils bon parfois d'ajouter quelques pages aux bibliothèques déjà existantes ?&lt;br /&gt;Tout simplement parce que nos existences et nos sentiments ne sont finalement justifiés que lorsqu'ils reçoivent l'onction de la fiction ou de la création littéraire. Les livres qui nous accompagnent sont des preuves précieuses. Ils nous confortent dans nos erreurs, nos doutes, nos croyances, nos colères, toute cette somme de mollesses et de crispations qui fait de nous des inadaptés. Ce sont les papiers d'identité de clandestins qui trouvent dans la compagnie des ombres que nous permettent les écrivains une franc-maçonnerie informelle. La littérature ne possède aucune valeur thérapeutique. Un temps, elle peut nous anesthésier, elle ne nous guérira pas de nos plaies et blessures. Ce n'est pas son rôle. Nous traînons avec des livres dans les poches et des phrases dans la tête. Pas dupes de cette fragile mais précieuse carapace, nous nous ébrouons dans une dimension parallèle, entre les vivants et les morts, entre notre réalité recomposée et celle, sèche et étroite, des autres humains.&lt;br /&gt;C'est cet &lt;em&gt;"état d'esprit"&lt;/em&gt; qui fait de nous des êtres à part, des réfractaires, des marginaux. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;\\ Une si douce fureur - Christian Authier \\&lt;/em&gt; (à paraître chez Stock)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115498309547452368?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115498309547452368'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115498309547452368'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/08/sans-titre.html' title='(sans titre)'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115376991200687294</id><published>2006-07-24T19:37:00.000Z</published><updated>2006-08-13T09:05:07.896Z</updated><title type='text'>Celui qui court derrière l'oiseau - Marie Nimier</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/celui%20qui.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/celui%20qui.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un an auparavant, le narrateur Mikis rencontre la belle et peu farouche Magdalena, serveuse dans le bar de sa petite ville. C'est l'amour fou qui va conduire le jeune homme à partir aux trousses de la jeune femme, échappée pour un périple dans un pays étranger, et qui disparaît sans donner de nouvelles. L'aventure commence dans un avion, Mikis rencontre Valérie Toss et est sur le point de mourir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très grosse déception concernant ce roman, qui commence dans la joie et l'allégresse, puis s'étale de tout son long comme un coureur long-distance devant la ligne d'arrivée. Ce n'est pas la première fois que je suis déçue par un roman de Marie Nimier qui perd la pêche au fur et à mesure qu'on lit un de ses romans (cf. L'hypnotisme à la portée de tous). Dans "Celui qui court derrière l'oiseau" c'est le même problème : au début cela ressemble à un roman d'amour, puis cela devient un roman d'aventures et d'intrigue policière, puis cela finit en n'importe quoi. Dommage, quoi. Toutefois, je conseille de lire ces autres livres de l'auteur : "La reine du silence", "Sirène" et "Anatomie d'un choeur" (bien meilleurs!!!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Folio, 294 pages&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115376991200687294?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115376991200687294'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115376991200687294'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/celui-qui-court-derrire-loiseau-marie.html' title='Celui qui court derrière l&apos;oiseau - Marie Nimier'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115368787206453349</id><published>2006-07-23T20:49:00.000Z</published><updated>2006-08-13T08:59:14.613Z</updated><title type='text'>L'affaire Lolita - Penelope Fitzgerald</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/affaire%20lolita.0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/affaire%20lolita.0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le titre original de l'ouvrage est en fait "the bookshop", ce qui explique d'autant mieux le contenu de ce livre, contrairement à la traduction française, qui implique une idée fallacieuse : "l'affaire Lolita", en référence au sulfureux roman de Nabokov... En vrai, il n'en est strictement jamais question, et c'est bien décevant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En deux mots, c'est donc l'aventure fort périlleuse d'une jeune veuve, Florence Green, qui souhaite ouvrir dans sa petite ville de Hardborough dans l'East Anglia une librairie. Le local qu'elle a choisi semble soudainement éveiller des convoitises pour créer un projet de centre d'accueil pour activités artistiques... Bref, Florence va se frotter aux notables de sa ville, aux coups bas, aux vices et également à un esprit frappeur qui hante son local, "le cogneur".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire n'est franchement pas à la hauteur des espérances, c'est assez plat. Le scandale promis par l'arrivée du roman "Lolita" n'est qu'un grain de sable, pas de spotlights sur son contenu, les émois qu'il pourrait plus ou moins légitimement soulever, en fait ce livre n'est qu'évoqué et pas du tout abordé ! J'ai été très, très déçue. C'est un livre qui se lit très vite, il a été écrit dans les années 70 et l'histoire se passe en 1959. C'est un tantinet passé et guindé, mais nullement démodé. Mais ce n'est franchement pas le coup de coeur auquel je m'attendais, et promis dans les pages Livres des magazines. Lecture détente, c'est tout. Ne vous attendez pas au chavirement !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Quai voltaire, 174 pages&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115368787206453349?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115368787206453349'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115368787206453349'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/laffaire-lolita-penelope-fitzgerald.html' title='L&apos;affaire Lolita - Penelope Fitzgerald'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115350830076487584</id><published>2006-07-21T18:56:00.000Z</published><updated>2006-08-13T09:07:42.016Z</updated><title type='text'>Les oiseaux du ciel - Alice Thomas Ellis</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/oiseaux.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/oiseaux.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mrs Marsh a bien la ferme intention de passer des fêtes de Noël conventionnelles, chaleureuses et chichement guindées, bref le topo ordinaire ! Mais cette année s'annonce mal, d'abord car depuis quelques mois Mary est revenue à la maison, depuis la mort de son fils Robin. Mary est sombre, mélancolique, elle passe ses journées devant la fenêtre à regarder les oiseaux et la neige qui tombe. Mrs Marsh compte sur son autre fille, Barbara, pour dérider cette sombre atmosphère. Second hic : Barbara débarque avec sa petite famille, son mari universitaire Sebastian, et ses deux adolescents, Sam et Kate, dans un esprit complètement feu-follet. Barbara ne dit rien, mais elle soupçonne son mari d'avoir une liaison avec "La Givre" ! La jeune femme est désemparée, garde son secret, sans savoir que son fils est au courant de l'affaire, et arrive chez sa mère en espérant conquérir Hunter, l'éditeur de Sebastian, et également l'ami de Mary.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Il n'y a pas que la mort pour faire souffrir les gens"... songe un personnage, au cours de l'histoire. Car ces fêtes de famille vont partir dans tous les sens, empêtrés dans des sentiments de convenance et d'apparence qui ne peuvent être contenus plus longtemps. Les failles secrètes apparaissent, les digues lâchent. Mrs Marsh en tant que capitaine du navire se soucie de l'opinion des voisins, "avec formalisme, mais elle n'a plus la force de s'en émouvoir" ! On le devine à ces quelques passages, le portrait de cette famille épinglée par Alice Thomas Ellis est lapidaire, tendrement ironique et décape la bienséance (qui concerne aussi le milieu très prout-prout de la petite communauté universitaire, en passant). Un spectateur venu des Etats-Unis pose un regard déjanté sur "cette tribu de singes" mais "étant américain, il aime que tous les événements et les situations se résolvent dans la douceur et la réconciliation". L'évolution du roman sous-entend que ce ne sera pas évidemment possible. Plus la soirée passe, plus les catastrophes vont pointer et s'écrouler comme un rodéo de dominos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, en décor de théâtre, il y a le drame intime et ravageur de Mary qui a perdu son enfant : on ne sait pas comment, on ignore pourquoi, on doit deviner beaucoup des détails, et pourtant il y a ce choc et l'émotion. Mary est un personnage d'une grande perplexité mais d'une beauté froide et un peu morbide. On ne ressent aucune larme aux yeux en lisant "Les oiseaux du ciel", plutôt on éprouve un plaisir sadique face à cet humour dévastateur, déjà apprécié et remarqué dans la trilogie du jardin d'Hiver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L'olivier ou Points, 174 pages&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115350830076487584?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115350830076487584'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115350830076487584'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/les-oiseaux-du-ciel-alice-thomas-ellis.html' title='Les oiseaux du ciel - Alice Thomas Ellis'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115342672239634327</id><published>2006-07-20T20:17:00.000Z</published><updated>2006-08-13T09:10:10.126Z</updated><title type='text'>Un heureux évènement - Eliette Abécassis</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/heureux.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/heureux.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ma première impression concernant cette histoire a été que j'ai trouvé la narratrice fort excessive ! Depuis le départ, quand elle souligne combien elle était jeune, belle, intelligente et indépendante, puis comment la maternité l'a transformée en un corps défraîchi, une femme aliénée, désespérée, une mère au foyer !!! Il y a une tendance prépondérante à mettre en balance l'avant et l'après, ce que la grossesse dans sa vie de femme a chamboulé, comme si elle lui tombait tel un cheveu dans la soupe. C'était parfois trop ! L'auteur a réuni chez sa narratrice tous les pendants cauchemardesques d'une femme enceinte, même lors de l'accouchement, et n'en parlons pas après !... Jusqu'à la vie de couple de cette Barbara qui est complètement renversée, autant dire que c'est un vrai calvaire du début à la fin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DONC je tiens à rassurer les futures mamans qu'il y a, certes, du vrai dans cette histoire, mais qu'elle est également poussée à l'extravagance et à la caricature. Quand je regarde ma propre expérience, en la comparant à celle d'Un Heureux Evènenement, bien entendu je souris, je me retrouve ci et là, je me dis la pauvre, décidément elle a tout collectionné, mais aussi ... euh là, c'est un peu poussé le bouchon un peu trop loin. Enfin bref, je conseille de lire ce livre comme un divertissement et un regard très cocasse sur la maternité. C'est très léger à lire, finalement. Mais connaissant Eliette Abécassis, bien évidemment, l'auteur a une fichue tendance à tout intellectualiser, à trop analyser et à se regarder (un peu, trop) le nombril. Aussi, relax ! être mère c'est galère mais quel boulet formidable un enfant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Albin michel, 222 pages&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115342672239634327?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115342672239634327'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115342672239634327'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/un-heureux-vnement-eliette-abcassis.html' title='Un heureux évènement - Eliette Abécassis'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115339165924027107</id><published>2006-07-20T10:31:00.000Z</published><updated>2006-08-13T09:02:28.980Z</updated><title type='text'>Equinoxe - Arnauld Pontier</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/1600/equinoxe.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3426/2328/320/equinoxe.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la rage au ventre qui vous prend en lisant ce roman d'Arnauld Pontier, la même que celle qui fait rugir la jeune narratrice, Carine, clouée dans un fauteuil, à demi paralysée, les jambes mortes, le corps complètement mis en échec depuis l'accident qui a coûté la vie à son père. Elle vit désormais seule avec sa mère, leur dialogue de sourds nourrit ce texte du début à la fin. Carine ne peut pas parler, juste griffonner sur une ardoise, mais elle a cette haine dévorante vis-à-vis de sa génitrice. Celle-ci tente de se rassurer, d'accomplir ses gestes de bonne maman infirmière, mais la honte est plus forte, la culpabilité aussi.&lt;br /&gt;La relation entre les deux est prédominante. C'est une relation d'amour et de haine, on ignore exactement ce que ressent la mère mais on devine son abattement. La jeune Carine laisse échapper des traces, des indices. Mais on ne sait qui plaindre dans l'affaire : Carine a cette violence particulière et compréhensible d'en vouloir à la terre entière d'être figée sur son fauteuil. Et puis la jeune fille crève et rêve d'amour, de rencontrer un homme, d'avoir sa dose de sexe, de revivre à nouveau par les yeux d'un autre...&lt;br /&gt;C'est très fort. Le texte nous embarque dès les premières lignes, cela se lit très vite. La boule est au ventre. On tient la main de Carine, on reçoit ses griffes, ses crachats. On comprend qu'elle refuse la pitié. Et les passages sur la disparition de son père sont bouleversants; on conçoit qu'elle s'en veut de verser des larmes, qu'elle se venge sur sa mère et qu'elle ne lui pardonne pas de ses méprises. C'est un roman qui n'est pas larmoyant, tout au contraire ! Il met en lumière le combat douloureux, l'ambivalence du handicap et l'auteur a ce double talent étourdissant : il s'est glissé dans la peau d'une jeune fille, paralysée qui plus est ! J'ai vraiment reçu ce roman comme un coup de poing en plein coeur, coup de boule dans le ventre ! Lisez-le ! ! !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Actes sud, 120 pages&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115339165924027107?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115339165924027107'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115339165924027107'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/equinoxe-arnauld-pontier.html' title='Equinoxe - Arnauld Pontier'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115246699228112553</id><published>2006-07-13T17:42:00.000Z</published><updated>2006-08-22T17:30:54.563Z</updated><title type='text'>Lady Oscar</title><content type='html'>Pour tous les accros de cette série qui a bercé mon enfance, il faut se procurer les deux coffrets de Lady Oscar. Plus qu'un dessin animé, c'est une fresque enlevée et rythmée d'un pan de l'Histoire de France : le règne de Louis XVI, l'étourdissante Marie-Antoinette et la révolution de 1789. Car il est bon de souligner combien le souci du détail historique a été respecté, traitant des moments clefs du règne de Louis XVI et de Marie-Antoinette avec objectivité et simplicité. L'affaire du collier, notamment, fait figure d'un épisode remarquable, sans s'enfoncer dans l'invraisemblable ou la naïveté. Plus destiné à un public averti, presque, car on suit les aventures d'Oscar François de Jarjaye avec émotion et vibration. Née femme mais parée d'une destinée d'homme par la volonté de son père, Oscar fera ses premiers pas dans la garde royale, aux côtés d'une reine toute jeune et insouciante, qui rencontre l'amour en la personne de Fersen. Un beau triangle amoureux se dessine dans la première partie, suivi des déchirements des sentiments : Oscar tiraillée entre sa condition filiale et ses troubles émotionnels, Marie-Antoinette fantasque, Fersen beau, droit et juste, et dans l'ombre, fidèle à son amie d'enfance, André, sûr, fidèle et loyal. Car la partie 2 de Lady Oscar nous plonge vers le destin implacable de tous ces protagonistes. C'est donc une série poignante, sensible, parfois drôle et touchante, romanesque et historiquement vraisemblable. Un bon bain de jouvence, un doux retour vers l'enfance. Procurez-vous les deux coffrets de Lady Oscar, c'est incontournable ! Je déplore, toutefois, le générique japonais au lieu de la mémorable chanson de Marie Dauphin... Lady, Lady Oscar.. elle est habillée comme un garçon.. tralala.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115246699228112553?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115246699228112553'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115246699228112553'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/lady-oscar.html' title='Lady Oscar'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115279097147934588</id><published>2006-07-13T11:42:00.000Z</published><updated>2006-07-13T11:42:51.480Z</updated><title type='text'>Blue Bay Palace - Nathacha Appanah Mouriquand</title><content type='html'>L'action de "Blue Bay Palace" se passe dans "un pays né du crachat brûlant d'un volcan et dont le profil a été dessiné par les tempêtes et le soleil cardinal", un endroit qui n'est pas nommé, où règne une civilisation indienne, divisée par les castes, celles des riches et des pauvres, celles des touristes et des "indigènes". Blue Bay, c'est là où habite Maya, une jeune beauté de dix-neuf ans, qui appartient à la partie presque miséreuse du pays. Mais Maya travaille au Palace pour touristes fortunés, elle est hôtesse d'accueil et surtout, elle est amoureuse de Dave, patron d'un des restaurants du Blue Bay Palace. Elle n'a que seize ans lorsqu'elle le rencontre pour la première fois, qu'elle cligne des yeux en le voyant, éblouie par le soleil et par la beauté du jeune homme. Tous deux vont s'aimer pendant deux ans, en secret. Car Dave doit épouser une autre fille, une jolie héritière de la même caste du garçon. Mais c'est un entrefilet dans le journal local qui annonce à Maya l'horrible nouvelle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire de Maya tombe dans le chaos : poignardée au plus profond d'elle-même, blessée et malheureuse, elle ne va pas remonter à la surface. Les eaux de la jalousie et de la rancune vont l'engloutir et c'est cette "autre" qui sera sa cible. Elle qui lui a tout pris : son amour, une grande et belle maison toute blanche suréquipée, avec voiture, chauffeur, jardinier, etc. Bien entendu son amant aussi va payer, car finalement ce n'était pas cette "solaire créature" qu'elle croyait avoir rencontrée. Maya souhaitait quitter son pays, partir en Angleterre, devenir fonctionnaire et travailler dans un bureau climatisé, bref échapper à cette existence, "fuir ces murs, ce village, ce pays où les horizons se resserrent, cette mer-prison, ces chemins tortueux, ce manque d'air, cette absence d'espace". Rejoindre une contrée où "il ne faut pas se marier selon les règles" et où "on peut aimer qui on veut"... La fatalité va agripper la jeune fille car "contre le malheur qui pousse et repousse encore au même endroit, il n'y a que le poison qui est efficace. Il faut l'éliminer à la racine".&lt;br /&gt;En bref, c'est beau, très bien écrit, poétique et tragique, d'une violence passionnelle et irrémédiable. Absolument irrésistible, "Blue Bay Palace" est un magnifique voyage sur une terre inconnue, dictée par des codes qui brisent des coeurs, des familles et des rêves. J'ai adoré !!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Continents noirs des éditions Gallimard, 96 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115279097147934588?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115279097147934588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115279097147934588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/blue-bay-palace-nathacha-appanah.html' title='Blue Bay Palace - Nathacha Appanah Mouriquand'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115279043425609474</id><published>2006-07-13T11:33:00.000Z</published><updated>2006-07-13T11:33:54.256Z</updated><title type='text'>Perturbations - Gisèle Fournier</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Perturbations - Gisèle Fournier&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Une étrangère, Louise R., est installée depuis l'hiver dans une maison aux larges du village, dans un coin retiré, où rares sont ceux qui s'y aventurent par hasard. Un jour, Louise R. est portée disparue. Et aussitôt toutes les spéculations les plus folles courent à son sujet. Dans un fouillis narratif, plusieurs personnages interviennent : Matthieu, épieur obsessionnel, son épouse Constance, jalouse, silencieuse et malheureuse, forcément, mais aussi le facteur, le cafetier, le propriétaire de la maison, etc. Tous s'y mettent, tous commentent à leur tour, car tous ont épié, suspecté, mitonné leurs petites versions personnelles mais personne ne dit rien. Et donc l'ambiance au village devient lourde, intense et vicieuse.&lt;br /&gt;J'ai une nouvelle fois beaucoup apprécié lire ce roman de Gisèle Fournier, après avoir déjà lu "Non-dits", son premier livre. L'auteur a beaucoup de talent à préserver les secrets, faire planer les doutes et traduire les tourments de chacun en quelques pages. Ce condensé de rumeurs illustre ces sales atmosphères de villages reculés aux mentalités étriquées. Suite à un banal fait divers, les esprits s'échauffent et "Perturbations" en raconte tous les rouages sournoisement et efficacement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercure de France, 114 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115279043425609474?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115279043425609474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115279043425609474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/perturbations-gisle-fournier.html' title='Perturbations - Gisèle Fournier'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115279036112894259</id><published>2006-07-13T11:31:00.000Z</published><updated>2006-07-13T11:32:41.130Z</updated><title type='text'>Mo - Marie Hélène Lafon</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Mo - Marie Hélène Lafon&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Mo est un fils à maman, du moins il vit auprès de sa mère, désormais veuve, il a trente-trois ans, célibataire, il s'occupe de tout dans le petit appartement. Même aux yeux de sa mère, c'est presque une honte de voir un homme s'occuper des tâches ménagères comme il fait ! Pourtant, Mo s'applique, il aime récurer, ranger, soigner les pieds de la mère, laquelle souffre et se plaint tout le temps. Elle a perdu un fils aîné, Mohammed, et a souhaité nommer le dernier né de la même façon, pour pallier le manque, mais selon ses dires, Mo n'est pas à la hauteur. C'est un homme solitaire, taciturne ou renfrogné. Il travaille au centre où il rencontre Maria, vendeuse à la ronde des pains. Fasciné par la jeune femme, il l'épie, la guette, s'émerveille et rêve à de belles histoires. Mais en réalité, les jours sont pluvieux, les gens se querellent et la famille est oppressante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un peu le thème du roman de Marie-Hélène Lafon : la famille, les liens noueux et les rapports haine/amour entre les membres. A un moment, un personnage déclare : "les mères voulaient faire pitié aux enfants pour les garder avec elles, elles n'avaient pas le droit, les enfants n'avaient rien demandé aux mères, eux". Les liens entre le fils et la mère sont complexes, l'auteur rode autour de l'idée, n'entre pas dans les détails à coup de références psychologiques mais sa façon feutrée, pudique et également crue rend le portrait réaliste et poignant. Mo est le personnage central, difficilement attachant mais non plus haïssable. Il a sa vie à lui, rythmée comme sur du papier à musique. Sa vision à lui est carrée, et il semble difficile pour Mo d'encaisser les colères. Il en a trop bavé et a trop contenu ses sentiments. Au final, cette lecture touche droit au coeur, elle est loin d'être mièvre ou misérable, mais elle est sensible à sa manière et la fin est saisissante ! A lire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buchet Chastel, 147 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115279036112894259?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115279036112894259'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115279036112894259'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/mo-marie-hlne-lafon.html' title='Mo - Marie Hélène Lafon'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115279025619855215</id><published>2006-07-13T11:30:00.000Z</published><updated>2006-07-13T11:30:56.200Z</updated><title type='text'>Je t'aime beaucoup - Gabrielle Ciam</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Je t'aime beaucoup - Gabrielle Ciam&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ce livre peut se prendre comme un plaidoyer contre l'homme et son incapacité à comprendre la femme, aussi bien sa compagne, sa maîtresse, son grand amour, ou tout le reste... Car entre la narratrice et cet homme beaucoup plus âgé, présentateur de la télévision, il n'y a aucun doute sur la maturité de l'un et l'autre. La femme est gagnante ! Même à dix-sept ans, lors de sa première rencontre avec lui, la jeune fille va décider elle-même du tournant de son existence, suivre les pas de cet homme qu'elle sait/devine indispensable pour les années à venir. Trois ans seront accordés à ce couple inégal, dans lequel l'un aime éperdument l'autre et accoure dès qu'il siffle, alors que celui-ci la bafoue dans des hôtels minables, la voit entre-deux, au-delà de sa vie maritale...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, ce n'est pas une banale histoire d'adultère, ni de romance à la Lolita. Car dans "Je t'aime beaucoup", la narratrice fait un travail d'introspection. Vingt-cinq ans ont passé quand elle revoit cet ancien amant, par hasard, elle l'aborde, prend un verre, se souvient du passé... Un ange passe, "quelque chose bouge en elle, un long ressac qui vient de loin, de profond" et réveille des souvenirs éteints. Entre l'émerveillement de la première fois, les désirs assouvis instantanément, la solitude, la colère, la méprise ou la jalousie... la narratrice aura plus d'une fois de la difficulté d'apposer le nom sur ... quoi ? cette histoire, liaison ou aventure ?..&lt;br /&gt;C'est beau et simple. Gabrielle Ciam écrit sans tralalas, elle parle des histoires d'amour qui ont vécu, bouleversé les êtres mais "où va l'amour quand on n'aime plus?". Le roman tente d'y apporter une réponse, du moins une clairvoyance. Mais ces anciens amants se trouveront-ils en face ? Quand l'un dit : "Je t'aime beaucoup", et l'autre répond : "Tu sais, le beaucoup est de trop pour une femme de plus de quarante ans!"... on sourit, eh oui ! C'est le grand drame actuel : les hommes et les femmes ne se comprennent pas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arléa, 94 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115279025619855215?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115279025619855215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115279025619855215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/je-taime-beaucoup-gabrielle-ciam.html' title='Je t&apos;aime beaucoup - Gabrielle Ciam'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115279019638281933</id><published>2006-07-13T11:29:00.000Z</published><updated>2006-07-13T11:29:56.383Z</updated><title type='text'>Derrière le paravent - Caroline Pascal</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Derrière le paravent - Caroline Pascal&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Quand Benoît annonce à sa famille qu'il se marie, c'est le soulagement général chez ces catholiques pratiquants et bourgeois, aux sacro-saintes veillées de Noël chez l'oncle René dans son château en Normandie... Pourquoi un tel soulagement chez les Chaussain ? Car à trente ans, ce fils de bonne famille est un dépressif chronique et sa relation avec l'américaine Ann de Lanster se boit comme du petit lait. Longtemps parents, oncles et tantes se sont souciés pour lui, donc cette noce pascale est l'occasion de boucler la boucle. Presque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car dans les romans qui traitent des secrets de famille on s'attend bien entendu à débusquer des cadavres dans les placards ! Avec "Derrière le paravent" on s'étonne de la tournure des événements. Alors que la première partie est très lisse, proprette et très convenue, la deuxième partie "lâche les chiens" ! Les masques tombent - entre la mère qui boit du martini à longueur de journée, le père qui ne dit mot en fumant ses pipes immondes, l'oncle René pompeux et sirupeux... Au-delà de toutes convenances, il y a forcément simulacre et Caroline Pascal le prouve une nouvelle fois. Après "Fixés sous verre", elle creuse davantage les façades soignées qui se fissurent chez tout être respectable. Tout n'est qu'apparence, car "derrière le paravent" le rouge monte aux joues (honte ou colère, à choisir) ! Bref, un roman plaisant, cuit au bain-marie, avec une écriture volontairement ampoulée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plon, 214 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115279019638281933?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115279019638281933'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115279019638281933'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/derrire-le-paravent-caroline-pascal.html' title='Derrière le paravent - Caroline Pascal'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115279012529852347</id><published>2006-07-13T11:28:00.000Z</published><updated>2006-07-13T11:28:45.300Z</updated><title type='text'>Ensemble, c'est tout</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Ensemble, c'est tout - sort enfin en poche !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est chez J'ai Lu que le roman d'Anna Gavalda sort en format poche - dès le 3 octobre. Pour le prix raisonnable de 8.00 euros !&lt;br /&gt;Dire qu'il a fallu attendre plus d'un an pour ça ! A la base, Ensemble, c'est tout est paru chez Le Dilettante en mars 2004 - pour le prix de 22 euros !  Le roman est donc sorti, a rencontré un formidable succès et les plus avides des lecteurs d'Anna Gavalda ont mis la main au porte-feuille ! Le bouche-à-oreille aidant, le livre a gagné du terrain et conquis de nouveaux lecteurs (??? - du moins, je pense).&lt;br /&gt;Amère facture ? Non !!! Ce roman est un bonbon qu'on déguste avec délectation ! C'est l'histoire de quatre éclopés de la vie, qui vont apprendre à vivre ensemble, et former ainsi une tribu solidaire, bien plus fort qu'une famille - ils vont s'aimer, se serrer les coudes, être là - "ensemble, c'est tout" !  J'avais lu ce livre dès sa sortie et j'avais été dithyrambique à son sujet * ! Quand certains s'écriaient devant l'épaisseur du roman, avant même de l'ouvrir, j'ai clamé haut et fort que ces 600 pages étaient finalement bien peu ! Ce livre se dévore, s'avale en grandes goulées. C'est une lecture agréable sur la plage, certes, mais cela offre également un plaisir cotonneux pour l'hiver ! Ce livre parle d'amour, d'amitié, de la vie. C'est plus qu'une simple histoire pour romantique patentée, c'est un conte des temps modernes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* "Ensemble, c'est tout" c'est l'histoire d'une "fée fragile, d'un chouan désarmé, d'un garçon taillé dans l'échine, d'une vieille dame couverte de bleus". Camille l'ange, Philibert le bon Samaritain, Franck l'écorché vif et Paulette la mémé au coeur tendre. Chacun nous touche, nous émeut. Ils nous livrent un magnifique spectacle de la vie, une comédie douce-amère où on se retient de pleurer (de joie). Alors, tout le temps : Camille dessine, Franck râle, Philibert bégaye et Paulette tombe. Les bleus à l'âme de ces quatre-là ont trouvé leur pommade !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115279012529852347?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115279012529852347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115279012529852347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/ensemble-cest-tout.html' title='Ensemble, c&apos;est tout'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115279005409456885</id><published>2006-07-13T11:26:00.000Z</published><updated>2006-07-13T11:27:34.096Z</updated><title type='text'>Dieu a égaré mon numéro de téléphone</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Dieu a égaré mon numéro de téléphone - Patricia Reznikov&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Un jour, Hope, trentenaire parisienne, décide d'avaler le philtre d'amour qu'elle destinait à son ancien compagnon qui vient de la quitter. Effet secondaire ou pas, Hope perd le sommeil. Les jours vont passer, sans le passage du marchand de sable. Après avoir reçu un coup de fil inquiétant de son frère Arthur depuis New-York, elle décide de le rejoindre. Celui-ci affirme entrer en discussion avec des personnages illustres, comme Sitting Bull, George Washington, Mark Twain ou Edith Wharton. Cela fait des semaines qu'il est sous l'emprise envoûtante d'un transformiste, le dénommé Zaboldo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel étrange univers ! "Dieu a égaré mon numéro de téléphone" est du n'importe quoi littéraire ! Mais c'est original, donc intéressant. Patricia Reznikov semble ainsi s'influencer d'un héritage de Kafka jumelé à Lewis Carroll. C'est tiré par les cheveux. Au départ, Hope, la parisienne insomniaque, commence à entendre les voix des gens endormis. Puis elle atterrit dans des théâtres de magie, des spectacles éclatants et burlesques. Ses rencontres sont sur la même lancée fantastique : un clône préraphaélite, une bête des bois, une vieille dame aux cheveux rouges, poète et linguiste émérite... Sans le savoir, elle va aussi découvrir un passé sur son père qu'elle ne soupçonnait pas. En bref, des phénomènes de foire et surnaturels jalonnent ce roman - c'est complexe, inédit en son genre et séduisant. Mais quelques longueurs d'épisodes farfelus alourdissent la bonne tonalité et l'innocence initiales - c'est juste un peu plombant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercure de France, 206 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115279005409456885?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115279005409456885'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115279005409456885'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/dieu-gar-mon-numro-de-tlphone.html' title='Dieu a égaré mon numéro de téléphone'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115278994557157425</id><published>2006-07-13T11:24:00.000Z</published><updated>2006-07-13T11:25:45.573Z</updated><title type='text'>Carla on my mind - Cyril Montana</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Carla on my mind - Cyril Montana&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Une nouvelle fois, pas facile d'entrer dans l'histoire de Cyril Montana - on y saute à pieds joints et, instantanément, on se sent largué. Tout comme le héros débonnaire et réfractaire de ce roman. Un jeune parisien, tout ce qu'il y a de plus contemporain et caractéristique à son époque. Débauché et déprimé, speedé et floué, il sort d'une relation mal décatie. La source de son mal : Carla, "moitié beur, moitié italienne. Des grands yeux noirs, un charme incroyable et une tendance très nette à vouloir masquer sa féminité". Ces deux-là s'aiment, mais mal. Leur relation connaît des hauts et des bas, surtout des bas. Et cette fois-ci, la rupture semble franche et durable. Or, pas facile d'avaler la pilule et de consommer l'absence de sa dulcinée. Donc, pour tenter de l'effacer de son disque dur, il entreprend plusieurs magouilles, dont s'inscrire à un club de rencontres sur internet. Mais les cyber-liaisons sont autant d'épisodes cocasses et saugrenus qui peuplent la série de déconfitures de plus en plus envahissantes. Que ce soit au boulot, avec sa colocataire ou au coeur du métro parisien, le jeune narrateur rame sec. Même s'il s'échine à voler des vélos, il n'en sort pas moins qu'il pédale dans la semoule !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la grande littérature, on repassera. "Carla on my mind" équivaut à du pur divertissement, avec un langage et un style très modernes, une tonalité à faire jeune et branché envers et contre tout. Les séquences sexe et drogues côtoient les épisodes d'amertume et déconfiture, à croire que ce soit indissociable. C'est juste ce que je trouve reprochable : la tendance trop facile à parler cru. Pourtant, comme pour "Malabar trip", j'aime beaucoup, je trouve que la lecture est agréable, plaisante et drôle, malgré tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dilettante, 156 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115278994557157425?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115278994557157425'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115278994557157425'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/carla-on-my-mind-cyril-montana.html' title='Carla on my mind - Cyril Montana'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115278987845001360</id><published>2006-07-13T11:23:00.000Z</published><updated>2006-07-13T11:24:38.453Z</updated><title type='text'>Cette nuit là - Issabelle Minière</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Cette nuit là - Isabelle Minière&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;D'entrée de jeu, en tant que lecteur, on se sent apostrophé par le procédé narratif de ce roman : on nous donne du " Tu " de bout en bout du roman. Grande audace ! En fait l'auteur use cette forme pour interpeller l'héroïne, Lisa, victime d'un mari violent. Car Lisa est mariée à Clément, un homme charmant, aux boucles dorées, un homme très intelligent, aimé et respecté de tous. Un homme irréprochable. Sauf que cet homme-là a deux faces : un côté pile pour la ville, et un côté face pour son foyer. Clément n'est plus Clément, il devient un individu au regard noir, qui jette des éclairs et annonce l'orage. Un homme redoutable. Qui ne lève pas la main sur Lisa, non. Sa perversion va plus loin : il use des mots, il retourne les accusations, il insinue que c'est sa faute à elle, qu'elle le rend aggressif par sa faute. Lui est juste un peu coléreux. Sans plus. Alors, Lisa ? Coupable, responsable, victime consentante ?..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Isabelle Minière en dénoue tous les rouages, livre une spirale infernale. L'homme marié ne peut disposer de son épouse comme d'un objet. Abuser d'elle sans son consentement. C'est voler. C'est violer ! L'auteur fait mouche en déployant l'esprit retors du pervers contre la vulnérabilité de la jeune femme. Se taire, c'est consentir. La coupable, c'est elle. Elle ne peut priver d'un père à son enfant. Etc...&lt;br /&gt;"Cette nuit-là" est remarquable : la mécanique de la manipulation mentale est saisissante d'effroi. C'est écoeurant, mais hélas si réel. Cette lecture est dérangeante, certes, mais ça existe. Et pis voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Dilettante, 124 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115278987845001360?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115278987845001360'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115278987845001360'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/cette-nuit-l-issabelle-minire.html' title='Cette nuit là - Issabelle Minière'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115278977939167291</id><published>2006-07-13T11:22:00.000Z</published><updated>2006-07-13T11:22:59.393Z</updated><title type='text'>Porte de la paix céleste - Shan Sa</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Porte de la paix céleste - Shan Sa&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'histoire, ou plutôt le drame, d'Ayamei est d'être née à une époque troublée en Chine communiste. Née en 1968, elle a été élevée par une grand-mère, dont les pieds bandés la faisaient souffrir, alors que ses parents étaient envoyés dans un centre de rééducation. Ayamei a grandi dans la solitude jusqu'au jour où son chemin croise Min, un camarade d'école, avec qui elle va nouer une amitié fusionnelle. Cette amitié ne sera pas aux goûts des adultes, Ayamei et Min ne doivent plus se voir, se tenir séparés pour toujours !&lt;br /&gt;Cette déchirure a façonné le parcours de la jeune étudiante, on le comprend, quand on la croise la première fois sur la place de la Paix Céleste (ou Tian an men), durant la nuit du massacre des étudiants contestataires au régime communiste. Apparaît alors un autre personnage clef du roman : Zhao le lieutenant chargé de partir à la recherche de la "criminelle" en fuite, dans un village de pêcheurs, dans la forêt... La jeune fille est insaisissable, le soldat la traque, lit son journal d'adolescente et les quelques feuilles qu'elle sème à tout vent; sans doute découvre-t-il une facette nouvelle, une perspective différente du conditionnement chinois, seule la toute fin du roman le dira !..&lt;br /&gt;"Porte de la Paix céleste" est un roman riche, passionnant, qui commence sur un fait historique que l'auteur s'empare à peine. Shan Sa dévie son sujet, se fixe l'objectif de tracer un portrait en parrallèle de deux êtres que tout oppose et que le destin doit forcer à rencontrer. L'écriture est belle, influencée par la poésie, la description des chansons, des hymnes à la nature, aux légendes et transcende ainsi le personnage d'Ayamei, car comme dit la mère de la jeune fille, c'est "un oiseau indomptable qui mourrait si on l'enfermait". Un petit oiseau qui déploie ses ailes et laisse le souvenir fugace d'un esprit de toute beauté !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Folio, 146 pages&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115278977939167291?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115278977939167291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115278977939167291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/porte-de-la-paix-cleste-shan-sa.html' title='Porte de la paix céleste - Shan Sa'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115278961056342305</id><published>2006-07-13T11:19:00.000Z</published><updated>2006-07-13T11:20:10.566Z</updated><title type='text'>La bulle de Tiepolo - Philippe Delerm</title><content type='html'>&lt;strong&gt;La bulle de Tiepolo - Philippe Delerm&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Dans une brocante parisienne, un homme puis une femme s'attardent autour d'un même tableau signé par le peintre Sandro Rossini. C'est la jeune femme qui en fait l'acquisition, l'italienne Ornella Malese. Rossini est son grand-père inconnu, que toute la famille a semblé renier. Le secret autour de ce personnage semble être des plus opaques et c'est finalement en compagnie d'Antoine Stalin, l'amateur de peintures italiennes, que la jeune écrivain, accessoirement enseignante, part sur les traces de son passé. Sur des sentiers parrallèles, Antoine rencontre un tableau de Tiepolo - El Mundo Nuevo - en relation avec le travail sur Vuillard qu'il cherche à accomplir, et il découvre ainsi le mystère d'une bulle qui reflète la vérité sur des pistes de lecture dans la vie de tout mortel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car dans "La bulle de Tiepolo" Philippe Delerm a mis en scène deux solitaires, Antoine et Ornella, qui unissent leurs errances respectives pour aller au devant des hantises du passé. Antoine a perdu sa femme et sa petite fille, Ornella combat le silence familial qui entoure leur héritage. Depuis le début jusqu'à la toute dernière phrase, que j'ai absolument vénérée, j'étais charmée, éblouie, conquise. Delerm n'est ni pédant ni redondant, il raconte une enquête des origines, via la passion de l'écriture et la peinture, et règle ainsi quelques comptes sur les succès d'estime qui partent en vrille et deviennent "phénomènes de foire", comme ce fut le cas pour sa "Première gorgée de bière". Il pond aussi quelques petites perles définissant justement la perception de toute création - "Cerner les métaphores secrètes d'une oeuvre, non pour l'expliquer, mais pour ouvrir des pistes de lecture, des rencontres possibles avec les questionnements les plus intimes des spectateurs, qu'on voit toujours de dos". Et concernant ce nouveau roman, le lecteur y retrouve toutes ces émotions et cette poésie simplissime, mais efficace. Un moment de lecture captivant et ensorcelant, dans les rues vénitiennes - détail non négligeable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gallimard, 119 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115278961056342305?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115278961056342305'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115278961056342305'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/la-bulle-de-tiepolo-philippe-delerm.html' title='La bulle de Tiepolo - Philippe Delerm'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115278954876402499</id><published>2006-07-13T11:17:00.000Z</published><updated>2006-07-13T11:19:09.110Z</updated><title type='text'>Vu - Serge Joncour</title><content type='html'>Dans "un petit village où il fait beau, l'avenue de l'église bordée de ses ombres, deux ou trois vues sur la fontaine qui glougloute, des accoudés qui trinquent sous les parasols anisés, la représentation même de la sérénité", vit une famille anodine dans un lieu-dit proche du trou paumé en rase campagne. Il y a le père, la mère, les trois enfants, sans oublier l'immortelle grand-mère dans son fauteuil roulant. En fait, cette famille a tout de la caricature des Bidochons - ce sont des gens simples, démunis, à la modeste ambition de paraître en une des journaux ! Et c'est pourtant vrai qu'ils les collectionnent, les unes. Ils sont mine de rien les champions involontaires des grabuges. La légende commence lorsqu'un boing se crashe dans le jardin, la carcasse devenant un aimant à touristes, "un genre de menhir qui n'avait pas la mérite des siècles". S'ensuit une série de guignes monstrueuses, mais finalement drôles pour le lecteur (je vous invite à lire ce livre pour en savourer les détails !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est décrispant dans "Vu" c'est la constante légèreté, l'absence d'effusions, de pathétisme ou de misérabilisme qu'on accole trop souvent aux gens de peu. Il y a un refus de se prendre au sérieux, aucun état d'âme (l'épisode du cochon l'atteste). Au début, en ouvrant le premier chapitre, j'étais décontenancée par la nonchalance du style du narrateur, mais en approfondissant on découvre davantage : "un rendu proche du pathétique, un lyrisme feutré d'un manque de vocabulaire, devenu encore plus poignant à cause de cela. Un style étincelant de lacunes, elliptique jusqu'à l'abscons, tout ce qui caractérise la naïveté docile des puissants illettrés". Et pour se jeter lui-même des roses, le narrateur ajoute : "un talent de plume, certes pas suffisant pour les académies, mais parfaitement adéquat pour témoigner, non pas de nos petites misères comme ils le font tous, mais de nos petits arrangements avec l'ennui". Forcément le charme opère, ces Bidochons de Serge Joncour sont trop délirants pour ne pas aller à leur rencontre et accepter "une petite mousse". Et si d'aventure vous croisez en chemin l'Ampoule, autrement dit le journaliste Jérôme Marchetout, il vous expliquera, lui ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Folio, 192 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115278954876402499?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115278954876402499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115278954876402499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/vu-serge-joncour.html' title='Vu - Serge Joncour'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262395876200266</id><published>2006-07-11T13:17:00.000Z</published><updated>2006-07-11T13:19:18.903Z</updated><title type='text'>Claire Castillon</title><content type='html'>J'ai découvert Claire Castillon par la lecture de ce roman et j'avoue avoir été séduite sur le champ. J'ai trouvé qu'elle avait une manière très particulière de traiter ses sujets : elle mêle la puérilité à la dérision, le martyr à la jouissance... Bref on hésite souvent à savoir si ces personnages se font souffrir par plaisir, si leurs douleurs sont des caprices ou des peines sincères. C'est donc tout un embroglio qui est épatant ! L'héroïne de &lt;strong&gt;"Je prends racine"&lt;/strong&gt; n'est pas une version française de Bridget Jones, non ! C'est une pauvre fille pathétique à qui il n'arrive que des déveines, mais on ne peut s'empêcher de sourire car on se demande si franchement elle ne les cherche pas ou ne les provoque pas un peu ! C'est tout un jeu de remise en question sur la sincérité et la perversité qui est drôle. Claire Castillon est une jeune femme au grand talent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai donc suivi mes lectures de Claire Castillon avec &lt;strong&gt;"Le grenier"&lt;/strong&gt; qui exacerbe les passions : est-ce un roman ragoûtant, dans l'air du temps, touchant ou désespéré ? Bref, ouvrez ce livre et prenez la confession de son héroïne telle qu'elle vous convient. Une chose est sûre : l'indifférence n'est pas au rendez-vous ! Qu'on soit ému ou éberlué, on se pose des questions sur la folie latente de la jeune femme. Doit-on tout absorber de l'être aimé pour obtenir de lui son amour absolu, son retour au bercail et sa fidélité à tout jamais ? C'est certainement excessif mais c'est une volonté de taper du poing sur la table. A la manière d'une gamine prête à bouder : regardez-moi, je m'éteins à petits feux ! L'auto-destruction de la jeune amoureuse frôle très souvent l'insensé et l'inconscience, mais est-ce après tout une façon de moraliser ce roman ? Je ne crois pas que Claire Castillon tenait spécialement à engendrer un tolé moralisateur sur la psychopathie de son héroïne. Après tout, elle met en scène une jeune femme fragile, écorchée et qui se bousille pour mieux se sentir vivre. Bon, c'est une approche tordue et détournée... mais c'est percutant et ça touche le lecteur, donc je crois que c'est signe d'un potentiel littéraire ! A suivre ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, &lt;strong&gt;"La Reine Claude"&lt;/strong&gt; est le roman qui m'a le moins emballée dans ce qu'a publié Claire Castillon jusqu'à présent. J'étais déçue. Sans doute mon attente était trop grande, puisque j'avais de plus en plus apprécié l'auteur au fur et à mesure que je lisais ses romans. Dans "La Reine Claude" j'ai trouvé que c'était brouillon, confus et presque noir. Proche de la mélancolie et du désespoir. Cette fois-ci, ça semblait terriblement réel. Je n'avais pas l'illusion du second degré, de la subtilité moqueuse qu'elle usait auparavant. Je me suis sentie happée par cette marmelade, la lettre d'une amoureuse pour son homme, présentateur célèbre de tv, qui est atteint d'une tumeur au cerveau. Une lettre d'amour pour un homme qui abuse de son charme télévisuel, ce qui fait souffrir en silence la jeune femme, etc. Bref là j'ai moins adhéré et j'ai été déçue. Sentiment trop proche de la noirceur, d'une descente vers les abîmes, et sensation d'une confusion générale du début à la fin. Bref ... Après ce roman, Claire Castillon quittait les éditions Anne Carrière pour signer chez Fayard où elle produira l'excellentissime "&lt;strong&gt;Pourquoi tu m'aimes pas?"&lt;/strong&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme toujours chez Claire Castillon, le style est cruel, jamais pathétique, les personnages sont des êtres vicieux, mais jamais tordus. Ici, le héros est donc vicieux, cruel, intelligent.. bref une tête à claque très attachante. Pour lui, l'amour coule de source. Couvé par sa mère depuis son enfance, il n'accepte pas d'être bafoué par son père et décide de se venger. Mine de rien. Pris dans l'engrenage, il va grandir en croyant pour acquis l'amour d'une jeune fille, qui bien sûr ne l'aime pas. Mais pour notre héros, c'est impensable... Un roman dérisoire, cruel mais assez drôle ! Qu'on aime ou pas, ça vaut le coup d'oeil !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Vous parler d'elle",&lt;/strong&gt; c'est parler d'une jeune fille sans nom, qui parle d'elle à la première personne. C'est une enfant qui se réfugie sous le toit de sa maison, sous le toit de son enfance. De là, elle se cache et guette les bruits dans la maison. Et tour à tour elle va dégainer une litanie de souvenirs, de désordres réels ou imaginaires, de songes, de désespoirs. Bref, on ne sait plus trop si l'on est dans le vrai ou l'irréel. C'est ça le problème. Cette jeune fille parle de sa famille : une maman chérie qui travaille à la pharmacie, en habit de bourgeoise et les ongles peints de vernis. Un papa que sa soeur et elle se disputent l'amour absolu. Un petit frère qui souffre d'une paralysie du palais et ne peut plus parler pendant des années. Et puis il y a aussi les amours, essentiellement le Menteur. Et de cet homme, elle souhaiterait s'en débarrasser, régler ses comptes et se montrer la plus forte.C'est bizarre, à la fois bouleversant et dérangeant. L'univers de Claire Castillon est bizarroïde, on s'aime trop fort, on se venge par coups bas et on se déteste à vie. On ne pardonne rien, jamais, et puis on s'en veut, on supplie d'être pardonné, en rampant. C'est proche de la perversion, mais c'est écrit en toute innocence. Comme si on n'y pouvait rien et qu'il fallait s'en excuser.En somme ce roman, c'est la libération de cette narratrice de ses vieux démons, ses "pouilleries" comme elle dit. Elle les dépose, s'en débarrasse. Trop contente car ils l'habitent depuis trop longtemps. Et trop, c'est trop. Au lecteur, donc, de s'en saisir et de les prendre, les porter, mais ça ne leur ira pas car ce sont celles d'une autre. Evidemment.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262395876200266?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262395876200266'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262395876200266'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/claire-castillon.html' title='Claire Castillon'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262384012481895</id><published>2006-07-11T13:16:00.000Z</published><updated>2006-07-11T13:17:20.220Z</updated><title type='text'>Elle est moi - Vincent de Swarte</title><content type='html'>Vincent de Swarte est un personnage de roman - il est écrivain, il a quarante ans et il est marié depuis dix ans à Anne. Depuis le premier jour de leur rencontre, c'est clair qu'ils s'adorent. C'est fusionnel entre eux, c'est la symbolique du mythe de Platon (la complémentarité de deux êtres). Est-ce la suite logique ? Car sorti d'une violente crise d'urticaire, Vincent se réveille avec le sexe d'une femme ! Toute la panoplie féminine le pare : les sautes d'humeur, les menstruations, le besoin de tendresse et le côté lunaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut-il être un homme pour imaginer de pareilles choses ? A un passage, Vincent émet la théorie que toutes les petites filles cherchent à uriner comme un garçon, c'est un comportement classique, dixit Freud. Pourtant, autour de lui, personne n'a eu cette lubie ! Et bien non, on naît femme, on le reste et c'est tout. Si demain je me "mute" en homme, je ne l'aurais pas cherché ! J'ai trouvé ce texte complétement délirant, mais un peu trop. Au démarrage, Vincent est un bon gars sympathique, amoureux romantique, drôle et pataud. Sa mutation rend progressivement la lecture plus exagérée, la fraîcheur du début est larguée ! Dommage, j'étais pétrie de bons sentiments pour ce couple moderne, dont l'existence paraîssait si vraisemblable. Je crois que Vincent a trop voulu accepter la part féminine cachée en lui, mais c'est une pilule amère à digérer. Son parcours pour "accepter" cette transition est longue, très longue, carrément trop longue; j'ai zappé vers la fin - c'est franchement regrettable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Denoel, 204 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Commentaires&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a id="c229454"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;bien vu !:)mais as tu ri ? moi au debut j'etais pliée !&lt;br /&gt;Ecrit par : yansor  02 septembre 2005 &lt;a id="c229560"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Moi aussi j'ai bien rigolé au début ! Mais après... :-( .. bof, bof... Dommage !&lt;br /&gt;Ecrit par : &lt;a title="Clarabel" href="http://chezclarabel.blogspirit.com/" target="_blank"&gt;Clarabel&lt;/a&gt;  02 septembre 2005 &lt;a id="c233351"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;chère Clarabel, le thème de la transformation en littérature n'a rien de délirant, c'est même un grand classique. Relisez la mythologie (tirésais); Orlando de Wolf, Seraphita de Balzacdocteur Jekyl et mister Hide, Dracula, Frankenstein,Wil Self, Le sein de philip Roth, Kafka, etc.. Je m'arrête là.QUant à ma part féminine, elle n'a sens que pour conjurer chez moi une tendance macho assez développée....A part ça j'aime bien votre siteSUr la photo, vous ressemblez à Marylin Monroe....Bien à vous, vincent de swarte&lt;br /&gt;Ecrit par : viencent de swarte  05 septembre 2005 &lt;a id="c233379"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;D'abord je mets le lien pour "Seraphita" de Balzac pour les intéressés :&lt;a href="http://cristofg.free.fr/Balzac%20Honor%E9/S%E9raphita.htm" target="_blank" rel="nofollow"&gt;http://cristofg.free.fr/Balzac%20Honor%E9/S%E9raphita.htm&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ecrit par : &lt;a title="Clarabel" href="http://chezclarabel.blogspirit.com/" target="_blank"&gt;Clarabel&lt;/a&gt;  05 septembre 2005 &lt;a id="c233398"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, bonjour et merci pour votre intervention !... J'espère n'avoir pas été trop revêche sur votre livre et je ne tiens pas à vous vexer ! Bon, en fait, j'aimais beaucoup le début du livre et j'étais tellement accrochée à cette bulle que plouf d'un coup.. j'ai reçu une gifle de déception ! Je vous en aurais presque voulu de m'avoir larguée en route !.. Quand j'emploie le mot "délirant", ce n'était pas péjoratif. J'évoquais la pêche qui ressortait, surtout au début ! Le personnage de Vincent est franchement drôle etc.. J'aimais bien son caractère et je pensais qu'il allait pouvoir mieux "gérer" la situation, mais honnêtement je reconnais que c'est une métamorphose assez / carrément flippante ! blurp. Et j'avais déjà lu "Seraphita" de Balzac, mais voulez-vous savoir ?.. j'en ai le souvenir d'un livre d'horreur !!!???! .. je dois y replonger pour pointer le doigt sur ce qui m'a marquée à ce point-là !!!! Au moins, votre livre m'a fait sourire - avant de râler, oups. Bien amicalement &amp; merci pour vos compliments !!! Surtout revenez me rendre visite !! ça fait plaisir !!! ;-p&lt;br /&gt;Ecrit par : &lt;a title="Clarabel" href="http://chezclarabel.blogspirit.com/" target="_blank"&gt;Clarabel&lt;/a&gt;  05 septembre 2005 &lt;a id="c233490"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;clarabel; c'est toi sur la photo ? moi aussi j'ai cru que c'etait MM :)&lt;br /&gt;Ecrit par : yansor  05 septembre 2005 &lt;a id="c233504"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je suis morte de rire !Je vous confirme qu'il s'agit bien de Maryline sur la photo, c'est un de mes avatars ailleurs aussi.Clara est brune, mais certainement aussi jolie !;o)Ensuite tu as sorti les pagaies Clara pour répondre à Monsieur de Swarte :o)))Je te taquine, je connais ton honnêteté foncière, et Tatiana avait déjà fait un très joli commentaire, beaucoup plus enthousiaste, de Elle et moi qui m'avait déjà à l'époque (Avril) fait noter ce titre. Pas encore lu par contre, mais ma curiosité est bien piquée, pour le coup.&lt;br /&gt;Ecrit par : &lt;a title="Cuné" href="http://groups.msn.com/Leclubdesratsdebiblionet/qat.msnw?action=get_message&amp;mview=0&amp;amp;ID_Message=56511&amp;LastModified=4675537494066217830&amp;amp;openpopup=1&amp;posturl=qat.msnw%3Faction%3Dmb_post%26mview%3D0%26ID_TopParent%3D56511%26ID_Parent%3D65618&amp;amp;pps=k" target="_blank"&gt;Cuné&lt;/a&gt;  05 septembre 2005 &lt;a id="c233514"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;... Oui c'est bien Marilyn - j'adore trop !!!... et oui je suis brune / disons rouquine... hihihi..... merci cuné !.. en effet: rame rame la petite !.. pff..&lt;br /&gt;Ecrit par : &lt;a title="Clarabel" href="http://chezclarabel.blogspirit.com/" target="_blank"&gt;Clarabel&lt;/a&gt;  05 septembre 2005 &lt;a id="c246673"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chère Marylin ClarabelPas vexé pour un sou, je suis ouvert aux critiques, étant moi-même très critique avec moi ....et les autresA bientôtV. deswarte&lt;br /&gt;Ecrit par : vincent de swarte  14 septembre 2005 &lt;a id="c247932"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Et bien c'est tant mieux pour tous les deux !!! :-DEt puis je lirai d'autres livres de vous - faut pas croire !!! ;-)Au plaisir !..&lt;br /&gt;Ecrit par : &lt;a title="Clarabel" href="http://chezclarabel.blogspirit.com/" target="_blank"&gt;Clarabel&lt;/a&gt;  15 septembre 2005&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262384012481895?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262384012481895'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262384012481895'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/elle-est-moi-vincent-de-swarte.html' title='Elle est moi - Vincent de Swarte'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262367667873099</id><published>2006-07-11T13:13:00.000Z</published><updated>2006-07-11T13:14:40.446Z</updated><title type='text'>Ensemble, c'est tout - Anna Gavalda</title><content type='html'>C'est chez J'ai Lu que le roman d'Anna Gavalda sort en format poche - dès le 3 octobre. Pour le prix raisonnable de 8.00 euros !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dire qu'il a fallu attendre plus d'un an pour ça ! A la base, Ensemble, c'est tout est paru chez Le Dilettante en mars 2004 - pour le prix de 22 euros !  Le roman est donc sorti, a rencontré un formidable succès et les plus avides des lecteurs d'Anna Gavalda ont mis la main au porte-feuille ! Le bouche-à-oreille aidant, le livre a gagné du terrain et conquis de nouveaux lecteurs (??? - du moins, je pense).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amère facture ? Non !!! Ce roman est un bonbon qu'on déguste avec délectation ! C'est l'histoire de quatre éclopés de la vie, qui vont apprendre à vivre ensemble, et former ainsi une tribu solidaire, bien plus fort qu'une famille - ils vont s'aimer, se serrer les coudes, être là - "ensemble, c'est tout" !  J'avais lu ce livre dès sa sortie et j'avais été dithyrambique à son sujet * ! Quand certains s'écriaient devant l'épaisseur du roman, avant même de l'ouvrir, j'ai clamé haut et fort que ces 600 pages étaient finalement bien peu ! Ce livre se dévore, s'avale en grandes goulées. C'est une lecture agréable sur la plage, certes, mais cela offre également un plaisir cotonneux pour l'hiver ! Ce livre parle d'amour, d'amitié, de la vie. C'est plus qu'une simple histoire pour romantique patentée, c'est un conte des temps modernes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* "Ensemble, c'est tout" c'est l'histoire d'une "fée fragile, d'un chouan désarmé, d'un garçon taillé dans l'échine, d'une vieille dame couverte de bleus". Camille l'ange, Philibert le bon Samaritain, Franck l'écorché vif et Paulette la mémé au coeur tendre. Chacun nous touche, nous émeut. Ils nous livrent un magnifique spectacle de la vie, une comédie douce-amère où on se retient de pleurer (de joie). Alors, tout le temps : Camille dessine, Franck râle, Philibert bégaye et Paulette tombe. Les bleus à l'âme de ces quatre-là ont trouvé leur pommade !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262367667873099?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262367667873099'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262367667873099'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/ensemble-cest-tout-anna-gavalda.html' title='Ensemble, c&apos;est tout - Anna Gavalda'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262357319236538</id><published>2006-07-11T13:11:00.000Z</published><updated>2006-07-11T13:12:53.303Z</updated><title type='text'>Petite révision du ciel</title><content type='html'>Vincent quitte son job et son épouse parfaite, Gisèle, après dix ans de bons et loyaux services. Notre homme a décidé de mettre sa vie en stand-by et d'y réfléchir un peu. Passés les trois premiers mois de la rupture, Gisèle a enfin digéré la pilule et lui adresse une lettre d'adieu. Lui va s'isoler dans un petit appartement pour faire le point : sa relation idyllique avec la première femme de sa vie, son ascension professionnelle, son enfance auprès de parents qui semblent n'avoir pas désiré sa venue, ses amis, sa collègue Jenny et surtout Sophie, une jeune femme qu'il rencontre un soir au cinéma et avec laquelle il passe une nuit torride, sans penser à rappeler les jours suivants, mais au moins bien peser l'affaire, ultérieurement. En bref, et en courts chapitres, qui rappellent à la fin un principe mathématique qui jalonne son parcours introspectif, Vincent est un homme d'une trentenaine d'années, intelligent et clairvoyant, en bute avec lui-même. Le roman d'Elisa Brune offre un portrait de toute transparence, révélant les failles des relations amoureuses, comment une épouse parfaite peut finalement paralyser son compagnon. Dix années qui aboutissent dans le mur. Pourquoi, comment... Vincent ne cherche pas à comprendre, un peu à expliquer, essentiellement à ressasser. Personnellement j'ai apprécié ! J'ai lu de bout en bout ce roman en me délectant des théorèmes philosophiques ou mathématiques sur des éléments ordinaires de la vie - sociale, professionnelle et amoureuse. Ecrit par une femme, dans la peau d'un narrateur masculin, ce roman est brillant. Ponctué aussi de quelques touches érotiques, c'est un livre qu'on trouve par hasard dans sa bibliothèque. J'avais déjà lu d'Elisa Brune un roman qui s'appelle &lt;a class="undefined" href="http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/?l=4199"&gt;La tentation d'Edouard&lt;/a&gt; mais je l'avais trouvé un peu trop emphasé. Par contre je suis complètement charmée par "Petite révision du ciel". Après recherches, j'ai découvert qu'il existait une "suite" avec Vincent - "Les Jupiters chauds". Il me tarde donc d'en savoir plus ! Avant de conclure, j'ai aussi trouvé une similitude dans ce roman avec les premiers livres d' &lt;a class="undefined" href="http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/?l=8608"&gt;Alain de Botton&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262357319236538?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262357319236538'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262357319236538'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/petite-rvision-du-ciel.html' title='Petite révision du ciel'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262349525866367</id><published>2006-07-11T13:09:00.001Z</published><updated>2006-07-11T13:11:35.726Z</updated><title type='text'>Xavier Houssin</title><content type='html'>&lt;strong&gt;16, rue d'Avelghem &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel merveilleux écrivain, ce Xavier Houssin ! Déjà j'étais sous le charme avec "La ballade de Lola", premier roman bouleversant sur la disparition d'une fillette sur le chemin d'école. Avec "16 rue d'Avelghem" l'auteur renoue avec la sensibilité. Suite à la destruction du quartier de son enfance, le narrateur fait revivre cette maison d'un quartier de Roubaix, là où ses parents et leurs nombreux enfants ont emménagé jusqu'à la fin. La fin d'une vie, merveilleusement et à juste dose racontée. Beaucoup de pudeur, d'émotion fine. En des phrases courtes, presque lancées à la mitraillette, l'histoire découle son tapis rouge et met en scène un couple de gens ordinaires dans un quartier des corons près des usines de textile. C'est tout un pan de vie, toute une époque qui revoit jour. La vie de cette famille, les Lapierre, est bouleversante par ses petits riens et ses ordinaires qui font un grand tout. On tourne les pages, avide de connaître davantage de leurs vies. Les joies, les peines, les doutes, les peurs.C'est très beau. C'est hélas très court mais ce livre s'inscrit dans la lignée des beaux petits romans inoubliables. A saisir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buchet Chastel, 153 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La ballade de Lola&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop court mais chargé d'émotion brute, "La ballade de Lola" donne la parole à un papa dont la petite fille a brutalement disparu sur le chemin de l'école. Un matin, comme ça... Sans traces, sans indices, sans témoins. Une petite fille de neuf ans disparaît de la vie de ceux qui l'aiment à moins de deux cents mètres du domicile.&lt;br /&gt;Sous forme d'une marelle, ce père retrace son désir d'enfant, la naissance de la petite Lola et les années qui ont suivi jusqu'à ce matin maudit et tragique. Laissant seuls deux parents inconsolables, mortifiés et forcément qui vont se déchirer.&lt;br /&gt;Xavier Houssin nous dépeint avec une très grande justesse la douleur d'un père, le chagrin des parents qui perdent un enfant soudainement, et puis le silence, l'attente, l'envie de comprendre et d'accuser. "La ballade de Lola" est un petit roman de seulement 75 pages qui déverse une émotion foudroyante. Comment se relever d'une telle détresse, d'un tel désarroi ?..C'est beau et grave. D'une effroyable justesse. "La ballade de Lola" laisse une trace indélébile chez le lecteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buchet Chastel, 75 pages !...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262349525866367?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262349525866367'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262349525866367'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/xavier-houssin.html' title='Xavier Houssin'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262335387648363</id><published>2006-07-11T13:09:00.000Z</published><updated>2006-07-11T13:09:22.200Z</updated><title type='text'>Méfie toi des fruits - Anna Rozen</title><content type='html'>Elle (sans prénom, laquelle tâche nécessite près de vingt pages pour planter le décor !) a un mari, un amant et un ex. Elle souhaite avoir un enfant avec l'amant, au grand dam de l'ex et dans le dos du mari. Elle rêve d'une osmose idyllique entre son amant, son homme et tous ceux qui comptent dans sa vie. Difficile !.. S'ajoute également un électron libre, Louis, le correspondant sans visage, qu'elle refuse de rencontrer. Car elle est l'esclave de ses désirs, fulgurants, omniprésents et envahissants !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, cela donne un joyeux melting-pot et un mélange savoureux et très original sur la théorie du Prince Charmant. Oui, tout ça pour ça - en conclusion. La fin est plus qu'hâtive, c'est franchement décevant. Jusqu'alors le roman était pétillant, donnait un ton fantasque et neuf. L'idée autour de prince charmant inexistant n'est pas nouvelle, mais Anna Rozen avait réussi à la présenter de manière différente, un rien excentrique. J'étais étonnament charmée par son bric-à-brac d'histoire, de romance, de nota bene de l'auteur herself, et des gens autour. C'était nouveau et pourtant la fin a un goût de va-que-je-te-pousse-vers-la-sortie. Dommage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai lu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262335387648363?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262335387648363'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262335387648363'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/mfie-toi-des-fruits-anna-rozen.html' title='Méfie toi des fruits - Anna Rozen'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262318626415397</id><published>2006-07-11T13:05:00.000Z</published><updated>2006-07-11T13:06:26.266Z</updated><title type='text'>Camping - Abdelkader Djemaï</title><content type='html'>Le jeune narrateur de "Camping", âgé de 11 ans, serait-il son auteur, Abdelkader Djemaï ? Cela n'a pas d'importance si oui ou non, finalement... Car dans ce roman, c'est l'histoire d'un souvenir d'enfance, de ses premières vacances au camping de La Marmite à Salamane, avec ses parents, ses deux soeurs. Un camping "zéro étoile", fait de bric et de broc, haut en couleurs, où l'on y rencontre un panel de personnalités fort originales : un garçon du même âge, Kinder Bueno, sa grand-mère fortunée dont le commerce florissant se terre sous sa tente, le gardien du camping, les pompiers, le vendeur de beignets, et aussi Yasmina, le coup de foudre, le premier amour ! En un été, le jeune garçon porte son regard amusé et lucide sur ses comparses. Au loin gronde la rumeur des futures élections, annonciatrices de grands chamboulements, mais pour l'heure c'est le mois de juillet, c'est l'été... Soleil, mer et indolence sont au programme. Dans un an, c'est promis, toute la famille du garçon reviendra au camping - mais l'ambiance aura changé...&lt;br /&gt;Petit livre, 120 pages, trop court mais drôle, touchant, attachant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Camping" est un pan du quotidien de l'Algérie, avant l'heure des religieux extrêmistes. Avant le chaos. Cet été est un moment de calme, de douceur, de clins d'oeil aux familles qui profitent de leurs vacances, avec leurs maigres moyens, avec leurs bidons d'huile, un foulard ou un journal sur la tête, la pudeur en plus de ne pas baigner cuisses et poitrines dans la mer... Vu par un enfant, ce portrait est beau et indulgent. Un peu nostalgique aussi, avant "l'été de cendres" (comme le conclue l'auteur). NB : Un livre du même nom est d'ailleurs paru cinq ans avant celui-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a class="undefined" href="http://dzlit.free.fr/djemai.html"&gt;Abdelkader Djemaï&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262318626415397?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262318626415397'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262318626415397'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/camping-abdelkader-djema.html' title='Camping - Abdelkader Djemaï'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262303420102544</id><published>2006-07-11T13:03:00.000Z</published><updated>2006-07-11T13:03:54.203Z</updated><title type='text'>Ceux d'à côté - Laurent Mauvignier</title><content type='html'>Claire et Catherine étaient voisines de palier, elles sont devenues amies, très proches et grandes confidentes. Puis, Claire a rencontré Sylvain et tous trois ont continué leur petit bonhomme de chemin, coudes serrés et nez au vent. Et puis, un jour, Claire est suivie par un inconnu jusque chez elle et se fait violer. Catherine, à côté, n'a rien entendu. Elle s'en veut mais tente aussi de redonner courage et espoir à son amie qui décide de déménager. Catherine constate ainsi le vide immense qui se recrée, qui la noie à nouveau. Trop, c'est trop. Plutôt tout, n'importe quoi.., que délaissée, abandonné - seule.Troisième roman de Laurent Mauvignier, qui ne brode pas dans la dentelle, son histoire est centrée autour du thème de la solitude où découlent souvent l'amertume, l'aigreur et la violence compulsive. On le constate à suivre cet homme - en fait l'agresseur de Claire. Il a beau se défendre, ce n'est pas sa faute, il n'empêche qu'il est malade. Que c'est un violeur !J'admire l'auteur d'avoir su si bien se mettre dans la peau de ce dernier, aussi bien que dans celle de Catherine, l'étudiante en musique, terriblement solitaire. C'est une histoire assez sombre, tranchante et affligeante, racontée par deux regards. Le constat de la solitude est immense, creuse un vide chez les personnages et terrasse leurs histoires, envahit le roman du début jusqu'à la fin. Les quelques pointes d'humour faites par Catherine tentent vainement de sauver la narration, mais le mal est là, ancré, déjà. C'est terriblement lourd, pesant et j'ai souhaité en finir très vite. Pourtant le style a de l'élégance et porte la garantie d'un grand potentiel. A suivre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;156 pages --- Début du roman &lt;a class="undefined" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/tg/detail/-/books/2707317667/excerpt/ref=ed_expt_dp_1_1/402-5688852-0224923"&gt;ICI&lt;/a&gt; sur Amazon ! ---&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262303420102544?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262303420102544'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262303420102544'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/ceux-d-ct-laurent-mauvignier.html' title='Ceux d&apos;à côté - Laurent Mauvignier'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262297192698152</id><published>2006-07-11T13:02:00.000Z</published><updated>2006-07-11T13:02:51.926Z</updated><title type='text'>Mentir vrai - Gisèle Fournier</title><content type='html'>Jeanne rencontre dans la rue la perfide Anne, une amie qui ne lui veut pas du bien en lui racontant certaines choses sur Simon, son ancien compagnon. Cet homme, Jeanne l'avait rencontré chez Anne et avait été à la fois séduite par lui tout en se sentant menacée. Effectivement, sa relation avec lui, même si elle a su lui apporter quelques bases reposantes, a vite viré vers de vieilles angoisses et des cauchemars de l'enfance qui se sont réveillés.Le mensonge dans le roman de Gisèle Fournier est édulcoré, malaxé et amadoué. Mentir pour polir, poncer, arrondir les angles. C'est ainsi que conçoit les choses, Simon. Mais Jeanne, trop meurtrie d'avoir gardé le silence pour arranger la vérité, accepte difficilement de partager sa vie avec lui. De la sorte. Alors, au prix de gros efforts, malgré l'amour, elle apprend à le quitter, en dépit du passé qui reflue. Sur un ton grave, presque dans l'urgence, au bord de la folie, Jeanne sauve sa peau. Beau roman, dans la lignée des histoires imaginées par son auteur, même si les passages sur l'oncle auraient mérité d'être plus creusés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercure de France, 136 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lu aussi par Amandine : &lt;a class="undefined" href="http://chez.blogspirit.com/archive/2005/12/08/mentir-vrai-gisele-fournier.html"&gt;Clic&lt;/a&gt; !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262297192698152?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262297192698152'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262297192698152'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/mentir-vrai-gisle-fournier.html' title='Mentir vrai - Gisèle Fournier'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262274132254096</id><published>2006-07-11T12:57:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:59:01.326Z</updated><title type='text'>Le musée du silence - Yôko Ogawa</title><content type='html'>Cela ressemble à un conte avec les personnages principaux simplement nommés par leur fonction : la vieille dame, la jeune fille, le jardinier, la femme de ménage et le narrateur, un muséographe qui débarque avec son maigre bagage dans ce village isolé. Il est fraîchement embauché pour tenir le rôle de celui qui va organiser le projet ambitieux de la vieille dame, à savoir "Le Musée du Silence". Dans ce lieu, en fait, la vieille dame, acariâtre et autoritaire, a décidé de consigner et d'exposer tous les objets qui concernent tous les morts du village. Mais plutôt d'un héritage dans les normes, d'un don confié par les proches parents, la vieille dame s'est toujours appliquée à prendre elle-même l'objet qui caractérise le défunt. Cela ressemble à du dépouillage, mais la vieille dame s'emporte et avance sa propre théorie sur les liens sacrés des objets à leurs propriétaires. Bref, le muséographe, d'abord maladroit et mal à l'aise, va prendre part à ce "trafic" et s'échiner à sa tâche. Entre-temps, des événements saugrenus arrivent, comme des meurtres en série, une explosion terroriste, des lettres sans réponse ou un Prédicateur du silence mystérieux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les personnages sont à l'image du roman : étranges, suspects et ambigus. Il y a une ambiance de froid, par l'hiver persistant, et de moiteur, par l'été soudain et étouffant. Puis, il y a l'atmosphère surréelle de ce village, de ses habitants et des morts en cascade. A cela, l'idée de "dépouiller des morts" tend résolument à étiqueter cette histoire de macabre et morbide. Mais tout reste "à la surface", l'histoire manque un peu de profondeur et surtout de chaleur. J'avais déjà lu "Hôtel Iris" de Yoko Ogawa et j'avais été charmée par son écriture lumineuse. Ici, la magie n'est pas la même. Cela reste étrangement attirant, mais un rien pêche pour ravir complètement. Sombre, austère et lugubre sont plutôt les mots clés de ce "Musée du Silence". Un peu décevant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;316 pages, Babel (poche).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques sources :&lt;br /&gt;&lt;a class="undefined" href="http://www.orient-extreme.net/index.php?menu=litterature&amp;sub=critiques&amp;amp;article=10"&gt;Orient Extrême&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a class="undefined" href="http://www.plathey.net/livres/japon/ogawa.html"&gt;Littérature japonaise&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a class="undefined" href="http://www.larevuedesressources.org/imprimer.php3?id_article=246"&gt;La revue des ressources&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a class="undefined" href="http://www.avoir-alire.com/spip/article.php3?id_article=3524"&gt;Avoir-Alire&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262274132254096?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262274132254096'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262274132254096'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/le-muse-du-silence-yko-ogawa.html' title='Le musée du silence - Yôko Ogawa'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262261874572409</id><published>2006-07-11T12:52:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:57:09.913Z</updated><title type='text'>Susan Minot</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Extase - Susan Minot&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le point le plus interpellant du roman, sans conteste, est cette scène unique d'un homme et d'une femme dans une chambre, lui allongé sur le dos, le regard vague, elle la bouche collée à son entre-jambe... Et la scène de se dérouler du début à la fin, en quelques 160 pages ! Une prouesse ! Pourtant ce roman de Susan Minot n'est pas un livre érotique, loin de là. Certes il se gratine quelques détails "sexuels" mais qui tournent évasivement autour de cette (longue) fellation, histoire que le lecteur n'oublie pas le décor ! Ensuite, c'est une histore somme toute banale : un homme et une femme viennent de se retrouver, il ont été amants par le passé mais leur liaison a capoté. Lui vivait avec une autre, et elle exigeait de plus en plus d'exclusivité. Leur histoire s'est soldée de hauts et de bas et chaque réconciliation s'est conclue au lit ! Pour le coup actuel, lui vit séparé de cette Vanessa depuis plusieurs mois, elle s'en doute un peu, mais ce qu'elle ne sait pas c'est qu'il ira la retrouver après, comme toutes les autres fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alternativement l'auteur fait partager les pensées de Benjamin et Kay. Ils sont tous deux plongés dans le flot de leurs réflexions, et nullement à leur affaire ! Pour l'expliquer, l'auteur laisse entendre qu'il est préférable d'avoir la tête ailleurs pour rester concentré ! C'est comique, mine de rien ! Mais aussi pathétique, car quand Kay défile le film de son aventure avec Benjamin, c'est une parade misérable de promesses non tenues, de lendemains tristounets, de solitude et d'isolement. Et quand elle croyait s'en être détachée, c'est plus fort qu'elle, ce type, elle l'a dans la peau ! Alors que pour Benjamin, homme bouffi d'auto-suffisance, il se rend compte combien il n'a jamais cessé d'aimer Vanessa, sa compagne depuis onze ans ! Pour Kay, les choses semblent être différentes : plus de l'affection, à la limite de la pitié, presque de la fatalité !Aaaahh ! les hommes sont inconstants ! "Les hommes et les femmes ne sont pas foncièrement différents dans leurs attentes, mais quand même... Ce sont leurs attitudes qui diffèrent. " Susan Minot souligne le cruel paradoxe entre l'homme et la femme, leurs façons respectives d'appréhender toute relation humaine et l'acte sexuel. C'est effarant, certes dérangeant par instants, mais c'est bien écrit, bien pensé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Susan Minot est entrée en littérature à 30 ans avec Mouflets. Ce premier roman, traduit en douze langues et qui lui valut le Prix Femina étranger 1987, évoquait avec une tendresse pudique les moments forts, sans doute autobiographiques, d'une enfance américaine dans une famille nombreuse. L'écrivain a ensuite exploré divers registres dans les nouvelles de Sensualité, l'intrigue romanesque de La Vie secrète de Lilian Eliot, le bilan d'une vie de Crépuscule, où elle entrecroisait avec virtuosité plusieurs thèmes autour du temps qui passe et du bonheur évanoui.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Crépuscule - Susan Minot&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;En presque 350 pages, Susan Minot fouille les mémoires de son personnage, Ann, mourante d'un cancer à seulement une soixante d'années. Des pensées confuses et alimentées par la fièvre de sa maladie, Ann hallucine, bredouille, rêve.. Elle replonge en juillet 1952, quelques jours dans sa jeunesse, pour le mariage de son amie Lila. A cette occasion, le petit groupe d'amis dont elle faisait partie se retrouve dans le Maine, à rire, compter fleurette et cultiver l'insouciance. Elle y fait la rencontre d'Harris Arden - différent du reste. De cet amour, Ann n'en guérira jamais car seuls deux ou trois jours ont soldé cette amourette. Pourtant elle marquera à vie ! En dépit du temps, des maris, des enfants et de la maladie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai souvent considéré Susan Minot comme l'héritière de Sylvia Plath et Laurie Colwin. Un regard vif, une plume sèche mais enlevée, des histoires simplettes avec toujours une profondeur d'âme chez les héroïnes... Souvent l'introspection donne de l'eau au moulin et dans le cas de "Crépuscule" le procédé est assez bien mené, même s'il peut déconcerter certains lecteurs. La narration n'est jamais linéaire, les voyages dans le temps incessants. Les souvenirs de 52 ont un peu une image fitzgeraldienne, donc assez plaisante et batifoleuse. Pourtant il y a un drame derrière cette palissade. On le découvre vers la fin, évidemment. Par contre, j'ai moyennement apprécié la référence à "Wuthering Heights" d'Emily Brontë, lorsque Ann s'exclame "Harris, c'était moi" - j'avais le goût du sacro-saint "I am Heathcliff". Bof ! Seul point négatif, et aussi un sentiment de quelques longueurs. Sans quoi, ce roman se lit de bout en bout avec plaisir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La vie secrète de Lilian Eliot - Susan Minot&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Avec ce roman, Susan Minot m'a fait instinctivement penser à Edith Wharton et Henry James ! L'histoire débute à Boston, en 1917, chez une famille bourgeoise, les Eliot. La jeune Lilian, réputée sérieuse et raisonnable, fait la connaissance de Walter Vail, un new-yorkais en visite chez des proches. Il doit partir en Europe pour la guerre mais promet à la jeune fille de lui écrire et lui revenir. Car tous deux se sont découverts, lui a fait palpiter le coeur de la jeune fille, elle vit le reste de ses jours dans l'attente de son retour. Lequel ne viendra jamais ! Walter est resté en France... dit-on. D'abord le coeur brisé, Lilian va apprendre à tourner la page et s'unir à Gilbert Finch, un garçon silencieux et mélancolique. Mais Walter Vail n'est jamais très loin !..&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La trame de "La vie secrète de Lilian Eliot" repose sur les mêmes schémas jamesiens et whartoniens - une rencontre entre un séducteur et une jouvencelle, une séparation et des élans du coeur que des centaines de pages tentent d'apaiser ! Susan Minot se fait ce plaisir, surtout au début. Car j'ai trouvé que vers le milieu du roman (qui correspond à la seconde partie) l'histoire va s'alourdir et perdre de cette influence (qui rejaillira vers la fin, ouf!). Toutefois, contrairement à H. James et E. Wharton, Susan Minot n'a pas du tout cultivé l'ironie et le cynisme, non plus d'humour. Tout est au premier degré, exaltant et divagant. Lilian aime, se tait, souffre, pleure (?). Gilbert est son pansement, pour le meilleur et pour le pire. Walter est la figure vile et prédatrice, autour d'eux la petite société bostonienne du début du 20ème siècle, pincée et raffinée, guindée et constipée... bref un délice !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;355 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262261874572409?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262261874572409'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262261874572409'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/susan-minot.html' title='Susan Minot'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262223352044370</id><published>2006-07-11T12:49:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:50:33.523Z</updated><title type='text'>Vie amoureuse - Zeruya Shalev</title><content type='html'>En rencontrant Arieh, l'ami de son père, qui a deux fois son âge, Ya'ara ignore encore qu'elle va bousiller sa vie en laissant libre cours à son attirance, son envie de lui. Séduite, elle guette un signe, un geste pour se jeter à corps perdu dans cette relation incohérente. Elle perd pied, elle néglige tout : son mari, sa famille, sa carrière, son amour propre... C'est le portrait d'une femme, amoureuse ?.. Plutôt indécise, attachée, intriguée et envoûtée. Sa passion pour cet homme, imparfait et grossier, est destructrice, mais Ya'ara le veut, lui et personne d'autre.Je dois avouer que la seconde moitié du roman m'a complètement échappé. J'ai été agacée par les choix de Ya'ara que je trouvais inconsistante et inconséquente. Entre ses résolutions et ses actes, il n'y a pas de lien. La jeune femme suit son coeur - j'hésite ? Elle suit un besoin irrépressible, répond à une absurdité de son désir. Elle-même ignore pourquoi elle est si contradictoire. Dans le fond, en approchant cet homme, elle se rapproche de ses parents, qu'elle saisit mal. Elle croit ainsi comprendre qu'ils lui cachent quelque chose. Mais avant de le découvrir, Ya'ara va s'user les nerfs, et honnêtement les nôtres avec, car sa valse d'hésitation et son manque de rigueur agacent. Pourtant, l'auteur sauve son histoire grâce à son écriture, parfaitement maîtrisée, saisie au plus juste, trouvant le bon mot au bon moment, apportant une grâce au plus grotesque, plus graveleux des apparences ! Ce livre n'est sans doute pas le meilleur de Zeruya Shalev mais garantit son potentiel !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Traduit de l'hébreu. 350 pages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a class="undefined" href="http://www.franceisrael.info/articles.php?id=232&amp;rub=5"&gt;Comment vivre après un attentat ?&lt;/a&gt;  par Zeruya Shalev&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262223352044370?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262223352044370'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262223352044370'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/vie-amoureuse-zeruya-shalev.html' title='Vie amoureuse - Zeruya Shalev'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262162202472242</id><published>2006-07-11T12:39:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:40:22.026Z</updated><title type='text'>Gordon - Edith Templeton</title><content type='html'>Londres, 1946 : Louisa, vingt-huit ans, rencontre dans un bar un homme aux yeux gris qu'elle va suivre chez lui, dans sa maison, où elle deviendra son amante brutalement sur le banc du jardin. Au cours des mois qui vont suivre, la liaison entre Louisa et "Gordon" va s'étirer sur le tempo sacré et incompréhensible du sexe, de la cruauté et la destruction. Ce que lui inflige cet homme est "insupportable", douloureux et en même temps il remplit la jeune femme de béatitude. Elle souffre, mais elle aime ça. Il la domine, mais elle semble se donner à plein corps, de son plein gré, "en esclavage".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les scènes entre Louisa et Gordon ne manquent pas de perversion. C'est très choquant et révoltant. Impossible d'y comprendre goutte. Cet homme est plus âgé qu'elle, il est psychiatre et se régale à la questionner des heures sur sa chevelure (qu'elle porte longue), son passé amoureux (elle a été mariée), ou ses rêves. Louisa s'emporte, en vain car elle donne à chaque fois satisfaction. Elle plie, courbe l'échine. Il l'appelle "ma douce petite", même après l'avoir violé dans un quartier lugubre, comme si de rien n'était... Bref, c'est inqualifiable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce roman d'Edith Templeton est autobiographique. Paru en 1966, il a longtemps été sous le couvert de la censure. Pas étonnant ! Il faut s'accrocher, j'ai trouvé, pour venir à bout de cette histoire. Elle est glauque, un tantinet grotesque mais fatalement fascinante : qu'est-ce qui pousse ces amants à se déchirer de la sorte ? Le rapport de sadisme est impressionnant, décrit avec minutie. Le livre apporte aussi un témoignage sur une amoureuse contentée par la violence combinée à l'acte sexuel. Toutefois, on devine qu'un tel rapport ne peut gratifier ses auteurs, lesquels sont condamnés. A quoi ? La torture, la destruction.. la mort ? Voilà un roman bien sulfureux, nébuleux et forcément dérangeant. J'affiche une mine déconfite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;244 pages, Robert Laffont&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rencontre avec l'auteur, Edith Templeton, 87 ans, misogyne et fière de l'être. (Attention, certains passages de cet article sont de nature à heurter les sensibilités féministes) :  &lt;a class="undefined" href="http://www.edicom.ch/magazine/femina/epoque/pr_templeton.shtml"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262162202472242?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262162202472242'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262162202472242'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/gordon-edith-templeton.html' title='Gordon - Edith Templeton'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262154858758765</id><published>2006-07-11T12:38:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:39:08.590Z</updated><title type='text'>La confession impudique - Junichirô Tanizaki</title><content type='html'>Un couple tente de ranimer la flamme en excitant et stimulant le jeu délicat de la jalousie. Mariés depuis plus de vingt ans, Ikuko et son époux sont tombés dans une routine, surtout que l'homme (d'une cinquantaine d'années) découvre que tout effort l'affaiblit et l'épuise considérablement. Or, la femme a des besoins insatiables, des envies jamais assouvies. Suite à une première ivresse, Ikuko perd connaissance et s'endort dans son bain ! Le mari, aidé par Kimura (préalablement prévu pour devenir le gendre idéal de leur fille, Toshiko) va vite nourrir une sensation d'exaltation en exploitant cette présence attirante. D'ailleurs, ça marche : sa femme et lui tombent en symbiose sexuelle, un stade jamais atteint depuis leur nuit de noces !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela peut paraître malsain et "cochon", pourtant le contenu est bien loin d'être aussi déluré ! D'abord, ce roman a été publié en 1956 et, rien que par son sujet, faisait un grand bond en avant dans le domaine érotique. Puis, l'auteur est japonais, avec toute l'implication classique et de réserve qu'on attribue à cette culture. Enfin, alors que les romans contemporains n'hésitent pas à appeler un chat "un chat", chez Tanizaki on parle de "la chose" sans jamais la nommer ! Je dois d'ailleurs avouer avoir ressenti quelque étonnement à cette narration, me demandant s'il s'agissait bien de la même "chose" à laquelle je pensais. Sans paraître pour une idiote, c'est simplement que le style, de toute beauté, est très pudique, même si son propos, paradoxalement, déballe, dévoile, "ose" !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai donc beaucoup aimé - il s'agit d'une histoire de séduction éternelle, avec l'utilisation d'outils peu orthodoxes, loin de toute moralité, et qui flirte avec le péril de la "limite". L'homme et la femme écrivent tout deux des journaux, qu'ils se cachent l'un à l'autre, tout en voulant que ce soit lu ! Ambivalent jusqu'au bout, donc. Junichiro Tanizaki a pour cela une technique toute fascinante ! Tout n'est que subtilité, on parle d'ailleurs de Tanizaki comme l'écrivain de "l’empire des sens" ! Les frontières sont infimes entre la volupté, le plaisir, la jouissance et la souffrance. Adepte du mentir-vrai romanesque, Tanizaki est l'écrivain à la fois classique et excentrique, sage et subversif, exerçant sur le lecteur un irrésistible attrait. Je n'ai qu'un mot à ajouter : lisez-le !&lt;br /&gt;Folio, 196 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262154858758765?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262154858758765'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262154858758765'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/la-confession-impudique-junichir.html' title='La confession impudique - Junichirô Tanizaki'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262146119332567</id><published>2006-07-11T12:36:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:37:41.196Z</updated><title type='text'>Derrière le masque - Louisa May Alcott</title><content type='html'>Pas facile d'imaginer que Louisa May Alcott pouvait être l'auteur d'autres romans que son très célèbre "Les quatre filles du docteur March" !.. Pourtant, l'auteur s'est essayée à d'autres histoires moins niaises et candides, sous pseudonyme, notamment avec "Derrière le masque". Louisa May Alcott était fondue de romans noirs, de théâtre et de romances glauques. Dans ce roman, elle met en scène Jean Muir, dix-neuf ans, blonde et fragile, qui traîne sa frêle silhouette maladive chez les Coventry pour devenir gouvernante de la famille. La jeune fille et ses secrets intriguent, en opposition à la figure indolente et narquoise du jeune héritier. Toutefois dès la fin du premier chapitre l'auteur n'hésite pas à dévoiler que Jean Muir est une intriguante ! Quels desseins, quelles noirceurs, quels mystères l'auréolent ? Tout reste à découvrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et effectivement cette histoire de manipulation féminine est intéressante et s'inscrit dans la grande tradition des romans noirs de la fin du 19ème siècle. Wilkie Collins est évoqué, mais "Derrière le masque" n'est pas un livre de référence, inoubliable. Sa lecture est charmante, gentillette. Le portrait du cercle bourgeois des Coventry est observé avec acuité, sans ironie, mais j'hésite à croire à une volonté de démontrer la vulnérabilité féminine qui décide de se venger de leur triste sort en la personne (symbolique) de Jean Muir ! La jeune femme garde des traits diaboliques (mais j'ai déjà remarqué que c'était une exigence chez L.M. Alcott, pour avoir lu un autre roman, "pour le meilleur et pour le pire"). "Derrière le masque" reste un roman de "second plan", pas un classique, juste une illustration légèrement floue d'une littérature de l'époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joelle Losfeld, 200 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262146119332567?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262146119332567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262146119332567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/derrire-le-masque-louisa-may-alcott.html' title='Derrière le masque - Louisa May Alcott'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262137532163109</id><published>2006-07-11T12:35:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:36:15.323Z</updated><title type='text'>Plus jamais comme avant - Dani Shapiro</title><content type='html'>Family history - Dani Shapiro&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le drame que va vivre Rachel Jensen est celui silencieux et sournois de nombreuses familles, en somme. A près de quarante ans, Rachel attend son deuxième enfant. Elle est mariée à Ned, bel homme et professeur apprécié dans son collège, tout roule à merveille entre eux deux. Mais depuis un an, leur fille Kate, alors âgée de treize ans, est rentrée de colo d'une humeur maussade. Crise de l'adolescence, pronostiqueront nombreux de leurs amis et entourages. Pourtant, une spirale infernale va se déclencher : vicieuse, coulante et irréparable. C'est en se retrouvant seule dans leur foyer autrefois familial et idyllique que Rachel va revivre ses jours du passé, entrecroisés par le présent, pour tenter de comprendre et savoir pourquoi rien n'est et ne sera plus jamais comme avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une gamine caractérielle peut-elle déclencher autant de cataclysmes ? "Un mensonge... Pour Kate, c'était sans doute peu de chose, un truc qu'elle avait laissé échapper, enfermée dans le bureau de son psychiatre comme dans un cocon dont elle croyait que rien ne sortirait. Une gamine de de quatorze ans songe-t-elle aux conséquences ? Pour elle, c'était une façon d'expérimenter une idée, de relâcher le garrot de culpabilité et de honte qui lui serrait la gorge. Alors que nos vies volaient en éclats tout autour de nous, je reconnaissais en elle l'enfant, complètement inconscient du mal qu'il fait." Cette histoire de famille est plus celle d'un drame de faits-divers triste et invraisemblable. Il y a des points agaçants, des envies de refaire le monde et réécrire les chapitres. Pourtant, comme dit l'un des personnages en cours de roman, c'est difficile d'être parents, d'élever un enfant. Cette histoire montre combien les choses peuvent facilement nous échapper, faire boule de neige. Frappant, ahurissant et compatissant, le roman de Dani Shapiro baigne parfois dans une théâtralité facile, plus clémente si elle avait été un peu arrondie. C'est une lecture facile, inquiétante et où le lecteur se pose beaucoup de questions. L'histoire se met en place lentement, attisant la curiosité bien forcément. Plaisant de bout en bout, malgré les petits défauts d'une fin toute américaine !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;320 pages ** ce roman est paru chez France Loisirs sous le titre "plus jamais comme avant" **&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Site de l'auteur : &lt;a class="undefined" href="http://www.danishapiro.com/"&gt;Dani Shapiro&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262137532163109?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262137532163109'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262137532163109'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/plus-jamais-comme-avant-dani-shapiro.html' title='Plus jamais comme avant - Dani Shapiro'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262130529963159</id><published>2006-07-11T12:33:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:35:05.300Z</updated><title type='text'>La villa des mystères - Federico Andahazi</title><content type='html'>C'est l'histoire d'une génèse, oui. Aussi bien celle de "Frankenstein" mais surtout du moins connu et plus ténébreux "Le Vampire" de Polidori. Ce dernier est, dans ce roman de Federico Andahazi, encore jeune secrétaire de Byron, poète "maudit" et sulfureux, exilé d'Angleterre dans cette villa au bord du lac Léman. Entre ces quatre murs, se trouvent aussi réunis Mary et Percy Shelley, et Claire Clairmont, assez pâlotte et souffreteuse. Il faut dire que les événements se passant dans cette villa sont d'ordre orgiaque. Au point de davantage penser à une ambiance érotique, plus que de science-fiction !Bref, Polidori, présenté comme un personnage assez maladivement jaloux, complexé et haineux, va recevoir des lettres d'une certaine Annette Legrand qui lui propose un bien étrange contrat. Polidori, opportuniste et désespéré, va sauter sur l'occasion pour prouver à l'assemblée de ses hôtes (pour lui, arrogants) qu'il est tout autant capable de répondre au défi lancé par Byron - écrire une histoire "épouvantable".La lecture de "La villa des mystères" est surprenante tant elle se "dévore". D'autre part, ce sens de "dévorer un livre" prend une signification "particulière" dans l'histoire. Purement fictive, mais palpitante, angoissante, ahurissante et exaltante. La conclusion du roman offre aussi un agréable et saisissant épilogue. Très bonne lecture, donc.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262130529963159?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262130529963159'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262130529963159'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/la-villa-des-mystres-federico-andahazi.html' title='La villa des mystères - Federico Andahazi'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262121069234203</id><published>2006-07-11T12:32:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:33:30.693Z</updated><title type='text'>Une relation dangereuse - Douglas Kennedy</title><content type='html'>En mission au Moyen-Orient, Sally rencontre Tony. Elle est reporter au Boston Post, il est journaliste au Chronicle. Elle est pétillante, il est charmeur. Elle est célibataire, lui aussi. Ce qui doit arriver arrive : coup de foudre. Mais Sally ignore que le rêve va virer au cauchemar. Et que le pire viendra de celui qu'elle pensait pourtant bien connaître, son mari...&lt;br /&gt;Honte à moi et je ne doute pas que l'opprobre général va s'abattre sur moi quand les fidèles lecteurs de Douglas Kennedy vont découvrir mon commentaire ! Car j'ai lâché le livre, pas moyen de m'y faire ! Je n'aime pas. D'emblée, j'ai un méchant goût de démarrage à la Barbara Cartland, quand les deux personnages se rencontrent en territoire houleux, bousculé et "trépidant". Je dois dire que ce n'est franchement pas ma tasse de thé ! Cela me laisse déconfite car c'était là le premier roman de cet auteur que j'essayais de lire. Alors, mauvaise pioche ? Ou ce genre de lecture ne serait-il pile poil pas pour moi ? Je penche pour la deuxième solution.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262121069234203?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262121069234203'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262121069234203'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/une-relation-dangereuse-douglas.html' title='Une relation dangereuse - Douglas Kennedy'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262113475976544</id><published>2006-07-11T12:31:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:32:14.760Z</updated><title type='text'>L'une est l'autre - Daniel Sada</title><content type='html'>Pour l'histoire, rien de sensationnel : Gloria et Concepcion, "des calques effrayants", entretiennent l'illusion d'une seule et unique fiancée, "celle de ses rêves", à un pauvre diable de ranchero carrément niais ! Moi j'ai surtout beaucoup apprécié la présentation des personnages, je ne sais pas si le terme "loufoque" convient le mieux, mais j'apprécie la volonté d'humour, de dérision et d'ironie dans le texte. Le narrateur s'amuse, il n'a pas sa langue dans sa poche, il se permet d'intervenir, de présenter la situation, de s'accaparer les protagonistes et les mettre sous son aile. Il est à la fois tendre et moqueur ! C'est clair que le personnage d'Oscar offre à l'auteur un véritable défouloir : c'est le comble de la goguenardise par excellence ! Le type hâbleur, "parfumé jusqu'à la nausée, costumé de vert et la raie partageant le crâne" !!! On voit d'ici la scène ! On se tord de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bah oui, j'ai beaucoup ricané à la lecture de "L'une est l'autre". J'ai trouvé une fraîcheur et une tonalité pétillante, certes le texte s'agrémente de quelques lourdeurs gonflantes, notamment une entrée en matière un peu longuette et rasante. Mais cette histoire est perfide à souhait, je pense que c'est ce qui m'a enthousiamée. Il y a d'abord le couple des soeurs, des conspiratrices en mal de sensations amoureuses, l'une double l'autre, et l'autre endort son double pour mieux atteindre l'harmonie entre elles. J'ai notamment aimé les résumer à "l'argutie féminine" - subtiles et pleines de finesse ! Un autre personnage très attachant : la tante ! Elle les pousse à se trouver un mari et les inonde de lettres, dont l'une d'elles porte en gros cette exclamation : "Mariez-vous sans délai, espèces de demeurées" ! La palme d'or pourrait revenir au prétendant, Oscar, qui offre au lecteur une perle en formule ampoulée pour la demande en mariage : " Je vous demande votre main pour cheminer ensemble vers l'autel ". En bref, beaucoup de cocasserie, de burlesque et de gouaillerie dans ce livre ! J'ai passé un agréable moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les allusifs, 120 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262113475976544?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262113475976544'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262113475976544'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/lune-est-lautre-daniel-sada.html' title='L&apos;une est l&apos;autre - Daniel Sada'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262107078660748</id><published>2006-07-11T12:30:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:31:10.786Z</updated><title type='text'>Une mère amoureuse - Judy Feiffer</title><content type='html'>C'est l'histoire d'une île, Pequod, au large du Massachussets. C'est celle aussi d'un trio, la belle Claire et ses chevaliers servants, les cousins Hurley, Finn et Joe. C'est un destin à la Cosette, quand Claire a passé son enfance à fouiller les décharges pour se vêtir et se nourrir, à danser et chanter dans la rue pour glaner quelques dollars. C'est enfin la rencontre avec deux amoureux transis qui se concrétise par un pacte avec le diable : Claire épouse Finn, amant éperdu de la belle, qui est amourachée de Joe, lequel voue une loyauté paralysante pour son cousin... Alors Finn conclue de marier Claire qui fréquentera à sa guise Joe, balayant ainsi toute jalousie dans leur rapport triangulaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, cette combinaison est très fragile et délicate. Nul ne peut parer aux failles, ni même Joely, l'enfant de Claire et Finn. "Une mère amoureuse" est un roman un peu exalté sur une femme trop romantique et passionnelle, plus amante que maman. D'ailleurs sa fille est plus une confidente qu'une enfant ! On peut ainsi juger sévèrement le comportement de Claire qui pense que sourire suffit à séduire et ça fait tourner le monde. Mais son charme provoque des ravages au-delà des élans du coeur, des je-t'aime-moi-non-plus etc.Joely raconte l'histoire de ses parents et de Joe Hurley, pour lequel son coeur bat aujourd'hui. Cela paraît insensé ? Oui, je l'accorde. Ce roman s'emballe un peu trop et son histoire frôle les limites de l'exubérance plus d'une fois !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quai Voltaire, 159 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262107078660748?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262107078660748'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262107078660748'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/une-mre-amoureuse-judy-feiffer.html' title='Une mère amoureuse - Judy Feiffer'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262100986791644</id><published>2006-07-11T12:28:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:30:09.870Z</updated><title type='text'>Le manuscrit de Jonah Boyd - David Leavitt</title><content type='html'>Californie, 1969, repas de Thanksgiving chez le couple Wright où sont conviés l'écrivain Jonah Boyd et son épouse Anne. Boyd dévoile les premières pages de son nouveau roman, rédigé dans des petits carnets qu'il a la fâcheuse tendance d'égarer. Ce soir-là, d'ailleurs, c'est la dernière fois qu'ils apparaissent. Dès le lendemain, plus de traces du manuscrit !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mésaventure de Jonah Boyd, associée au sort des Wright et d'Anne Boyd, est narrée par la secrétaire d'Ernest Wright - Judith "Denny" Denham, trente ans à l'époque, célibataire enrobée et transparente, qui sert un peu de faire-valoir à la maîtresse de maison, Nancy. C'est elle, la spectatrice, la dépositaire de tous les secrets, confidences, révélations, etc. Il y a un avant ET un après. Le récit de Denny ne laisse rien de côté, jusqu'à mener elle-même une enquête de plus en plus effarante.Le sort des carnets n'est qu'un fil rouge dans ce roman. J'ai trouvé qu'il s'agissait plus d'une chronique d'une famille américaine installée dans un quartier réservé au personnel de l'université de Wellspring, Californie. La fabuleuse maison qu'habite les Wright est également au coeur du sujet. Elle nourrira les ambitions des uns et des autres. D'un autre côté l'histoire de ce "manuscrit perdu" révèle également la mécanique de la création littéraire, les espoirs, les désillusions et les rêves insensés pour décrocher la timbale. Au sein de la famille Wright, le jeune Ben tente de percer dans l'édition, devenir d'abord poète, puis écrivain reconnu. Sa soif de reconnaissance est à la fois avide et désespérante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais plus que le portrait de cette famille, Denny rend vie à une époque - 1969 et années 70. Elle met aussi en avant son statut de "secrétaire", personnage de l'ombre diantrement efficace, le rouage indispensable du moteur. Mais avec le recul qu'elle s'est imposée (soit trente ans pour revenir sur ce repas de 69) Denny semble plus maligne qu'on ne le pense. Finaude, réfléchie, intriguante... elle semble avoir oeuvré dans les coulisses pour parvenir à son but. Quel est-il ? Il faut le lire pour le savoir ! Car ce roman, construit avec brio, tient en haleine et pousse son lecteur à connaître la suite. Pas mal du tout, à lire pour découvrir.&lt;br /&gt;270 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262100986791644?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262100986791644'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262100986791644'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/le-manuscrit-de-jonah-boyd-david.html' title='Le manuscrit de Jonah Boyd - David Leavitt'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262091334328929</id><published>2006-07-11T12:27:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:28:33.343Z</updated><title type='text'>Hôtel Iris - Yôko Ogawa</title><content type='html'>L'histoire est celle d'une rencontre entre un homme âgé et une fille toute jeune. C'est par un soir de presque été que tout commence, un esclandre éclate à l'Hôtel Iris entre une prostituée et son client dont seule "la résonnance de l'injonction" va frapper et obséder la jeune Mari, à la réception de cette maison tenue par sa mère. Cet homme, âgé et silencieux, va donner à la jeune fille le tournis : elle va le suivre, l'épier et se laisser aborder. Traducteur d'un roman russe, il vit au large d'une petite île, loin de toute civilisation, avec l'auréole de quelques scandales courant à son sujet, dont la mort suspecte de sa première épouse... Qu'importe pour Mari, elle se jette à coeur et corps perdus dans une relation qui lui donnera du plaisir en même temps que de la douleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Relation malsaine, où le rapport de domination se dispute la préférence à celui de la soumission, Mari et le traducteur vivent dans une bulle, loin de l'attitude conventionnelle édictée par la mère de la jeune fille, s'échinant à lui coiffer ses beaux cheveux noirs en un chignon impeccable, imbibé d'huile de camélia. Poupée fragile sous une cloche de verre, Mari tente de comprendre son attirance pour le traducteur : "Plus la chair au service de laquelle je suis est laide, mieux c'est. Cela me permet de me sentir vraiment misérable. Lorsqu'on me brutalise, lorsque je ne suis plus qu'un bloc de chair, naît enfin au fond de moi une onde de pur plaisir.". "Hôtel Iris" n'est pas juste un roman autour d'un rapport SM, l'écriture lumineuse de Yôko Ogawa transporte le récit au-delà des marges de la vulgarité et du graveleux. Au contraire, l'auteur a pris le parti de faire jour sur la personnalité troublante et ambivalente de la jeune Mari, dix-sept ans. Pour l'histoire d'amour, par contre, on repassera...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En poche, J'ai lu, 158 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262091334328929?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262091334328929'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262091334328929'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/htel-iris-yko-ogawa.html' title='Hôtel Iris - Yôko Ogawa'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262085499207824</id><published>2006-07-11T12:26:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:27:34.993Z</updated><title type='text'>Portrait de classe - Tobias Wolf</title><content type='html'>En ouvrant "Portrait de classe", on plonge instantanément dans l'ambiance décalée d'un pensionnat ultra-chic de la Nouvelle Angleterre, début des années 60. Au bout de la plume, le narrateur, en sixième année d'étude en cet automne 1960, livre une histoire introspective, sur cette année particulière. Alors étudiant boursier, un parmi tous ces étudiants arrogants, cordiaux, cultivant la nonchalance calculée, chérissant la littérature et l'écriture, au point d'organiser des concours pour rencontrer des auteurs. Or, ces concours exacerbent certaines passions, brouillent l'esprit de création, reléguée après l'esprit de compétition, de secrets, de combines, de non-dits, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On aimerait penser à un ersatz du "Cercle des poètes disparus", ces jeunes soumis au code de l'Honneur, confinés à réussir, travailler, étudier, être le meilleur. Mais dans "Portrait de classe", ce groupuscule d'étudiants imbus d'eux-mêmes vivent au grand jour cette ivresse pour la création littéraire. Au fil de l'année, les auteurs interviennent : le poète Robert Frost, la sulfureuse et féministe Ayn Rand, et l'éminent Hemingway. A chaque fois, le narrateur affûte sa plume, aspirant à obtenir l'honneur suprême d'être l'Elu, choisi parmi tous. Ils tâtent ainsi de la muse, tombent dans la spirale de la folie, de l'insomnie, de la page blanche... bref l'esprit de création combiné à celui de compétition ne fait pas bon ménage !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Portrait de classe", en plus de dessiner une ambiance, une éthique et des déviances, n'hésite pas à absorber le lecteur dans cet univers de création et du goût de l'écriture. L'auteur sait choisir ses mots, soigne son style, sa ponctuation, boudant le principe de signifier un dialogue parmi la narration, brouillant volontairement les pistes. Tobias Wolff a de la classe ! Son roman, malgré les trois derniers chapitres, certes nécessaires pour la rigueur de l'histoire, mais moins intéressants dans la continuité, est un livre lumineux, pétri d'intelligence, porté par un narrateur très peu humble mais bourré d'auto-suffisance, de vanité et d'orgueil. Un livre qui démontre les processus de création, la morgue estudiantine et l'inaptitude de se remettre en question. A lire, tout simplement !!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plon, 212 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262085499207824?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262085499207824'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262085499207824'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/portrait-de-classe-tobias-wolf.html' title='Portrait de classe - Tobias Wolf'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262042565427572</id><published>2006-07-11T12:18:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:48:32.153Z</updated><title type='text'>Jennifer Johnston</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Ceci n'est pas un roman - Jennifer Johnston&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Joli pied de nez, ce titre ! Car oui, le dernier livre de Jennifer Johnston est bel et bien un roman. Une histoire touchante d'une famille qui cache des secrets : il y a trente ans, Imogen apprenait la mort de son frère Johnny, porté disparu après être parti nager en mer. Imogen a dix-huit ans, son frère vingt. C'était un nageur émérite, d'où le refus catégorique d'Imogen de croire à cette disparition tragique. Noyé, lui ?..La jeune fille séjourne dans une clinique depuis plusieurs mois, d'abord parce qu'elle a perdu sa voix et qu'on pense à un déséquilibre mental. Pourtant elle n'est pas folle. Certes, elle pense que son frère s'est enfui et vit quelque part, caché. Et trente années vont passer, Imogen va écrire l'histoire de sa famille, fouiller dans les souvenirs, trouver des lettres d'une arrière-grand-mère qui ne s'est jamais remise de la mort de son fils pendant la guerre, lire le journal de son père, et se rappeler de cette année 1970 où tout a basculé : Johnny qui refuse de poursuivre son entraînement de natation, son ami allemand Bruno qui joue un rôle ambigu, sa mère Sylvia et la mystérieuse mais aimante Mathilde. Le roman va donc se construire comme un puzzle, on y découvre les acteurs de cette tragédie familiale jusqu'au dénouement dans les dernières pages. L'auteur prend son temps, passe du passé au présent et conclue sur un hypothétique avenir. La tournure générale est grandissime, captivante et envoûte littéralement son lecteur. Rapide et divertissant. J'avais très envie de découvrir cette auteur, je ne suis pas déçue !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un Noël blanc - Jennifer Johnston&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Constance Keating est une héroïne attendrissante par son entêtement, son cynisme et sa légèreté. Elle a quarante-cinq ans, vient de rentrer à Dublin pour y mourir en paix dans la maison de son père. Au commencement du roman, elle envoie une lettre à Jacob Weinberg, écrivain perdu dans le monde, père de sa petite fille. Elle lui demande de venir la chercher.La suite, c'est un peu la valse des souvenirs, entre l'enfance, la jeune fille qui grandit et souhaite s'émanciper, partir hors d'Irlande, devenir écrivain. En Italie, elle rencontre l'amour. Seule, elle donnera naissance à son enfant, malgré la désapprobation de sa famille. Laquelle s'étiole au fur et à mesure. Seule sa soeur Bibi se dresse aujourd'hui comme un rempart. Décidée d'envoyer sa soeur se faire soigner à l'hôpital, la houspillant de son obstination. Mais Constance est résolue, trouvant du soutien auprès de son fidèle et dévoué ami Bill, également médecin, et d'une jeune orpheline, Bridie May.Comme dans "Petite musique des adieux", j'ai retrouvé dans "Un Noël blanc" la même chaleur du cocon dans lequel une femme meurtrie s'enferme, épaulée par l'amitié d'un homme, amoureux repoussé. Constance se noie dans sa maladie, se voue à sa mort et écrit ses derniers souvenirs qui affluent. L'apparition du fantôme de sa mère complète ce kaléidoscope de la mémoire. C'est tout bonnement ardent, émouvant et vibrant. Constance est impossible et butée, mais son combat la rend si passionnante. J'ai une nouvelle fois beaucoup aimé cette lecture de Jennifer Johnston, auteur que j'affectionne définitivement. A conseiller vivement.&lt;br /&gt;265 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Petite musique des adieux - Jennifer Johnston&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Ce roman est pour moi un coup de coeur ! Je l'ai lu comme certains gobent un oeuf, pas le temps de le poser pour dormir un peu, non j'ai tenu à le lire jusqu'au bout, incapable de le lâcher ! C'est rare quand cela arrive, donc intéressant de le signaler ! J'ai franchement aimé ce roman de Jennifer Johnston, dont j'avais déjà lu et apprécié le récent "Ceci n'est pas un roman". Mais "Petite musique des adieux" est de loin plus épatant et poignant ! D'ailleurs, je lui préfère son titre original : "The gingerbread woman" dont on comprend davantage la signification en lisant l'histoire. Celle-ci se résume à ceci : une femme et un homme se rencontrent au bord d'une falaise, ils sont tous les deux au bord de la rupture. Clara a une cicatrice au ventre, Lar a la haine au creux de ses entrailles. Leurs histoires respectives ne se ressemblent pas, elles ont juste en commun de leur renvoyer une image de leur chagrin, de leur désarroi et de leur mine pathétique. Pas joli miroir, qu'on repousse, qu'on prend avec cynisme ou humour noir... Au choix. Bref, ces deux-là peuvent s'entre-aider, s'ils le veulent et s'ils y arrivent, à force d'écoutes ou de paroles.&lt;br /&gt;Je ne peux dévoiler davantage des causes du chagrin des ces deux protagonistes, cela briserait le mystère et la magie du roman. Pour ma part, j'ai tourné les pages avec curiosité pour justement en savoir plus sur eux. Cela contribue à l'addiction ! S'ajoute aussi la puissance littéraire de l'auteur, puis le cadre semi-idyllique de Dublin et de l'Irlande en général. Moi, j'aime ces paysages "bucoliques" et les maisons isolées, ravagées par les coups de vent et les averses de pluie. En finissant de lire ce livre (à contre-coeur), j'ai envie de me jeter sur un roman d'Edna O'Brien ou d'Angela Huth (non, cette dernière n'est pas irlandaise, je précise). En bref, j'ai un coup de coeur et cette "Petite musique des adieux" va demeurer pour moi une très belle mélodie, "une magnifique composition à deux voix" et je souhaite encore de belles rencontres de la sorte !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262042565427572?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262042565427572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262042565427572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/jennifer-johnston.html' title='Jennifer Johnston'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262028210699813</id><published>2006-07-11T12:16:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:18:02.110Z</updated><title type='text'>Muriel Spark</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Complices et comparses - Muriel Spark&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Dans les années 70, Lord Lucan a défrayé les chroniques en commettant un crime horrible et prenant la fuite pour éviter son procès. Plus de vingt ans après, un homme prétendant être le fameux comte en fuite se présente au cabinet de la psychiatre Hildegard Wolf. Toutefois, un autre individu a fait la même allégation chez ce docteur. Alors, quel est donc le vrai lord Lucan ? Sont-ils complices ? Et pourquoi viennent-ils tous deux chez elle ? Hildegard aurait-elle également quelque chose à cacher ? Le chantage deviendrait-il la monnaie d'échange entre ces multiples "complices et comparses" ?&lt;br /&gt;Ce roman a des fausses apparences d'enquête policière car l'exubérance de Muriel Spark prend vite le dessus sur tout faux-semblant. Nul sérieux dans le fond ! L'histoire tient peu la route (pourtant inspirée d'un véritable fait divers!) mais l'humour de M. Spark est le gage du divertissement procuré par cette lecture. "Complices et comparses" traite des fausses apparences, des roublardises et du burlesque entourant la caste des nobles de la haute bourgeoisie britannique. La fin du roman est désopilante, invraisemblable. C'est bien le propos du livre : mine de rien, il esquive toute solennité et baigne dans une excentricité toute british !    --  200 pages&lt;br /&gt;A lire : &lt;a class="undefined" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2070737632/qid=1142363536/sr=1-2/ref=sr_1_8_2/402-5688852-0224923"&gt;A bonne école&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A bonne école - Muriel Spark&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Dans son roman, Muriel Spark se moque avec allégresse des écoles privées, généralement des établissements étudiés pour accueillir la crème des étudiants fortunés, un brin oisifs, pour passer le temps à apprendre des leçons sur le "comment faire" en société ou les ateliers d'écriture ! Dans "A bonne école", le professeur de creative writing, Rowland Mahler se voit en peine d'appliquer le b.a-ba de son enseignement puisqu'il vit un véritable blocage littéraire ! Incapable d'aligner une phrase, une idée ! Son roman est au point mort. Chose encore plus cruelle : son étudiant Chris Wiley, jeune rouquin de dix-sept ans, plein d'assurance et d'insolence, le nargue avec son opulent roman historique !...&lt;br /&gt;Muriel Spark est très féroce. Dans sa vision des établissements privés (celui de Sunrise, pour la présente), elle tourne en ridicule ses dirigeants, le couple Mahler, Rowland et Nina, les étudiants, fils à papa, bouffis d'orgueil et de loisirs insignifiants, les quelques employés, pour tenir le budget au plus serré, bref une petite communauté très libérée, tous solidaires et désoeuvrés. Quand le conflit éclate entre l'enseignant et l'étudiant, un conflit vicieux et sournois, chacun prend son parti : car entre Rowland et Chris l'abnégation est totale ! Effarante, même. C'est une obsession réciproque, hallucinante et imbuvable. L'épouse prend un amant, l'élève appelle au crime et l'écrivain maudit songe au massacre !...&lt;br /&gt;Car également dans ce dernier roman, Muriel Spark se moque des écrivains et de leur travail de concentration (isolement dans un monastère, manuscrit sous verrous), du cauchemar de la page blanche, du plagiat, de la fantaisie romanesque etc.. Muriel Spark se régale, en tant que lecteur on le ressent ! Pourtant, son épilogue a quelque goût amer, un sentiment de fin hâtive et bâclée.&lt;br /&gt;Gallimard, 168 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262028210699813?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262028210699813'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262028210699813'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/muriel-spark.html' title='Muriel Spark'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262016157660677</id><published>2006-07-11T12:15:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:16:01.576Z</updated><title type='text'>Quand l'empereur était un dieu - Julie Otsuka</title><content type='html'>En 1942, peu après l'attaque à Pearl Harbor, les Américains d'origine japonaise ont été interpellés, soupçonnés de déloyauté et parqués dans des camps pour les "surveiller". A Berkeley, une femme découvre l'avis d'évacuation n°19 - aussitôt elle rentre chez elle pour mettre sous cadenas tous ses maigres "trésors" et fait ses valises. Avec ses deux enfants, ils partent dès le lendemain vers une destination inconnue, qui sera le désert d'Utah où a été aménagé un camp avec des baraques au toit goudronné, encadré par des fils barbelés. Cette mesure, de la part des autorités américaines, reste obscure et nébuleuse pour ces Américains "à la peau jaune, aux cheveux noirs et aux yeux bridés". Obligés qu'ils sont, désormais, d'afficher d'être de fidèles et loyaux Américains, de plaider allégeance, obéissance, etc. Chez cette famille, dont le père avait déjà été emmené par des agents du FBI dans un camp au Texas, cette "concentration" est rude, injuste dans le fond, mais la rancoeur se doit d'être conservée dans le secret, ou simplement refoulée. Car le temps passe, la guerre n'en finit pas, mais même au moment de la "libération", les heures resteront dures : le retour chez soi, le sentiment d'être étrangers, d'avoir le visage de l'ennemi..."Quand l'empereur était un dieu" est un roman mais son histoire est réelle et reprend ce chapitre peu glorieux (encore un !) de l'Histoire Américaine. Le tout est narré un peu froidement et de façon impersonnelle - on parle d'un homme, d'une femme ou d'une mère, d'un garçon, d'une fille, jamais de prénom, ou alors pour des personnages de passage, très secondaires. Ce ton laconique plombe la lecture et donne un goût amer, un peu glauque et aussi poisseux que devait être l'air irrespirable du désert de l'Utah - trop poussiéreux.&lt;br /&gt;Phébus, 179 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262016157660677?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262016157660677'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262016157660677'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/quand-lempereur-tait-un-dieu-julie.html' title='Quand l&apos;empereur était un dieu - Julie Otsuka'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262007906058052</id><published>2006-07-11T12:14:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:14:39.060Z</updated><title type='text'>Les braises - Sandor Marai</title><content type='html'>Henri et Conrad se retrouvent dans le château du premier après une quarantaine d'années de séparation. Ils ont aujourd'hui soixante-quinze ans et se connaissaient depuis l'âge de dix ans, à l'école militaire. Au crépuscule de leur vie, Henri reçoit donc la lettre de cet ancien camarade qui annonce sa visite, lui qui s'était enfui sans laisser de traces. C'est donc le soir des règlements de compte, des mises à jour d'obscurs secrets et silences qui ont nourri le passé. Les souvenirs aujourd'hui se révèlent ainsi plus amers, tournés vers la rancune. Henri, désormais reclu dans sa solitude et son vieux château hongrois, a ruminé ses pensées et conçoit sa soirée telle l'heure de la vengeance ! Conrad et lui étaient d'excellents amis, certes, mais de condition sociale différente. Toutefois l'un a toujours considéré l'autre comme son égal, c'était somme toute un leurre. Conrad a longtemps été différent des autres et c'est d'ailleurs sur ce créneau qu'il s'est lié de trop près avec l'épouse d'Henri, Christine, décédée depuis quelques années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'est passé des instants troubles et opaques par le passé : une partie de chasse, un propos alambiqué, une fuite vers les tropiques et un silence plombant qui a duré quarante ans. Henri est résolument aigri, Conrad, plus crispé, hausse davantage les épaules. Dans l'art de la dissimulation, finalement, les deux hommes se valent. Christine, au milieu, a été dupée. Son carnet intime pourrait mettre à jour bien des mystères, la force de l'amitié pourra-t-elle combattre cette curiosité, l'avidité de savoir et le sentiment de lâcheté ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, j'avoue une petite déception avec cette lecture des "Braises". J'avais été littéralement emballée par "L'héritage d'Esther" et j'escomptais retrouver une ambiance similaire dans ce livre-ci. Le passé à cheval sur le présent et l'heure du glas qui sonne pour régler les comptes sont autant de thèmes chers à l'auteur. Toutefois dans "Les braises", Sandor Marai s'embourbe trop dans les longs discours tortueux, les pérégrinations de vieillards vaniteux, orgueilleux et égoïstes, allons-y. Concernant le style de l'auteur, rien à redire : c'est classique et élégant, j'aime. Mais l'histoire m'a moyennement convaincue. Je suis un peu déçue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Livre de poche, Biblio, 218 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262007906058052?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262007906058052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262007906058052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/les-braises-sandor-marai.html' title='Les braises - Sandor Marai'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115262003577836695</id><published>2006-07-11T12:13:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:13:55.780Z</updated><title type='text'>Frankie &amp; Johnnie - Meyer Levin</title><content type='html'>Ce roman a été publié en 1930 mais semblait être en avance sur son temps : imaginez un jeune couple d'amoureux qui se lèchent les babines à l'envie jusqu'au désir grandissant, et obsédant, de sauter le pas ! C'est mignon, un peu désuet pour aujourd'hui, mais bon... Johnnie est un garçon de vingt ans, qui emprunte la voiture de ses parents pour rouler dans les rues de la ville, se gare dans des allées sombres pour "emballer" ses petites copines. Il rencontre un jour Frankie, diminutif de Frances, la soeur de son ami Steve. Frankie est plus jeune, encore lycéenne. Elle a des rêves plein la tête, notamment d'être embrassée un jour par un garçon portant la moustache ! Elle a aussi le fantasme de sa première fois, dans une chambre aux draps blancs, et son amant qui s'agenouille près du lit pour déposer des baisers tendres sur sa bouche, et plus évidemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est étonnant chez Meyer Levin, c'est cette tendance à balancer dans plusieurs camps : le naïf, l'osé, le truculent et le décalé. L'auteur souligne également les divergences entre les envies du garçon et de la fille. Celle-ci est plus rêveuse et posée, lui se soucie de son égo masculin et ralentit les projets feu-follets pour ne pas trop vite s'embarquer dans l'avenir marital. Bref, "Frankie &amp; Johnnie" a été l'un des premiers romans de l'auteur, davantage connu pour "Crime", dit "roman culte" ! "Frankie &amp;amp; Johnnie" est un roman d'un autre temps, qui prête à sourire par certains aspects. Les personnages inspirent chacun des sentiments d'agacement, de tendresse ou d'ironie. Et je pense que sous son sujet réducteur des premiers émois, Meyer Levin se voulait davantage cynique ! Réédité en 1952, le roman offre ainsi deux alternatives pour la fin. J'aimais la première pour sa légèreté narquoise, mais la suivante propose une issue plus rigoureuse et tranchée. A méditer, donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Phébus, 169 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115262003577836695?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262003577836695'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115262003577836695'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/frankie-johnnie-meyer-levin.html' title='Frankie &amp; Johnnie - Meyer Levin'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115261998509861117</id><published>2006-07-11T12:12:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:13:05.100Z</updated><title type='text'>La lumière du jour - Graham Swift</title><content type='html'>Roman à manipuler avec précaution, "La lumière du jour" s'avère délicat et complexe. Basée sur un principe narratif déstructuré, l'histoire de Georges Webb, ancien flic et détective privé de son état, ressemble au principe de gigognes. On ouvre un tiroir pour en découvrir un autre, etc. Jusqu'à n'en plus finir ! Tout comme le personnage central, condamné à ne jamais finir cette enquête ouverte par Sarah Nash. Une épouse malheureuse que le mari trompe avec une jeune réfugiée croate. Mais Sarah accepte cet adultère, elle engage juste Georges Webb pour s'assurer que la jeune maîtresse quitte bien le pays...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l'histoire n'est pas aussi simple, ne se résume pas en deux coups de cuillère à pot. Car Graham Swift possède un talent hors pair pour construire une trame romanesque, apparemment brouillonne, mais finalement très stucturée. L'auteur sait où il entraîne son lecteur. Son personnage, Georges Webb, divorcé, renvoyé de la police, séduit par l'élégante Sarah Marsh, fait couler l'encre de son stylo : il raconte son parcours par la fin, revenant au début, déviant à gauche, puis à droite. Progressivement on reconstitue son puzzle. De sa plume découlent blues, tristesse et nostalgie. Perte de soi-même, désarroi complet. Georges Webb est un homme perdu, lié à une enquête qui n'en finira jamais, envers et contre tout. Tous. Un beau roman dense, ingénieusement construit, sous forme bouleversante et touchante. Qui s'inscrit dans le temps ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gallimard, 336 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115261998509861117?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261998509861117'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261998509861117'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/la-lumire-du-jour-graham-swift.html' title='La lumière du jour - Graham Swift'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115261993903458262</id><published>2006-07-11T12:11:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:12:19.036Z</updated><title type='text'>La jeune fille à la perle - Tracy Chevalier</title><content type='html'>Si comme moi vous avez déjà vu le film, c'est presque inutile de s'attarder au livre, l'adaptation est 100% fidèle, les mots en plus. Et là où je me posais la question sur les silences et leurs symboles dans le film, hélas le livre n'en livre pas toutes les significations ! Ce livre n'est pas décevant, mais je n'ai reçu aucune surprise, j'avais encore les images du film dans la tête, seule la fin dans le livre va plus loin. Par contre, là où j'avais été sous le charme de l'interprétation de l'actrice dans la peau de Griet, le personnage de papier, lui, m'a fortement agacée. Griet "pose". Dans tous les sens du terme. Son analyse rend finalement la lecture du roman très intéressante, on tente d'y cerner les aspects les plus complexes et obscurs (il y en a !). A la fin du livre, j'étais convaincue que Griet n'était qu'une sainte-nitouche, à la limite de l'intriguante ! Certes, Tracy Chevalier s'est seulement attachée à une version très romanesque du tableau et de l'éventuelle rencontre entre une servante et Vermeer. Dans le roman, ce dernier est affable et effacé. Colin Firth, dans le film, en imposait davantage !A lire toutes les critiques élogieuses au sujet du livre, on s'attend forcément à un grand moment de lecture, pourtant le film a déjà comblé toutes les attentes. Pour moi, c'était suffisant. Le livre, lui, est de la belle broderie sentimentale.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115261993903458262?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261993903458262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261993903458262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/la-jeune-fille-la-perle-tracy.html' title='La jeune fille à la perle - Tracy Chevalier'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115261988169614110</id><published>2006-07-11T12:10:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:11:21.696Z</updated><title type='text'>L'Héritage d'Esther - Sandor Marai</title><content type='html'>Je suis fatalement sous le charme ! L'écriture de Sandor Marai est d'une classe folle, d'un grand classicisme très soigné, légèrement sobre et guindée, et pourtant si délicatement intimiste, envoûtante et voluptueuse ! Pour le premier livre que je lis de cet écrivain, je suis convaincue ! Je n'en resterai pas là !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"L'héritage d'Esther" est une histoire troublante, dans une grande maison proche de la ruine, où coule des jours tranquilles l'héroïne, Esther, la cinquantaine sonnante, et qui se déclare déjà à la fin de sa vie (gloups!). Une lettre arrive d'un ancien amant, Lajos. Il annonce son arrivée, avec les enfants, et deux autres individus. Cela fait plus de vingt ans qu'il s'est évaporé ! Ancien courtisan d'Esther, il avait finalement épousé sa soeur, Vilma, et avait disparu de la circulation à la mort de celle-ci. Deux décennies plus tard, le retour de Lajos le Terrible fait frémir Esther, son frère Laci, la domestique Nounou et les loyaux amis Tibor et Endre. Chacun espère bêtement que Lajos revient régler quelques vieilles traites, éponger ses dettes et effacer les rancunes du passé mais Esther, vaguement troublée, discernera vite que l'ancien escroc n'a pas changé d'un poil !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce roman a été publié en 1939, l'auteur est hongrois, souvent comparé à Stefan Zweig. Mais tous ces détails m'apparaissent vains. Sandor Marai pourrait être un contemporain, un portraitiste au génie incalculable, un roman à la fois actuel et délicieusement suranné, un incontournable quoi ! Dans "L'héritage d'Esther", l'ambiance est feutrée, les nuages du passé passent et repassent, tels des volutes de fumée. Les fantômes hantent les pièces de la maison, se baladent dans le jardin fleuri, effleurent l'épaule d'Esther, laquelle se révèle une héroïne touchante et forte, mais dont la décision finale me semble totalement aberrante ! Cependant mon impression de lecture reste, dans son ensemble, un véritable enchantement !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115261988169614110?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261988169614110'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261988169614110'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/lhritage-desther-sandor-marai.html' title='L&apos;Héritage d&apos;Esther - Sandor Marai'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115261976693192361</id><published>2006-07-11T12:08:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:09:26.933Z</updated><title type='text'>Amsterdam - Yun Sun Limet</title><content type='html'>Le narrateur est professeur de musique quand il rencontre Claire, à peine dix-sept ans, et donc beaucoup plus jeune que lui. A l'occasion, il donne des concerts dans un piano-bar où il commence à connaître un joli succès. Lequel va se concrétiser en un disque qui va marcher, aboutir sur une tournée prometteuse mais qui l'éloigne de la jeune fille. Avant de partir, ils se promettent de s'attendre et de s'aimer tout le temps. Et puis la vie, hein, réserve des surprises...&lt;br /&gt;Honnêtement j'avais lu le tout premier roman de Yun Sun Limet, "Les candidats", qui m'avait beaucoup touchée et convaincue que l'auteur possédait du talent à surveiller et suivre aveuglément. Chose réalisée, donc, avec "Amsterdam", son nouveau roman. Sauf que je suis déçue ! Et c'est vraiment dommage. J'ai trouvé qu'il manquait une certaine générosité dans cette histoire, un peu à cause du personnage central, le narrateur, qui est un homme glaçant et désabusé dès le départ. Le genre frileux à aller jusqu'au bout des choses, de peur de réussir ? C'est assez confus à expliquer, mais tous ses actes manqués vont lui retourner à la figure. Il va tomber dans de noires profondeurs qui vont plomber son moral, son existence et l'aura du roman. C'est glauque, démoralisant et point de lueur d'espoir à l'horizon ! J'espère dorénavant que le roman suivant reluira davantage d'une petite étincelle... (Oui, je reste dans l'attente, l'écriture de l'auteur vaut le coup!).&lt;br /&gt;Olivier, 188 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115261976693192361?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261976693192361'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261976693192361'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/amsterdam-yun-sun-limet.html' title='Amsterdam - Yun Sun Limet'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115261972112834582</id><published>2006-07-11T12:07:00.000Z</published><updated>2006-07-11T12:08:41.130Z</updated><title type='text'>Une odyssée - Julien Bouissoux</title><content type='html'>Personnellement je suis déçue par ce dernier roman de Julien Bouissoux... Un midi, le narrateur croise sur son chemin un renne, perdu en pleine ville de Besançon. Il l'invite à manger des huitres puis chez lui, dans son appartement. Mais le cervidé a un appétit féroce qui va contraindre le narrateur de partir. Loin... D'abord voir la mer, et puis... Quelle aventure, quelle épopée ! Cette Odyssée n'est vraiment pas un roman comme un autre, ni semblable à ce qu'avait écrit son auteur auparavant. J'avoue, c'est déconcertant. Même si j'y ai retrouvé la patte espiègle et malicieuse de J. Bouissoux, le contenu n'en demeure pas moins irrationnel ! Complètement fantasque, surréaliste, plus proche du conte et de la fable, sur.. (quelle moralité ?) un quotidien médiocre, abrutissant qui appelle à l'échappée belle ? En fait, je n'ai pas trop envie d'y réfléchir. Au fur et à mesure que je lisais, j'avais envie de retrouver une histoire "comme avant". Bof, je m'accorde à penser que ce fut une parenthèse fantaisiste, histoire de s'amuser...&lt;br /&gt;200 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115261972112834582?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261972112834582'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261972112834582'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/une-odysse-julien-bouissoux.html' title='Une odyssée - Julien Bouissoux'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115261959080051764</id><published>2006-07-11T11:50:00.000Z</published><updated>2006-07-11T15:19:00.686Z</updated><title type='text'>RENTREE LITTERAIRE 2005 (suite)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Sweet Home - Arnaud Cathrine&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Je pense honnêtement que les lecteurs d'Olivier Adam peuvent se reporter sur Arnaud Cathrine : il y a une grande ressemblance entre les deux écrivains, un même univers... Et la coincidence a également voulu que tous deux sortent pour cette rentrée un roman autour du deuil et la perte d'une mère. Laquelle s'est suicidée, en sautant d'une falaise, laissant une famille désemparée et scindée. Dans "Sweet home", l'histoire est contée par les trois enfants, à dix ans d'intervalle. Lily a dix-sept ou dix-huit ans, elle entretient une complicité avec sa maman mais ne pourra manquer la sauver de sa dérive. A leurs côtés, il y a le frère jumeau, Vincent, et le petit dernier de trois ans, Martin, aussi le père et l'oncle Remo qui boit trop. Comment vivre après la mort ? Comment ça va la vie après la mort ?... Mal, très mal. Ce livre, c'est un peu un exercice de deuil : trois largués, trois désoeuvrés, qui tentent de survivre au naufrage. Entre les frères et soeurs, un dialogue de sourds va s'ouvrir : en partant, la mère a ouvert des brèches faiblement colmatées, des cicatrices mal cautérisées. Le constat sera amer, quelques vingt ans après : faire ce que l'on peut, avec un trou dans le ventre, devenir qui l'on croit bon devenir, avec cet enthousiasme gris... - "On aura beau dire, nos constructions hasardeuses ne parviennent pas à se passer d'elle... Il faut du courage et de l'amour autour de soi pour aimer la vie maintenant".Non, ce n'est pas gai non plus. Mais c'est fluide et cotonneux, on se berce dans ce drame familial, attendri par cette tribu d'éclopés. "Drôle de génération, on vous a donné toute liberté et vous voilà tous égarés à ne pas savoir qu'en faire, sinon tout et n'importe quoi..." - et c'est vrai, la peine existe, un peu rabat-joie et lugubre, mais il y a une étincelle derrière tout ça qui me donne à dire que c'est superbe !&lt;br /&gt;Phase deux, 215 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chasse à courre - Clémence Boulouque&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;J'ai toujours lu avec plaisir les livres de Clémence Boulouque, depuis "Mort d'un silence" et "Sujets libres", et je pensais renouveller cet enthousiasme avec son nouveau roman "Chasse à courre". Toutefois je ne cacherai pas ma déception : ce roman est cruel, mais dans un sens glacial, froid, implacable et qui vous laisse de marbre ! C'est l'histoire d'un chasseur de têtes, Frédéric Marquez, un moins de trente ans au parcours fulgurant, grandes écoles, embauche facile et prestigieuse... L'homme réussit tout ce qu'il entreprend, et surtout il veut ce qu'il y a de mieux, et exige le meilleur de lui-même. C'est bien le moins qu'il mérite, pourrait-on résumer en lisant son parcours. Mais aussi, c'est ce qu'il attend des autres, histoire qu'on le mérite davantage ! Parce que je le vaux bien, dit le slogan publicitaire - et bien c'est la devise de Frédéric Marquez. Egalement : "Donnez-moi la règle et je gagne" etc.. Quelques perles de petitesse brocardent ce portrait terrifiant d'un requin aux dents longues !&lt;br /&gt;Toutefois dans cette histoire, un type est mort - un certain Richard Pétrel, dont on lit l'avis de décès à plusieurs reprises, sans savoir qui il est ! A moins de 100 pages de la fin, le mystère est toujours entier ! Alors oui, ça lasse et ça traîne. Personnellement j'ai retrouvé dans ce livre trop de déjà-vu, vécu autour de moi ou rapporté. Alors, j'attends autre chose d'un roman - que ça change ! Qu'on ne me flanque plus à la figure la "cruelle réalité de la vie"... Clémence Boulouque a voulu épingler cette génération de cadres hautement supérieurs (des hommes ou des femmes plus proches du firmament, sur leur mont de l'Olympe où l'on ne côtoie pas les demi-dieux ou le commun des mortels). Quelques critiques comparent ce livre à "99frs" de Beigbeder ou Bret Easton Ellis (cynisme et culte des marques), mais bon... Le personnage de Frédéric Marquez est très loin d'être sympathique, pourtant le roman est centré sur lui ! Donc, comment éprouver autre chose qu'un sentiment creux et désabusé pour "Chasse à courre" ? Je n'irai pas jusqu'à dire "flasque", comme je l'ai lu dans une critique... Toutefois, il y a du manque dans ce livre, et c'est gênant.&lt;br /&gt;Gallimard, 237 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Harraga - Boualem Sansal&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;"Harraga" signifie "brûleur de routes", autrement dit l'exilé de son plein gré, qui quitte sa famille, sa ville, son village et son pays pour un ailleurs plus mirifique. Le Maroc, l'Espagne, la France, l'Angleterre... les "harragas" sont prêts à tous les riques pour atteindre l'eldorado et fuir l'Algérie qui saigne, souffre et n'offre plus rien. Surtout plus de rêves. L'héroïne de ce roman en sait quelque chose, car son frère Sofiane a tout quitté pour l'ouest et "brûler la route". Elle n'a aucune nouvelle de lui, si ce n'est qu'un jour elle reçoit la visite de Chérifa, une jeune fille de seize ans, enceinte jusqu'aux dents, envoyée par celui-ci. Lamia, elle, a trente-cinq ans, elle est docteur en pédiatrie, elle vit seule dans sa grande maison hantée par les fantômes du passé, et d'elle on peut facilement dire que c'est une vieille fille méchante, grincheuse et vilaine. Jalouse aussi de la pétulance de Chérifa qui déboule chez elle, chamboule ses habitudes et lui renvoie à la face sa cruelle solitude et le vide de son existence. Entre elles deux, la cohabitation est difficile, Lamia mène la vie dure mais finalement elle est très attachée à Chérifa. Du moins, avec sa langue de vipère qui bave trop, Lamia va commettre un impair qui fera disparaître la jeune Chérifa du jour au lendemain.&lt;br /&gt;Et il s'en passe encore dans ce foisonnant roman, mais je me garde d'en dire davantage! C'est exaltant, passionnant, ça raconte du vrai, du beau, du touchant et ça met en décor une Algérie réaliste, tenaillée par l'islam nouveau, ses rigueurs et ses inepties. J'ai du mal à croire qu'un homme puisse être l'auteur de pareil roman ! Boualem Sansal s'est mis dans la peau d'une femme "aigrie, intolérante, méchante, querelleuse, intempestive mais romantique" - Lamia est tout ça et à la fois elle reste attendrissante, touchante et attachante. Elle dit les choses vraies, elle est cynique et franche, drôle aussi. C'est un beau portrait de femme. Et puis, son amour pour sa maison fait aussi partie d'elle. Ses fantômes, son voisinage, sa solitude cultivée avec minutie et jalousie... C'est une femme complètement seule, abandonnée par ses parents, ses frères, sans nouvelles du seul survivant de la fatrie. Normal qu'elle s'accroche à la Chérifa comme à une bouée ! Il y a dans le roman un instinct de survie qui concerne les clandestins, mais aussi les femmes d'Algérie. "Harraga" rend une très honorable peinture à tout ce petit monde. De la poésie aussi teinte l'écriture de Boualem Sansal... Pour une première approche de l'univers de cet auteur, je suis éblouie, complètement séduite!&lt;br /&gt;Extrait :" Pour chaque homme de cette planète, il y a un livre qui pourrait tout lui dire comme une formidable révélation. On ne peut lire le livre, son livre, et rester soi-même. "&lt;br /&gt;Gallimard, 270 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le Ciel pour mémoire - Thomas B. Reverdy&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;J'ai trouvé ce deuxième roman de Thomas B. Reverdy plus opaque que son premier, "La montée des eaux". L'histoire commence par la disparition de Guillaume, sur Coney Island. Dans un restaurant non loin de là, sa bande de copains l'attend, tous conviés pour un repas-souvenir. Mais Guillaume fera faux bond, et cette nuit-là il va disparaître, sans laisser de traces. Deux ans après, il envoie une lettre de Rome. Thomas, le narrateur, part à ses trousses. Mais se souvenir de son meilleur ami le renvoie à se rappeler son adolescence et la mort prématurée de sa mère. Et le roman va traiter de ces idées : vieillir synonyme de trahir, aller de l'avant après une adolescence heureuse, se souvenir des belles choses et accepter tant d'autres !C'est un sujet assez ambitieux pour un jeune auteur de trente ans. Une nouvelle fois, l'histoire évoque la disparation et la mort. Thomas B. Reverdy semble être très marqué par ces thèmes, mais alors qu'il glissait une plume impeccable, de toute beauté et limpide comme l'eau claire dans son premier roman, "Le ciel pour mémoire" a quelques lacunes : des paragraphes flous, des manques, des confusions, des instants qui traînent... Ce roman n'est pas à la hauteur du précédent, toutefois j'accorde que l'auteur a beaucoup de talent et qu'il garde une place importante dans mes choix. Je vais continuer de le suivre, car sa petite musique me plaît !..&lt;br /&gt;Extrait :" Sans doute les regrets sont-ils les souvenirs qui durent le plus longtemps. La mémoire est une dette insolvable qu'on contracte avec la mort. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le corps de la baigneuse - Philippe Authié&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Malgré une alléchante quatrième de couverture, l'histoire du premier roman de Philippe Authié tombe vite à plat. Adam, peintre manqué, isolé dans une maison familiale dans un petit village d'Ariège, disparaît. Au bout d'un an, son cousin (le narrateur) débarque sur les lieux et prend un peu la place de ce dernier. Un crime avait eu lieu, non loin : une jeune fille, retrouvée nue, le corps au bord de l'eau, sauvagement tuée. Mais le plus macabre et flippant dans l'affaire semble être la tentative de mise en scène du crime par le coupable. Les photos et vidéos prises sur les lieux l'attestent. Adam avait été approché par le capitaine de la gendarmerie, en tant qu'expert en critique d'art. Son oeil avisé allait pouvoir guider l'enquête et donner une piste intelligente. Or, rien de sensé n'a cours dans cette intrigue ! Une jeune fille trop belle, dont le corps inspire plus d'un sentiment "d'émerveillement" au moment d'inspecter, un peintre qui disparaît, en laissant des carnets derrière lui, dans lesquels il se livrait à toute sorte de confession... A son tour, le narrateur reprend l'enquête à partir des mêmes éléments qui ont été confiés à son cousin : photos, témoins, etc. Les faits sont troublants, les découvertes ajoutent au désappointement et plombent une histoire qui part de plus en plus en queue de poisson !Pour un premier roman, "Le corps de la baigneuse" manque singulièrement de clarté, de simplicité, d'élan dynamique et de l'étincelle qui fait mouche. J'ai été très déçue par ce livre, j'ai trouvé qu'il était trop mou et trop alambiqué. Quelques relents de scandale flottent, certains passages surgissent et dénotent un manque de logique. Sans oublier que l'intention de l'auteur apparaît bien floue : roman policier, roman esthétique ou de l'importance de l'art dans un homicide ? C'est assez maladroit et laborieux.&lt;br /&gt;Seuil, 200 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le premier pas suffit - Xavier Houssin&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Ce livre s'adresse à tous les lecteurs que nous sommes, qui un jour avons fait "la rencontre". Celle d'un auteur, le seul, celui qui vous berce et vous ouvre les portes, grâce à sa littérature. Cela vous marque, vous touche et vous agrippe jusqu'au bout. Pour le narrateur de "Le premier pas suffit", la rencontre a eu lieu - avec un certain Jean-François de La Harpe, poète, dramaturge du 18ème siècle, un peu obscur et oublié des contemporains, bien que membre de l'Académie Française. Aujourd'hui ses écrits prennent la poussière, sinon sont perdus dans les oubliettes du temps. Mais le narrateur a tout désencrassé, a fourni un travail de fouine, a cherché, déniché et retracé la vie d'un homme, d'un auteur dont le plus fameux livre s'intitule "Mélanie", sorte de mélodramatique de l'époque, qui poussait d'Alembert à verser de chaudes larmes pour un public aux abois, dans un quelconque salon privé, lors d'une lecture tout aussi confidentielle !.. Bref, le narrateur mêle ses investigations à ses souvenirs personnels, se sentant si proche de l'Homme qu'il lui donne du "tu". - "J'ai choisi de le suivre pour rattraper mon rêve. Je me laissais guider. Je découvrais sa vie. Une envie de savoir sa difficulté d'être. J'étais le réceptable d'un passé enfoui. Les livres. Les archives. Et les lettres rouvertes. Comme il renaissait à chaque découverte, inexplicablement, je me souvenais de tout".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que pour l'intérêt de découvrir réellement qui est ce Jean-François de La Harpe, la lecture du nouveau livre de Xavier Houssin apporte des lumières, des étincelles sur le lien infime entre un lecteur et son auteur. Le sien. Il suffit d'une fois, d'une rencontre inopinée, un charme s'opère et le reste découle, rien ne s'explique... "Les livres et les mots nous emportent parfois. Loin. Si loin. Au centre de soi-même. On se perd. On s'enroule. Le tuteur et la tige. Page à page on retrouve ce que l'on n'attend pas". J'ai été très touchée par ce texte, tout composé de phrases très courtes, plus souvent des mots, des émotions. Nulle envie de composer de belles dissertations à n'en plus finir... C'est encore une fois un roman très court, mais je ne le regrette pas car je trouve que la force et la beauté de Xavier Houssin est cette signature concise mais essentielle. Le peu donne toute sa force, de plus ce livre est truffé d'anecdotes qui ne laissent pas insensible. C'est une belle ballade littéraire, c'est vrai... Poétique, en plus.&lt;br /&gt;Buchet Chastel, 134 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quand j'étais drôle - Karine Tuil&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;L'histoire du dernier roman de Karine Tuil raconte la mésaventure d'un homme qui a cherché à conquérir l'Amérique, en gros. Jérémy Sandre, ou Jerry Sanders, quitte une brillante carrière d'humoriste en France pour tenter sa chance à New York. Or, il devient la victime d'un enjeu géopolitique affligeant, l'entrée en guerre en Irak par les Etats-Unis, contre l'assentiment de la France. Bref, Jérémy est aussi un homme balourd et pataud, qui commet des impairs dans ce climat francophobe. Résultat : il se retrouve presque à la rue, sans cachet, sans spectacle, sans un sou et avec une fiancée qui se fait la malle.&lt;br /&gt;Il faut également ajouter à son actif que l'homme doit gérer des dettes de jeu, des mensonges à sa famille, des conflits avec son ex-femme et la crise d'adolescente de sa fille. Trop pour un seul homme ? Non, car ce n'est pas tout. L'histoire débute en découvrant que Jérémy est emprisonné, accusé d'avoir tué un homme, et son histoire, c'est un peu sa déposition auprès de son avocat.&lt;br /&gt;Ce que je retiens de ce livre ? Passionnant ! Intéressant, pétri d'humour, très dynamique - ce qui contraste avec le caractère pitoyable du héros. L'écriture est enlevée, on ne s'ennuie pas et les péripéties du personnage central ne cessent d'être pathétiques, dérisoires, mais finalement réjouissantes. Hélas, on se rit des malheurs d'un homme, et pourtant celui-ci a bien couru après ses misères ! Toutefois, il parvient, à l'aide d'habiles pirouettes, à renverser la tendance et se rendre attachant, héros malgré lui et victime d'un concours de circonstances malchanceuses. "Quand j'étais drôle" devient l'un des meilleurs romans de sa jeune auteur, Karine Tuil. Du plaisir, rien que du plaisir !&lt;br /&gt;Grasset, 357 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En famille - Marianne Rubinstein&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Mai 2002, Cécile et sa fille Jeanne assistent aux derniers jours de Louise, la mère et grand-mère, âgée de 92 ans. La famille se retrouve : les frères, André et Gaby, la soeur Suzanne, les enfants, petits-enfants, etc. Ils ont peu de jours pour organiser les obsèques, régler leurs humeurs et les dispositions de ces âmes changeantes, sans plomber la réunion de famille ! S'ajoute un souvenir de juin 1961, avec le retour de Gaby d'Algérie. Celui-ci retrouve sa petite soeur, surnommée Chiffon, encore bébé lors de son départ, et désormais plus mature, plus belle, plus mutine...&lt;br /&gt;Ce que j'aime dans ce premier roman de Marianne Rubinstein, c'est son côté bref, épuré et chuchoté qui s'en dégage. Les personnages flottent, pensent, glissent, mais jamais ne s'écrient ou trépignent. Pourtant les émotions sont à fleur de peau, chacun s'agace, s'insupporte, et pourtant la famille demeure soudée jusqu'à l'enterrement de la mère et grand-mère. Pas un mot de trop, pas un geste déplacé. Et puis, à dessiner un bref panorama des pensées des uns et des autres, l'auteur permet ainsi de comprendre certains silences, car chez elle inutile d'épiloguer des pages entières pour cerner telle personnalité, tel différent ou tel secret. Et j'ai ainsi beaucoup aimé, lu d'affilée ce roman un peu trop court. Ce huit-clos familial m'a rappelé le souvenir de "Sept jours" de Valentine Goby, le soleil de Bretagne en plus, sans doute la poésie en moins. Mais "En famille" représente un très beau, très bon roman camouflé dans cette rentrée bigarrée !&lt;br /&gt;Phébus, 122 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'antilope blanche - Valentine Goby&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;En 1949, Charlotte Marthe débarque à Douala au Cameroun pour diriger une école moderne pour jeunes filles. Elle a trente-cinq ans et le coeur en miettes, brisé par un chagrin d'amour, qu'elle fuit, quitte à aller jusqu'au bout du monde, comme c'est le cas présent. L'histoire de cette "Antilope blanche" est la sienne, qu'on lit à travers ses cahiers, depuis 1949 jusqu'à 1961! Un bien beau parcours par cette femme volontaire et dynamique, résignée à pousser "ses filles" vers un avenir meilleur que celui d'épouse dotée et mère d'une ribambelle d'enfants.&lt;br /&gt;Au début du roman, j'ai un peu peiné pour m'intégrer à l'histoire. J'avais le même sentiment qu'éprouvait le personnage - poisseux. La jeune femme débarquait là un peu contre son gré, donc n'était pas fatalement fascinée par la nouveauté, l'exotisme ni niaise sur ce dépaysement, les habitants du Cameroun, les coutumes des peuples et le microcosme de la société coloniale des années 50. A l'image de son récit, l'histoire commençait donc de manière un peu mélancolique et résignée. Les difficultés s'empilaient, le moral pas au beau fixe.. Pourtant j'ai lu jusqu'au bout car je me suis attachée à l'héroïne. Je pensais qu'il s'agissait d'un personnage réel et j'ai ainsi effectué quelques recherches avant la fin du livre. Et bien entendu, Charlotte Marthe est bien fictive, par contre son inspiratrice se nomme Charlotte Michel, tout aussi anonyme dans les manuels d'histoire, pourtant ce bout de femme a contribué modestement à l'épanouissement et l'évolution de la situation des jeunes filles au Cameroun.&lt;br /&gt;Ainsi, Valentine Goby a creusé dans les archives, visité le pays et remué ciel et terre pour aller au devant de ce fascinant personnage ! Elle crée ainsi une Charlotte Marthe prise au coeur des tourmentes, qu'elles soient légères ou graves, dans un paysage post-colonnial de plus en plus vacillant. Pour moi, en fin de compte, j'ai beaucoup aimé ce roman, pourtant très différent de ce que l'auteur proposait jusqu'à présent. Je me suis installée progressivement dans l'histoire, j'ai vécu les hauts et les bas des personnages, preuve que ce roman est réussi car il a su incroyablement m'attacher ! De plus, la relation entre Charlotte et "ses filles", les fameuses Antilopes, est aussi le noyau dur du roman - c'est beau et c'est simple. Moi je n'en demande pas davantage !&lt;br /&gt;Gallimard, 276 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La joueuse d'échecs - Bertina Henrichs&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;J'ai commis bêtement une méprise sur ce livre, je pensais lire un roman policier ! Et je me suis plantée, ou bien j'ai mal compris, ou bien je me suis trompée de livre, mais résultat : je suis un peu passée à côté ! "La joueuse d'échecs" raconte l'histoire d'une femme de ménage, mariée et mère de deux enfants, qui décide un jour de s'initier aux échecs. Sauf qu'Eleni habite une petite île grecque, retirée, repliée sur elle-même et ses habitants, et aussitôt cette lubie d'une femme de ménage qui joue aux échecs passe pour une excentricité, une folie ! Chacun s'empare de l'affaire, amis, voisins et famille. Bref, cela tombe dans le délire !&lt;br /&gt;Heureusement le roman n'est pas long, 150 pages. Pourtant j'ai réussi à trouver quelques passages un peu à rallonge, surtout concernant le jeu des échecs. Et puis le démarrage est lent, pour moi qui m'attendais à une intrigue policière, les trente pages d'incipit ont paru incroyablement quelconques et ordinaires ! En fait, je suis plus déçue de moi qui avais espéré une lecture qui n'existait pas en fait. Ce n'est pas vers les qualités du roman que je vais débattre, il y a tout de même du bon dans "La joueuse d'échecs". D'abord le portrait de femme d'Eleni, sa famille, les rouages qui s'emballent autour du secret, des ragots et autres murmures autour de ce qui devient carrément UN personnage. Sauf qu'Eleni est une petite bonne femme humble et sans fantasme, à part de vouloir son parfum à elle, son "Eau sauvage". Elle est mignone dans son genre, sa détermination est assez comique et les aléas autour d'elle font souvent penser à des sketches, des farces de guignol. Aussi j'étais impressionnée de lire un roman rédigé en français par un auteur née en Allemagne, mais qui réside dans l'hexagone depuis quinze ans. Cet hommage à la langue qu'est la nôtre impose respect et chapeau bas. C'est juste dommage que, pour ma part, j'ai appréhendé une lecture différente de ce qu'elle était là, réellement, sous mes yeux.&lt;br /&gt;Liana Levi, 150 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'arrivée - Kim Doan&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Un homme décide de rentrer dans son pays d'origine qu'il a quitté trente ans auparavant, à la suite du décès de sa femme correspondant à la naissance de leur fille. C'est d'ailleurs pour retrouver celle-ci qu'il accomplit ce voyage. Aussi, l'homme est désormais âgé, très malade et prêt à mourir. Pourquoi donc fait-il aujourd'hui ce travail de recherches ? Plus dans un esprit de rédemption, ainsi je le pense. Car franchement, pendant trente ans, cet homme ne s'est jamais soucié de sa fille, confiée aux soins de la belle-soeur. Ni lettre, ni photo, autant chercher une aiguille dans une meule de foin ! De plus, les gens qu'il connaissait à l'époque ont disparu, essuyé des bombardements, ont été éparpillés dans des hôpitaux de fortune. Bref, autant se résoudre à la mort de son enfant. Cela revient au même !&lt;br /&gt;J'ai de la peine à apprécier un roman qui se centre autour d'un tel personnage - un homme qui tourne le dos à son enfant, lui reprochant presque la mort de son épouse, qui décide de revenir vers sa fille parce qu'il va mourir. Trente ans ont passé, c'est trop. Ce voyage vers le passé est plus un travail personnel et égoïste. L'homme puise en lui des réserves vitales qui s'amenuisent. Il n'est pas prêt à retrouver sa fille, dont il ignore le nom, le visage. Il s'imagine avoir une fille modèle, belle, le portrait de sa défunte. Il n'envisage pas le contraire, au pire il accepte d'office l'idée qu'elle soit morte, elle aussi ! C'est un peu fort, cet homme qui se jette dans le vide. Qu'il y reste ! "De cette dernière tentative, je n'attends rien. En même temps, j'en espère tout." Moi je trouve que c'est trop tard, tant pis pour lui. Cet homme a gâché ma lecture !&lt;br /&gt;Plon, 165 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La noce d'Anna - Nathacha Appanah&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce roman me parle d'un bout à l'autre, c'est tout moi ! Sonia, quarante-deux ans, marie sa fille Anna. Au cours de cette journée, Sonia va vivre de souvenirs autour de sa relation avec sa fille, comprenant la rencontre avec le père d'Anna, la vie en France, loin de son île natale qu'est l'Ile Maurice, son travail d'écrivain, mais surtout les antagonismes émergeant entre une maman fantasque et insouciante contre une fille plus rangée, studieuse et consciencieuse. Anna et Sonia sont deux opposées, elles ont grandi à deux et aujourd'hui le noyau s'ouvre pour un autre, un lendemain et un ailleurs qui donne le frisson.&lt;br /&gt;Pourquoi j'ai tout personnellement aimé ce roman ? Car je me suis sentie toute concernée par ce portrait de maman, qui regarde sa fille et s'en souvient comme si c'était hier. Se rappelant l'enfant blonde et rieuse devenir plus modérée, Sonia se demande pourquoi sa fille finalement lui ressemble si peu. Il y a au fond d'elle une envie de bousculer son enfant, de vouloir la placer dans un autre cadre, plus semblable à ses idéaux. Se marier en rouge, les cheveux au vent, un hibiscus derrière l'oreille, les pieds nus.. pourquoi pas ? Mais Anna, elle, trouve ça "ridicule". Etre mère et le devenir, ce roman pose toutes les questions délicates. Etre fille, assumer sa propre identité, couper le cordon, c'est une autre problématique. "La noce d'Anna" m'a renvoyé un portrait de maman que je risque de d'être, de devenir... Ma fille n'a que cinq ans, moi à peine trente ans, et pourtant... J'étais dans la peau de Sonia, je me voyais aussi plongée dans cette noce, regardant ma fille poudrée de blanc, les lèvres rouge carmin, la trouvant belle mais si loin de moi... Je me suis plongée dans ce livre avec un vrai bonheur, j'ai purement et simplement aimé. Et l'auteur, Nathacha Appanah, m'a bluffée d'avoir dessiné une femme de quarante ans avec cette sérénité, cette maturité déconcertante car elle-même n'a que trente-deux ans ! La journée apporte à Sonia beaucoup de réponses à toutes ses questions, la berce à force d'introspection et de regards vers un passé libérateur. Je n'ai plus de mots pour évoquer mon enthousiasme, déjà fort éloquent avec &lt;a class="undefined" href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2005/09/04/blue-bay-palace-nathacha-appanah-mouriquand.html" mce_href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2005/09/04/blue-bay-palace-nathacha-appanah-mouriquand.html"&gt;Blue Bay Palace&lt;/a&gt;, son deuxième roman. Tout bonnement, j'ai adoré.&lt;br /&gt;Gallimard, collection Continents Noirs, 148 pages. &lt;/p&gt;&lt;strong&gt;Palmito d'Evian - Catherine Soullard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Une femme de quarante ans tombe raide dans son appartement, victime d'un accident cérébral. Elle en revient mais défigurée, méconnaissable aux yeux de sa fille. Cette maman n'a plus sa tête, ne formule plus ses phrases, oublie ses mots, radote, s'impatiente, se tartine le visage de crèmes et ne se nourrit que de biscuits et d'eau minérale ("Palmito d'Evian"). Trente ans que ça dure, la fille oscille souvent entre l'agacement, l'énervement, la tendresse et le sang-froid. Mise à rude épreuve, mais aux regards incompréhensibles des autres elle rétorque "après tout, c'est ma mère". Et toc.&lt;br /&gt;A l'image de l'esprit embrouillé de sa mère, désormais en maison de retraite et confinée dans un état végétatif plus ou moins inquiétant, le roman se chamboule de mille et une pensées, d'anecdotes qui laissent filer la difficulté de s'occuper de sa maman réduite à un tel état. Donc, roman confus, chapitres brefs, incisifs, des bouts, des instantanés d'une tentative de ne pas laisser tomber sa mère, d'assumer son rôle filial. Malgré la frustration, comme elle le dit, en tombant malade, sa mère a ôté à sa fille le droit à la mémoire. Son héritage, c'est de veiller une maman qui déraille, inconséquente et qui ne comprend plus rien, ou pire, qui le fait exprès ! C'est donc un livre sur l'épineuse relation entre une fille et sa mère vieillissante, intéressant mais parfois brouillon.&lt;br /&gt;Calmann-Levy, 132 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les amants américains - Pascal Morin&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Quel fouillis au début ! Première impression : il y a plusieurs narrateurs, d'âge et de sexe différents, plongés dans le passé et le présent. Quand l'histoire s'installe enfin, on découvre qu'un homme de quarante ans, au volant de sa voiture, va à la rencontre d'une femme qui fut une adolescente rêveuse, dans les années 60, et qui a eu et abandonné son enfant. On comprend que ce bébé fut Alexandre, l'un des narrateurs de l'histoire, dans la peau d'un quadragénaire mais aussi de l'enfant et l'adolescent, à la quête de ses origines. Se chevauche, en imagination, le parcours de Rose, autrement dit Sourde, pour avoir caché, abandonné son enfant, tourné le dos à celui-ci sans ciller. Entre reproche, état d'âme et nostalgie, l'histoire d'Alexandre et Rose est celle d'enfants rêveurs et utopistes, blessés et solitaires.Honnêtement je n'ai pas trouvé le même enthousiasme lorsque j'avais lu le premier roman de Pascal Morin, &lt;a class="undefined" href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2005/10/11/vient-de-sortir-en-poche.html" mce_href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2005/10/11/vient-de-sortir-en-poche.html"&gt;L'eau du bain&lt;/a&gt;. Histoire beaucoup plus percutante et vicieuse, bien construite et palpitante. "Les amants américains" est plus travaillé, plus fouillé et réfléchi. L'auteur a emprunté de nouveaux sentiers, qui furent déconcertants au démarrage et laissent finalement perplexes. Ce n'est pas un mauvais livre, mais je suis déçue de ne pas retrouver les qualités qui m'avait séduite dans son premier roman. Un peu frustrée, en somme.&lt;br /&gt;Editions du Rouergue, 124 pages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La peau des autres - Eric Paradisi&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Avec deux femmes dans sa vie, l'homme de "La peau des autres" refuse pourtant d'être "un homme à femmes", collectionneur de conquêtes faciles, les sentiments au placard. Lui revendique d'être un homme qui ne sait pas dire non et qui aime le goût de "la peau des autres". Ainsi, il rencontre d'abord Pauline Huang, masseuse à la longue natte brune. Puis Paule Clarence, l'imperméable en cuir, le bonsaï malade, médecin... L'homme s'est reconverti dans ce commerce, lassé d'être visiteur médical, métier peu humain, le pourrissant de l'intérieur. Qu'en est-il resté, finalement ? L'homme semble si froid, si glacial et cynique, à l'image de son époque. Il a juste du coeur pour ses souvenirs (amers) de l'enfance et le soutien pour son père malade.&lt;br /&gt;Point d'épilogue ou de solution. On pourrait vite cataloguer ce premier roman "de tourner en rond" et de réchauffer une histoire déjà écrite, déjà lue. Non. J'ai été surprise et séduite par son narrateur détaché et qui banalise jusqu'à la conception du sexe en lui-même. Culotté, donc. L'histoire ne s'apesantit jamais, c'est court, juste et bien dosé. Quelques passages assez effrontés, une rigueur presque naturelle et une aisance ébouriffante pour ce monde sans lendemain, qui ne tient pas debout, illogique et l'où se sent si seul... etc. Très séduite, j'ai aimé mais j'ai du mal à le partager.&lt;br /&gt;Gallimard&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Rue de la tranchée - Kari Hotakainen&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Matti vient de se disputer avec son épouse Helena et lui a envoyé son poing à la figure. Aussitôt Helena fait ses valises et part avec leur fille Sini. Plainte déposée et divorce en cours, soit six mois de réflexion selon la loi finlandaise. Mais Matti s'insurge, après tout voici ce qu'il en dit : "Helena avait employé une ruse antique, connue depuis l'aube de l'humanité : frapper à coups de mots pour me faire riposter avec mes poings. La justice et les services sociaux déroulent tout de suite le tapis rouge devant celui qui exhibe un oeil au beurre noir". Il décide aussi d'entrer en résistance, lui "le combattant au foyer", celui qui a toujours favorisé l'épanouissement de sa femme pour une vie professionnelle, tandis qu'il s'occupait du reste (ménage, enfant etc.). Comble de l'ironie, le conflit qui opposait Helena et son mari se pose justement sur son manque de "machisme" !Bref, Matti a un projet et se met en tête d'acheter une maison - La maison de ses rêves et ceux de Helena, une maison de vétéran (c'est toute une histoire à ce sujet) - afin donc de reconquérir sa femme, de récupérer leur fille et de refonder une famille soudée. Il entre ainsi en transe, véritablement. Pour plusieurs raisons : trouver LA maison, ramasser l'argent nécessaire, espionner ses voisins, prospecter, harceler etc, etc...&lt;br /&gt;C'est franchement un roman déconcertant. Heureusement Matti n'est pas le seul intervenant, les autres protagonistes aussi jouent les narrateurs. Heureusement, car le personnage de Matti est déroutant : est-il fou, psychopathe ou désespéré ? Un peu tout ça. Toutefois il m'est demeuré antipathique. A plusieurs reprises, Matti est présenté comme un homme "en transe" et c'est vrai ! L'homme court partout, il prend des notes dans un carnet, il fait des collages, téléphone et espionne avec des jumelles. C'est presque un malade ! D'un autre côté, sa transe donne une pression supplémentaire et fait monter d'un cran supérieur l'atmosphère : d'une analyse du couple et de la société actuels, (qui égratigne voisins, propriétaires, agents immobiliers, spéculation et la famille démantelée etc), on passe fébrilement à un thriller psychologique, une montée de la folie douce et un carnage hypothétique ? Qui sait... Mais je n'ai pas su entrer dans le roman, ni pu m'attacher aux personnages. J'ai été assez hermétique à cet humour, à l'ironie du narrateur mais j'ai trouvé assez espiègle ce mélange d'intervenants qui confirmaient un peu la vision des choses ou la déformaient. J'aurais pu abandonner plus d'une fois, mais je souhaitais connaître l'issue de l'histoire. Comment allait s'en sortir Matti ? La fin, assez croustillante, laisse la porte ouverte aux suggestions ! Moi, je reste sur ma réserve.&lt;br /&gt;354 pages, JC Lattès&lt;br /&gt;Des articles : &lt;a class="undefined" href="http://www.info-finlande.fr/index.php?id=105&amp;no_cache=1&amp;amp;tx_oxcsgestart_pi1%5BshowUid%5D=1247" mce_href="http://www.info-finlande.fr/index.php?id=105&amp;no_cache=1&amp;amp;tx_oxcsgestart_pi1%5BshowUid%5D=1247"&gt;Info-Finlande&lt;/a&gt; &amp; &lt;a class="undefined" href="http://www.parutions.com/index.php?pid=1&amp;amp;rid=1&amp;srid=420&amp;amp;ida=6309" mce_href="http://www.parutions.com/index.php?pid=1&amp;rid=1&amp;amp;srid=420&amp;amp;ida=6309"&gt;Parutions&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115261959080051764?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261959080051764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261959080051764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/rentree-litteraire-2005-suite.html' title='RENTREE LITTERAIRE 2005 (suite)'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115261847440526250</id><published>2006-07-11T11:28:00.000Z</published><updated>2006-09-20T12:40:59.206Z</updated><title type='text'>RENTREE LITTERAIRE 2005</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J'apprends - Brigitte Giraud&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Nadia est née en Algérie mais habite la région lyonnaise avec son père, sa soeur, son demi-frère et celle qui n'est pas sa mère. Elle a six ans et entre pour la première fois à l'école. Aussitôt ce monde nouveau devient pour elle une délivrance, un confort, un périmètre de rigueur, d'organisation et d'encadrement. En grandissant, Nadia s'applique toujours autant en classe, en gymnastique mais se détache des autres. Sa différence lui vient du mystère de son passé, sur toutes ces choses qu'elle comprendra "plus tard". Elle apprend ses leçons par coeur mais "personne ne m'apprend mon petit bout d'histoire à moi, ma traversée de la Méditerrannée, ma triste épopée". Car au fil du temps, Nadia devient curieuse, se pose des questions et réfléchit; selon elle, "je ne suis pas celle que tout le monde croit connaître".En fait, cette jeunesse semi-dorée, semi-amère se passe dans les années 60-70, dans une ZUP où "nous sommes tous des enfants de la guerre d'Algérie, sans le savoir". Nadia est une petite fille attachante, dans laquelle une génération peut se retrouver. Par bribes, elle raconte sa jeunesse et son début d'adolescence, échelonnée de morceaux de poèmes, de règles de grammaire, sciences ou histoire. Nadia s'affirme à l'école mais s'efface chez elle. Sa double identité relève d'un passé familial chuchoté, à peine esquissé. Elle entend "des choses" dans les cages d'escaliers ou près des boîtes à lettres mais elle ne sait rien...Brigitte Giraud livre ainsi un nouveau roman en toute simplicité, écrit avec beaucoup d'amour pour la petite Nadia, enfant 'importée", un modèle dont on gomme les angles et avec un pan d'histoire qu'on tente d'effacer, avec maladresse et méchanceté, déjà. "J'apprends" est un mélange d'innocence et de pudeur, de vérité qui sort de la bouche des enfants. C'est très simple, ce qui n'enlève pas sa qualité !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrait &lt;em&gt;:" L'école m'éloigne de la maison, me protège. A l'école, nous construisons notre monde, qui n'est pas celui des parents. Nous inventons un univers parallèle, presque étanche où n'existent ni notre histoire ni notre origine. Dans la Zone à Urbaniser en Priorité, nous sommes tous des enfants de la guerre d'Algérie, sans le savoir. Nous n'avons pas conscience que l'Afrique du Nord est inscrite dans nos veines. Pieds-noirs, Algériens, harkis, fils d'immigrés partagent le même espace. Ceux qui sont des Français d'Ardèche et de Haute-Savoie sont des enfants d'appelés en Algérie. Impossible d'y échapper. Les photos de palmiers et de bougainvilliers sont dans tous les albums, les roses des sables sur tous les buffets. La déchirure de la guerre dans toutes les mémoires. Mais les enfants que nous sommes se heurtent au silence. Les questions que nous posons dans nos appartements restent sans réponse. Nous marchons sur de la braise encore brûlante et personne ne veut nous raconter notre histoire. Nous savons que la Méditerrannée a baigné le destin de nos pères, qu'elle en a fait des hommes nostalgiques. Mais personne n'a le courage de nous enseigner les détails de la folie algérienne. "&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Stock, 156 pages &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pissenlits et petits oignons - Thomas Paris&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Koulechov est un croque-mort original. Dans son métier, pour égayer ses instants morbides, il décide de connaître "ses" morts afin d'écrire au moins quatre pages de leurs histoires personnelles. Koulechov s'improvise écrivain et rend ainsi âme aux disparus. Un jour il s'occupe du cas de son quatre mille deux cent vingt-quatrième "client" : Emile Lécuyer. Et c'est deux femmes qui entourent ce cadavre, Eva Rouvière et Anne-Marie Lécuyer, la maîtresse et l'épouse, semble-t-il. Et l'histoire commence sur le trajet pour inhumer le corps, un pistolet braqué vers Koulechov ! Qui, quoi, comment, pourquoi ? Le lecteur s'en pose des questions et Koulechov, en digne et humble narrateur, déroule le fil de son histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Pissenlits et petits oignons" se trouve donc un roman drôle, glacial et inquiétant, assez risible par certains aspects comme la comédie des moeurs légères mais esquissées. Koulechov est un personnage affable, qu'une histoire, simple en apparence, va paralyser et emmêler les pinceaux. D'ailleurs, la conclusion s'avère étrange, dérangeante et révise le roman entièrement !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buchet Chastel, 166 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La martre - Alice de Poncheville&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Alice de Poncheville est avant tout une auteur pour la jeunesse et j'ai eu le sentiment qu'à travers l'écriture de "La martre" le style s'y ressentait. J'entends par là que l'ensemble de ces dix nouvelles sont toutes très simples, peu originales, mais attachantes et pétries de tendresse. Alice de Poncheville sait très bien s'attacher à ces personnages, et nous le rend bien. D'emblée, avec "La princesse", j'ai particulièrement apprécié Adèle, une héroïne qui se trouve un peu trop ronde, godiche et pataude, en visite chez son amie Elizabeth dans sa belle villa avec piscine. Dans cette histoire, c'est assez cruel de déceler les failles d'une amitié d'enfance qui vieillit mal. Et quelle chute ! c'est assez drôle.&lt;br /&gt;Par la suite, les histoires se suivent et se ressemblent moyennement. Parmi celles qui sortent du lot, "La martre" (autrement dit, un mammifère à fourrure, semblable à une fouine, en plus gros) qui réunit deux frères étouffés par la jalousie et la rancune réciproques. Un trajet en voiture va libérer les tensions, mais sans faire trembler le sol. C'est globalement ce que j'ai ressenti, au fil des pages : c'est bon-enfant, assez délicat, les personnages sont ordinaires et leurs aventures tout autant ! Tendresse particulière pour André, dans "La chemise", un vieux garçon à tendance obsédé, et la femme dans "Le rallye", seule et radoteuse. Aucune des chutes n'est fulgurante ou époustouflante, la lecture de ce livre est sommaire. C'est gentillet mais pas indispensable.&lt;br /&gt;L'olivier, 185 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le vrai est au coffre - Denis Lachaud&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Thomas Fabre emménage dans une cité proche de Paris, dans un logement attribué aux employés des chemins de fer. Il a cinq ans et vit auprès de ses parents et sa soeur Hélène. Très vite, une nouvelle famille arrive dans cette cité et Tom fait la rencontre de Véronique. Avec elle, une amitié fusionnelle va aussitôt se créer. Tom et Véronique sont inséparables et tout deux jouent au papa et à la maman avec les nombreuses poupées de la fillette. Avec le temps, Tom et Véronique sont toujours collés l'un à l'autre et cela semble agacer certains garçons de cette cité qui insulte Tom de "tapette". Malgré le temps qui passe, cette étiquette poursuit Thomas. Il a huit ans, part en classe de neige mais les choses se passent mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je laisse la surprise au lecteur quand à la tournure des événements survenant vers la page 100. Pour ma part, j'ai eu du mal à déceler le fantasme du réel. Alors que le texte était épuré, simple et presque effacé, l'histoire passe ensuite un autre cap, plus déroûtant et perplexe. On aime ou pas, parfois j'oscillais. Denis Lachaud travaille sur le même thème du choix identitaire au fil de ses romans. Depuis "J'apprends l'allemand", j'ai du mal à retrouver ce qui m'avait plu chez cet auteur. Tom dans "Le vrai est au coffre" est encore un enfant qu'on pense efféminé parce qu'il ne joue pas au football, c'est un gamin solitaire et qui traîne avec une fille. A un moment, Véronique s'exclame en colère contre ces prototypes de mâles sûrs de leurs décisions, de leurs destinées et qui veulent l'imposer à l'assemblée. Le droit à la différence, c'est un peu le message de ce roman. Mais j'ai trouvé que Denis Lachaud était trop ambigu dans sa narration, surtout vers la fin. Le mélange des genres est si confondant que l'impression générale s'en ressent. En bref, je suis mitigée, mais pas négative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Actes sud, 156 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un minuscule inventaire - Jean Philippe Blondel&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Après "Juke Box" (une chanson, un pan de vie), "Un minuscule inventaire" reprend le principe de ressasser un moment de son existence à partir d'un objet, cette fois-ci. Antoine a quarante ans, sa femme le quitte pour un dentiste et part avec leurs deux enfants. Lui décide de faire le vide dans la maison avant de tout quitter pour partir à l'étranger. A l'occasion d'un vide-greniers, il déballe ainsi les vestiges d'un passé à la fois récent ou lié à l'enfance. La journée s'écoule et lui de rêvasser sur sa chaise au fur et à mesure que les objets changent de main et de propriétaire...&lt;br /&gt;D'abord, je m'attendais à lire l'inventaire de son stand et l'association mélancolique à un souvenir d'une vie tour à tour comique, dramatique ou dérisoire. Et puis, finalement, après avoir fait le maigre tour des "objets perdus", on passe de l'autre côté du miroir : vers les "objets trouvés". Et alors tout prend un sens différent, ce qui paraissait aigre-doux prend une teinte plus édulcorée. Finalement, Antoine est un garçon bien sympathique... Et c'est l'un des points attachants du roman : la tendresse qu'inspirent les personnages. Au cours de cette journée, on accompagne Antoine bien plus loin - on fait la connaissance du petit garçon, de l'adolescent puis du jeune homme. Enfin bref, j'ai beaucoup aimé... Jean-Philippe Blondel est plus "léger" dans ce roman qu'il ne transparaissait dans "Juke Box" - plus d'humour, de finesse. C'est un beau petit voyage au travers du miroir - très, très agréable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrait :"... je pense que j'en ai fini, moi, du rêve du hamac - plutôt qu'un hamac, je voudrais un nuage - quelque chose qui s'élève un peu plus haut maintenant, une ouate - et puis tout oublier. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Robert Laffont, 295 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un instant d'abandon - Philippe Besson&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Un homme rentre au bercail, dans son village au bord des falaises, en Cornouailles. A Falmouth, la grisaille est constamment dans le ciel, mais aussi chez ses habitants. Ces derniers ne pardonnent pas qu'un des leurs se fasse remarquer, comme le cas de Thomas Sheppard. L'homme est de retour au pays, mais sous le coup de l'opprobre. Tom est désormais "un monstre" aux yeux de tous - il a tué son fils. Cinq années de prison n'ont pas lavé la haine des habitants de Falmouth - on lui en veut. Et celui-ci exacerbe le ressentiment en revenant au village - inadmissible ! Dans ce coin où les visages sont fermés, les femmes interdites au bistro, les hommes perdus en mer, "où rien ne se dit et tout se sait"... Tom a toutefois le sentiment d'être libre à Falmouth, bien que sous la coupe du bannissement. Par deux fois, il va se confesser : à deux autres exilés, deux âmes en peine. L'un va recevoir toute la vérité sur la disparition de son fils, l'autre va comprendre pourquoi il est rentré au 325, Melville Road.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Honnêtement, je ne pense pas que ce dernier né de Philippe Besson soit du grand cru ! Pourtant le début est prometteur et tient le lecteur agrippé, fasciné par cette ambiance morne qui règne à Falmouth. Le cadre est bien planté, les embruns, les falaises, l'isolement et le sentiment de non-retour sont très palpables. Et pourtant, l'auteur dérape en cours de route, la fin est flottante. Le glauque doit être associé à une certaine "poésie" pour être accepté, et là il n'y a que de la rigueur, de la violence. Le personnage de Tom Sheppard s'enterre et campe sur des positions que je trouve inexcusables. Et à trop les ressasser, je m'énerve presque contre ces petitesses qui ont ponctué le discours du pseudo repenti ! Trop facile... Bref, j'ai récemment lu une remarque sur Philippe Besson, devenu un peu trop fécond aux cours des dernière rentrées. La multiplication ne garantie pas la qualité, c'est à surveiller ! Et ce nouveau roman en est un preuve : la fin est bâclée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Julliard, 213 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mesdames, souriez - Jessica L. Nelson&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Eté caniculaire, dans un appartement parisien, deux antogonistes s'affrontent : Louisa Marie, étudiante de vingt ans, superficielle et légère, contre la Vieille, l'Autre, l'Antique, jamais nommée, juste désignée, quatre-vingt dix ans bien sonnés, un menhir dressé sur ses pattes, la babine bavante de haine. Ces deux-là cohabitent dans le même appartement depuis trois ans, l'une par héritage, l'autre par "raison". Mais ni l'une ni l'autre ne peuvent se sentir et leurs dialogues virent aussitôt en pugilat. Et les deux mois à venir, sous des températures assommantes et invivables, vont plonger les deux protagonistes loin d'une torpeur légendaire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Mesdames, souriez" est le premier roman d'une franco-américaine de vingt-cinq ans. Et je lui pardonne ses quelques facilités à dessiner une héroïne frivole et obsédée par son apparence et la maigreur de son corps, le catalogue d'une tribu aux moeurs faciles et folâtres. Par contre je suis conquise par le rapport haine-amour entre les deux femmes, les abus, la vie impossible, la guerre des nerfs ! De plus, l'auteur a pris le parti d'être équitable avec les deux - tendresse, respect, agacement et solidarité pour chacune ! Du moins, moi je l'ai ressenti comme ça. Et j'ai dévoré les 200 pages d'une traite ! L'envie de meurtre, même si elle se justifie, est un cap difficile à franchir - on se demande jusqu'à quand Louisa Marie va tenir le coup ! Osera-t-elle aller jusqu'au bout de ses cauchemars ? Suspense entier !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le titre reprend une réflexion de Madame de Maintenon qui me touche et donc je la répète : "Mesdames, souriez afin que plus tard, vos rides soient bien placées" !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fayard, 206 pages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La pluie ne change rien au désir - Véronique Olmi&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Un 18 août, à Paris, vide et abandonné, près à succomber à un orage, un homme et une femme se rencontrent, se retrouvent, se sont donnés rendez-vous. Cette femme est très pâle, trop maigre, "elle était lisse et fine comme une esquisse, une femme pas assez dessinée la chair pas assez pleine", et lui a les yeux bleus, la mèche de cheveux qui lui barre le front, il la suit dans le Luxembourg puis à son invite à l'hôtel. Très vite entre eux deux le langage des corps va s'ouvrir, plus loin que tous les mots pour expliquer le silence, la souffrance et l'attente. Le corps devance le désir, l'un et l'autre se donnent, c'est un libre échange, ils ne sont pas deux, ils sont ensemble. L'homme doit apprendre la douceur et la brusquerie, la femme s'offre et se donne sans compter, mais reçoit autant de plaisir que de douleur. C'est très limite cette frontière entre le plaisir et la souffrance ! Car chez cette femme il y a une plaie encore trop ouverte, pourra-t-elle s'en confier à lui ? Elle paraît lui accorder sa confiance, en lui offrant son corps. De quoi donc a-t-elle été flouée, au même titre que ses rondeurs féminines ? Cette femme est brisée et l'homme doit toujours se méfier, freiner pour respecter "cette effroyable limite entre le don et la méfiance, entre la licence et la précaution".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Débarquée de chez Actes Sud, Véronique Olmi publie chez Grasset un nouveau roman proche de l'érotisme. "La pluie ne change rien au désir" est très charnel et sensuel. Chez le lecteur habituel, la même espérance n'est plus. L'auteur bouleversant de "Bord de mer" s'aventure vers un territoire différent, mais également proche d'elle. Dans ce nouveau roman, il y a la figure de l'héroïne fragilisée et cassée, un passé obsédant et secret, et surtout une suavité dans les rapport homme-femme très, très licencieux ! Véronique Olmi ne s'attache à rien, finalement. Elle raconte son histoire, prenez une femme qui n'a rien d'une femme, sinon une attente de sexe très forte et encore présente, une aspiration au plaisir et au désir incomparable. Donc cette femme vit encore sous les coups de cet homme, elle vit aussi en lui donnant tout autant qu'elle reçoit ! C'est très honnêtement parfois gênant, dérangeant, c'est un nouveau roman différent des autres, donc cela explique un peu la délicatesse de s'y adapter à nouveau, de s'y habituer un tantinet. Parfois j'ai aimé, parfois moins. J'apprécie la dramaturge, je n'idolâtre pas l'apprentie romancière érotique. C'est confus, le style est haché et pêle-mêle, c'est encombrant, mais langoureux et sensible, bref c'est confondant. J'hésite ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grasset, 156 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrait :" Elle n'avait envie que de son sexe dans le sien, rien d'autre que cet acte nu, cette vérité première, elle écarta les jambes, elle était vierge de lui innocente de lui, il vint en elle et elle sentit le bout si rond si doux de sa queue pénétrer s'emboîter se loger dans son ventre et vouloir cet abri, fouiller cet idéal se bercer lentement d'abord dans la prudence la retenue, doucement d'abord dans son sexe gonflé bordé d'eau et de sang, doucement dans l'insupportable tension et tous les possibles inexplorés les promesses de l'ivresse et de l'accord, elle sentit la vigueur la souplesse et la dureté de sa queue, un bouleversement une érection un don d'érection, il bougeait plus vite maintenant cherchant le soulagement le redoutant cherchant la jouissance la différant chavirant dans son ventre se maîtrisant mais basculant plus vite déjà d'avant en arrière la course retenue le contrôle éperdu au rythme de la femme s'unir, elle gémissait du fond de sa gorge l'effort pour ne pas hurler, mais accepter, accepter d'être à la merci d'un homme, prise, tenue, envahie par un homme, accepter ouvrir ses cuisses lâcher ses râles hurler supplier plier se soumettre dériver, et il bougeait plus fort en elle mais pas plus vite pas affolé encore pas emballé encore, elle ouvrit les yeux (...) "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La lecture - Danièle Pétrès&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Cinq personnes sont invités à assister à une lecture dans une salle des fêtes en banlieue. Et puis, rendez-vous manqué ou moment crucial, cette lecture sera le catalyseur pour chacun et révélera les failles du couple ou les mauvais choix à un tournant de la vie... La lecture de l'amie comédienne passera au second plan !&lt;br /&gt;Ce roman est très court, son histoire est intéressante mais "La lecture" aura du mal à défendre ses chances parmi la cohue de septembre. Même si cette lecture est plaisante, elle ne révolutionne en rien le genre et ne détonne pas. Personnellement je n'aime pas trop le choix de narration en "vous", cela donne un côté donneur de leçons et une solennité artificielle, bof. Mais bon, j'ai aimé ce livre, l'ai lu très vite et j'ai trouvé pathétique l'histoire du couple. Alors ce livre mérite qu'on s'y attarde, ça ne mange pas de pain et on ne perd pas son temps non plus !&lt;br /&gt;Denoel, 100 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le carnaval des monstres - Anne Sophie Brasme&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;La particularité de Marica est d'être laide, mais vraiment laide. Elle le sait, et pourtant elle s'imagine être jolie. Surtout quand elle suscite le désir d'un homme, comme Joachim. Mais là, c'est plus compliqué. Car avant de rencontrer le photographe, Marica est littéralement obsédée par le sexe et le désir des autres, essentiellement les jeunes hommes, étudiants de la Sorbonne ou joueurs de tennis. Sa cause est perdue, elle le sait. Aussi elle répond à l'annonce insolite de devenir modèle pour des photographies à caractère atypique. Car Joachim s'intéresse au laid, au moche, aux monstruosités derrière les façades humaines. Il photographie, dessine, peint et écrit ! Joachim abhore Marica, du moins ce qu'elle représente. Et pourtant il la désire, c'est sans doute ce qui lui paraît détestable et honteux de sa part. Etre attiré par l'ignominie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, c'est un deuxième roman dérangeant et ambivalent dans son appréciation. Je dois avouer n'avoir pas été complètement emballée. Par moments j'ai peiné, trouvé louche cette relation entre le photographe et son modèle. Les deux partis sont détestables, mais j'éprouve une sympathie pour la Marica du début - cynique et faussement légère, consciente de sa difformité, mais revendiquant le même droit à l'amour que les autres ! Après tout, si Joachim couche avec elle, ça veut bien dire quelque chose ? Non ! Les rapports entre eux deux deviennent lourds, pesants et poisseux. Chacun, finalement, a honte. D'être moche, de prétendre être différent, d'aimer l'hors-norme, d'être affamé d'un amour charnel, non plus sentimental... bref ça devient une spirale angoissante et délirante ! Et même un peu malsain. Les desseins sont obscurs et inquiétants, déplacés aussi. Aussi bien l'homme ou la femme sont pris dans cette aliénation ! Pour conclure, tout ça pour dire que j'ai "péniblement aimé". Il y a de belles réflexions, de la perversité et des rouages insensés, pourtant le texte est lourd. J'en reviens au souvenir mitigé du premier livre d'Anne-Sophie Brasme, "Respire", que j'avais moyennement prisé. "Le carnaval des monstres" ne laissera pas indifférent, moi je passe la main...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrait :" Je rêve d'un amour si pur qu'il en soit impalpable. Plus besoin de contact; plus de peaux qui soient obligées de se toucher. Plus de plaisir non plus, car il n'engendre après que le dégoût : que nos corps soient purifiés, dépourvus de réaction. Je veux retourner à mes fantasmes d'avant, lorsque j'étais encore vierge et ignorante des choses qui se passent entre un homme et une femme. Je veux la beauté polie d'un rêve, son aspect inaccessible. Jamais plus je ne retrouverai l'innocence. Je sais maintenant que l'amour est laid. "&lt;br /&gt;Fayard, 224 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cinq - Sabine Bouyala&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Cinq soeurs dans une même voiture, en route pour une promenade au bord de la mer, et puis l'accident... Les corps se décollent de la carcasse, les esprits rejoignent ces semblants de femmes désormais fluides, transparents, sensibles au froid. Elles contemplent le macabre spectable d'elles-mêmes déchiquetées, bousillées, dépecées, et s'en vont. En chemin, elles vont aller à la rencontre de leur mère, également morte, également un esprit mort-vivant. A cet instant, et un peu plus loin, j'ai décidé d'arrêter. Je n'aime pas ! Dès qu'un auteur tente l'ailleurs, l'identité trouble et divagante, aussitôt le lecteur pense et fait le rapprochement avec Virginia Woolf. Mais cela reste pesant, désespérement opaque, insolite et trop extravagant. Je suis âprement déçue, j'avais reçu un écho favorable à ce premier roman.En plus, dans cette histoire, les personnages n'ont pas de prénom : ce sont le tison, la bougie, le silex, l'amazone et (moi) la narratrice. J'avais un bon a-priori pour ce livre et son paysage des cinq soeurs, me sentant très prochant à tout récit du genre. Et j'ai donc été très touchée par le portrait de chacune, y puisant de ma propre expérience familiale (ma fameuse tribu de sept soeurs !). Mais mis à part cette alléchante présentation, le style de "Cinq" m'est restée froid et biscornu.&lt;br /&gt;Joelle Losfeld, 108 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;extrait : " Le tison est mariée depuis fort longtemps et a quatre enfants. Elle s'en veut certainement de s'être mariée si jeune mais le courage lui manque de toute reconsidérer. Je discerne chez elle une attention exagérée aux autres et à leurs affaires, preuve en tout cas que les siennes ne lui suffisent pas ou qu'elle cherche à les mesurer. C'est la dépendance qui la caractérise, elle peut construire mais pas jusqu'au bout; il lui manque toujours un pas, ce qu'il faut de soi-même et de liberté pour achever. Elle dit que ses soeurs sont sa seule réelle histoire d'amour. C'est très possible. Son plus grand caprice, aussi. On lui suggérerait bien de tenter de grandir un peu, mais les suggestions l'embarrassent. Elle a cessé de vouloir changer, elle a cessé de réfléchir, elle a cessé de se taire aussi, pour compenser. Elle traverse sa vie en parlant, une cigarette à la main, le col haut relevé, sans doute pour remplacer l'ombre bienveillante sur son épaule qu'elle n'a jamais su trouver.&lt;br /&gt;Le silex n'est ni mariée ni même accompagnée. Le silex toute sa vie a privilégié sa personne, et pour le coup ne s'intéresse ni aux autres ni à leurs affaires. On nous a répété toute notre enfance, et encore après, que le silex avait un un coeur d'or; on s'est épuisé à le chercher. Ses soeurs, elle les subit. Sans jamais vraiment s'être laissée aller à les accepter, sans jamais vraiment non plus se décider à les oublier. Pourtant, pour ne pas se faire mal, on peut aussi considérer que ce que l'on subit n'est finalement pas mortel. Un jour, à force d'habitude, on finit par être dévoué à ce que l'on a tant négligé.&lt;br /&gt;La bougie a une intransigeance à la mesure exacte des erreurs qu'lle ne se pardonne pas d'avoir commises. Elle a fait plusieurs enfants à des hommes différents. Elle a réuni ces enfants dans une maison où elle a fait son possible pour que plus aucun homme ne rentre. Il règne chez elle un état bohème qui contraste dramatiquement avec ses airs de maîtresse d'école, elle a changé cent fois de métier, elle ne se résout pas à la médiocrité humaine. Elle a besoin de ses soeurs pour ne pas décrocher, c'est la seule rampe qui lui reste, un amour infini, une lumière dans un coin, un sentiment désordre qu'elle a cessé de vouloir maîtriser.&lt;br /&gt;L'amazone vit une complicité visiblement parfaite avec le même homme depuis vingt ans. Elle ne semble jamais se poser de question quant à l'incroyable de cette situation, s'occupe à merveille de son fils unique, gère ses affaires avec détermination et réussite, et pour tout cela force l'admiration de ses soeurs. Qu'elle conseille, qu'elle encourage, qu'elle écoute et qu'elle couve. Et qui finissent par constituer un miroir si puissant de ce qu'elle est, que peu à peu s'est installée tout près d'elle l'insupportable angoisse de les perdre. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Oublier l'orage - Cédric Morgan&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Projection dans un avenir proche : été 2012, Jason a treize ans, atteint d'une maladie grave qui le condamne dans les quelques mois à venir. Il séjourne chez Joseph sur l'île de Groix avec sa soeur jumelle Jessie. Leur mère les y a déposés pour respirer l'air pur de la Bretagne, et aussi pour se tenir éloignés des rigueurs plus que puritaines qui régissent le pays en ce temps-là. Car la bande des Obscurants gouverne la France, édictant des lois contre la débauche, la nudité et la dépravation morale ou physique, secondée par des miliciens qui sillonnent les côtes et les plages pour veiller au "sain" comportement du sexe féminin, essentiellement !&lt;br /&gt;Bref, pendant cet été enchanteur, Jason va rencontrer Arthure, une adolescente du même âge, tout aussi revêche et belliqueuse. Tout deux vont s'aimer, naïvement, passionnément, contre les lois obscurantistes etc. Sauf qu'à la fin de l'été, Arthure sera retrouvée morte, noyée et toute nue dans le lac maudit. Et c'est seulement au bout de 28 ans que Jason se ressasse ces vacances mi-paradisiaques, mi-cauchemardesques dans l'attente de l'arrivée de "vous" (on ignore qui ?!). Pourquoi la mort d'Arthure ? Etait-ce plutôt un assassinat ? qu'a-t-il attendu avant de questionner les derniers témoins de cette affaire ?&lt;br /&gt;La chronologie de ce roman est très brouillée. Jason n'a que quarante ans mais en paraît davantage tant il semble perdre le courant de sa pensée et avoir du mal à mettre bout à bout les morceaux du puzzle. A moins que ce procédé soit une intention délibérée de l'auteur, dans ce cas je la trouve moyennement réussie et convaincante. On parvient à suivre l'histoire, certes, mais on s'attend à plus "d'action". Le personnage d'Arthure, par exemple, n'intervient que vers la page 50 du roman ! C'est long ! Et puis "Oublier l'orage" baigne dans une délicate torpeur, à tendance soporifique. Du coup, j'ai trouvé l'histoire molle. J'aurais préféré que le narrateur abrège ses commentaires sur le fond du tableau, comme il dit, et aille droit à l'essentiel. En bref, ce roman est désordonné, manque de rythme et frise le grotesque lors du passage avec un certain John Ellis Bush, nouveau président des Etats-Unis ! Désolant, vraiment.&lt;br /&gt;Phébus, 184 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dans la luge d'Arthur Schopenhauer - Yasmina Reza&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Ariel Chipman a longtemps étudié et enseigné la théorie du bonheur selon Spinoza. Et puis, un jour, il est las de tout, il reste avachi dans son fauteuil, vêtu de sa robe de chambre. Son épouse Nadine est également lasse de cette décrépitude, de cet homme qui se laisse couler ou qui refuse de l'accompagner à une soirée de nouvel an, alors elle le roue de coups avec un journal. Serge Othon Weil (amant de Nadine?) est l'ami du couple, mais aussi dégoûté du système français, autrement dit "un système compassionnel dans lequel il faut du drame". Ces trois personnes s'expriment par billets ou à la psychiatre qui leur serine une morale philosophique à leurs états d'âme, truffée de parti pris sur l'élan optimiste refoulé par l'impatience, l'agacement, la barbarie, la violence que nous infligent des petits riens du quotidien. Alors quoi ? quelle consolation ? "On se laisse embobiner par les maîtres, on prospère dans des labyrinthes croyant qu'il s'agit de félicité de l'esprit, jusqu'au jour où tout à coup plus rien ne tient, un petit homme gît dans une solitude lugubre, aux côtés d'une femme indifférente qui démarre l'année en dévorant un article sur l'extinction des grands singes"...Dans un discours parfois embrouillé, à se demander où l'on va, qui sont-ils et quels délires les rapprochent, Yasmina Reza lie l'ensemble subtilement et livre, oui, une histoire assez caustique, d'un humour qui convient aux critiques éloquents (...) mais son court roman régale la lectrice lambda que je suis, donc ça va !&lt;br /&gt;Albin Michel, 106 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le muséee de la sirène - Cypora Petitjean Cerf&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;C'est du n'importe quoi dans ce roman, et pourtant c'est entraînant comme une mélopée envoûtante ! Anabelle a trente ans, elle est peintre et vit seule dans son appartement, pétrifiée d'une peur de l'extérieur quasi maladive. Un jour, elle vole une sirène dans l'aquarium du restaurant chinois en face de chez elle et l'installe dans sa salle de bains. Sous ses yeux, la sirène va grandir, dessiner, chanter. Entre elle et Anabelle, un jeu d'apprivoisement, d'apprentissage et de séduction commence. Mais au fur et à mesure que l'une pousse vers le haut, l'autre diminue - comme si l'énergie de l'une alimente sa comparse!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bref, en dire plus long gâcherait le plaisir de lecture, déjà que cela se lit très vite ! J'étais stupéfaite d'un tel livre, je pensais que l'auteur allait dégénérer et partir dans un trip excentrique et sans queue ni tête. Et pourtant j'ai eu le sentiment que Cypora Petitjean-Cerf a su maîtriser son sujet, sans le faire déborder vers des sentiers cahotiques. Plus d'une fois on flirte avec l'invraisemblable, mais j'ai tout pardonné à l'auteur ! Son imagination m'a enchantée : l'histoire d'une sirène, envahissante et exclusive, une trentenaire à deux pas de tomber dans l'agoraphobie, au centre une créativité folle et joyeuse, un amour presque adolescent pour le nommé Francis - "je sais à peine quelle tête a Francis. Je l'aime, donc je n'ose pas le regarder" ! Vraiment, "Le musée de la sirène" a ce petit charme qui l'isole de la grande littérature fracassante de la rentrée, cela me touche et m'enthousiasme et c'est ce que j'apprécie dans les livres ! merci l'auteur - Cypora Petitjean-Cerf, quel beau nom !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stock, 114 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La verticale de la lune - Fabienne Juhel&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'histoire a les ingrédients essentiels pour séduire : une fillette imaginative, trop rêveuse aussi, solitaire, isolée dans cette île en Bretagne - elle ouvre sa narration en jetant Nadine dans le puits. Impossible d'en savoir plus. Car l'enfant raconte très vite son univers : amoureuse des arbres, elle lie avec son hêtre une relation sensuelle et "physique". Mais un jour, l'arrivée du bûcheron, dit l'Indien, menace cet éden ! Il faut vite échafauder des plans de sabotage, ameuter la maman qui s'envole rejoindre son amante sur le continent trop souvent, confier des choses intimes sur son père absent à la bonne mexicaine, etc etc... Discerner le vrai du faux est l'un des challenges du roman ! Toutefois j'ai manqué à être embarquée dans ce cosmos, séduite d'emblée, puis lassée, avant d'être reconquise, et ainsi de suite. Trop de sentiments en yoyo lassent et ternissent cette lecture. C'est regrettable. Ce premier roman a la base d'être bon, j'ai juste loupé le coche en cours de route.&lt;br /&gt;Zulma, 142 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un couple ordinaire - Isabelle Minière&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Benjamin et Béatrice sont un couple marié, parents d'une adorable Marion. Il est pharmacien, elle écrit des livres pour enfants. Un jour, en achetant une table basse pour le salon, besogne quelconque d'un couple ordinaire, l'esprit de Benjamin décroche - il se sent creux, vide à l'intérieur. Et du coup les rapports du couple se déglinguent. Ou plutôt le déclic a lieu : Benjamin ressent l'oppression que lui fait subir son épouse. Car sous des semblants de femme intelligente, belle et modèle, Béatrice se révèle totalitaire, tyrannique ! Dans son couple, elle agit en supérieur hiérarchique, use des larmes et du chantage pour faire vaciller son homme. Benjamin est un type simple, pas mauvais, assez nonchalant et facile à vivre. Mais Béatrice en veut plus : une ascencion sociale, une vie sexuelle active, une communication permanente entre eux deux, l'affirmation de son compagnon. C'est trop pour un seul homme ! Mais heureusement, Plutarque est là, prêt à le sortir de la mélasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, j'avoue que je me suis détachée de ma sacro-sainte solidarité féminine. Désolée Béatrice, les préceptes de Madame sont inqualifiables et honteux pour la gente féminine ! Du moins, peut-on lui reconnaître une malignité impeccable, car bien calfeutrée sous des dehors de femme fatale et pleine de classe. Pourtant, le couple va mal ! Quand on parle de "couple ordinaire", déjà je rejoins l'argument de Benjamin : il n'y a pas de misères dans "un couple ordinaire" mais de l'amour. Les petites mesquineries à deux sous sont l'annonce d'une chute prochaine ! Et c'est cette dégringolade, lente et latente, que décrit merveilleusement Isabelle Minière ! J'étais accrochée, même si mal à l'aise par des détails anodins, intimes et finalement reconnaissables ! Je n'étais pas sympathisante à Benjamin au début, je le croyais faible, las et démissionnaire. Mais tout s'explique par la suite... L'attitude de Béatrice fiche à cran le lecteur. Ses revendications de femme moderne et indépendante donnent un peu le frisson - ça existe un peu tout ça, en vrai ? Oui, hélas. Je crois que, dans ce roman, on trouve un part de soi-même dans l'homme et la femme. Cela explique le sentiment de "fascination glaciale" que m'inspire cette histoire. Mais j'ai beaucoup aimé, c'est tellement vrai !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dilettante, 185 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un soir de décembre - Delphine de Vigan&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Matthieu remporte un succès d'estime suite à la parution de son premier roman. Parmi son courrier usuel, il reçoit la lettre d'une jeune femme qui prétend le connaître. Cela remonte à dix ans auparavant, ils se sont croisés dans un avion, puis revus et aimés follement. Mais Matthieu était déjà amoureux d'une autre femme, Elise, qu'il a épousée et avec laquelle il forme un couple épanoui, parents de deux garçons. Alors pourquoi l'écriture du deuxième livre rend son auteur solitaire, en retrait de sa vie ordinaire, de plus en plus vide et accablé ? Ou les lettres de cette ancienne amante sont-elles à l'origine de cette brèche qui s'ouvre et creuse chez lui un désarroi insurmontable?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se pose mille questions à la lecture d'"Un soir de décembre". L'entrée est assez fade, à mon goût, puis on picore la suite à toutes petites bouchées plus délectables. La mayonnaise prend, même si les caractères des personnages alourdissent un peu la bonne appréciation. C'est une question de délicatesse, personnellement je n'aime pas trop les tempéraments fragiles et qui laissent une place prépondérante à la théâtralité. Comme la jeune femme des lettres, ou comme Matthieu, l'écrivain qui bascule. Est-ce que le travail d'écriture rend son auteur à ce point malheureux ? J'ai trouvé que c'était triste : être écrivain finalement rend solitaire. Est-ce vrai, en général ? Toutefois je sais bien que dans ce roman, Delphine de Vigan a tenu à introduire chez cet homme le révélateur d'une défaillance enfouie, éteinte ou inconsciente. Les lettres ont eu ce pouvoir-là. Par certains aspects, j'ai pensé au roman de l'italienne Margaret Mazzantini "Ecoute-moi" (un homme partagé entre deux femmes, le coeur, la raison, la déraison aussi...). Aussi pour bien apprécier "Un soir de décembre", je conseille de le lire d'un coup, de forcer l'impression mitigée du début puis d'être happée par cette histoire de désenchantement. Et pour conclure, cette phrase qui résume tout : "Nous avons tous une histoire à raconter. Quelque chose dont il faudrait réussir à se débarrasser, pour avancer".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lattès, 194 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La petite trotteuse - Michèle Lesbre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Anne est mystérieuse. Que fait-elle dans la vie ? Elle visite des maisons ! C'est sa trentième villa, elle se situe au bord de la mer, avec les volets clos et désertée de ses occupants. Avant de se rendre à son rendez-vous, Anne séjourne dans un hôtel tenu par une mère et sa fille, un couple attachant, entouré d'ombres également. Anne semble d'ailleurs être fascinée par leurs activités nocturnes, elle épie les silhouettes, les bruits et elle pense à des tas de choses. A l'hôtel elle rencontre également un homme qui laisse la porte de sa chambre toujours ouverte, où elle s'y faufile discrètement pour cerner le personnage. Et c'est finalement avec lui qu'elle va visiter la villa. En fait, Anne ne compte pas acheter de maisons. Elle visite, demande à rester plusieurs heures seule pour s'imprégner des murs. Mais cela va au-delà, car aussitôt les souvenirs affluent, la nostalgie d'un passé - une enfance née avec la guerre, des parents éteints, absents, déjà partis... De son père mort, Anne a hérité une montre dont le tic-tac réveille des émotions assoupies et sonne un rappel vers le passé entouré de secrets, également. Ce sont ces résurgences, embriquées à l'instant présent, qui ponctuent cette histoire.Il y a cette belle citation : "L'esprit des murs ressemble parfois à un miroir imaginaire où vacille le reflet éteint du passé". Elle résume en gros l'esprit du livre, elle aussi. "La petite trotteuse" est un roman intimiste, avis aux amateurs. L'ambiance est ouatée, sucrée, pleine d'arcances, de pas feutrés,de suppositions, de questions et de longues interrogations sur la personnalité d'un père, d'une mère et de soi-même au milieu de ces spectres. Ceci est un beau roman qui me passionne, tout personnellement. Il correspond à ce genre que j'affectionne...Extrait :" Je n'ignorais pas que ces vieux souvenirs renfermaient ce que je cherchais, quelque chose d'impossible à admettre jusque-là, mais qui peu à peu se rapprochait de la lumière. Toutes les maisons visitées, dans lesquelles je parvenais à maîtriser ce long travail d'exploration que je refusais de faire dans le cabinet d'un psychiatre, m'aidaient d'une étrange façon. Je trouvais un réconfort à errer dans leurs murs encore habités malgré leur apparent abandon. La dernière visite serait-elle la fin de cet interminable périple ? ... "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sabine Wespieser, 190 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;+++ &lt;a href="http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/rentree-litteraire-2005-suite.html"&gt;La suite ! &lt;/a&gt;+++&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115261847440526250?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261847440526250'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261847440526250'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/rentree-litteraire-2005.html' title='RENTREE LITTERAIRE 2005'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115261722213882614</id><published>2006-07-11T11:25:00.000Z</published><updated>2006-07-11T11:27:48.936Z</updated><title type='text'>Une autre que moi - Sabine Bourgois</title><content type='html'>Plus qu'une lettre, ceci est une véritable, belle, franche déclaration sans pudeur ! Amour, admiration, remerciement, comblement... les sentiments sont du champ des amants - "je vous aime", "vous me manquez" revenant sans cesse. Et pourtant Sabine s'adresse à Françoise Lefèvre, écrivain. Un jour elle est tombée en amour en lisant un de ses livres, depuis son amour n'a jamais failli. Et c'est beau, tout cet amour. C'est pur, guère déplacé. Un véritable hymne à l'amour grâce à la littérature."Une autre que moi" commence donc comme une lettre, qui ne finit pas, qui s'éternise pour poser en livre. C'est une bouteille à la mer qu'elle lance. Forcément la question que je me suis posée : et l'auteur a réagi ? Que pense-t-elle de cet amour ? A défaut d'en connaître la réponse, j'ai au moins gagné l'envie d'en connaître plus sur Françoise Lefèvre, d'ouvrir un des ses romans. Sabine Bourgois a déjà réussi à partager son enthousiasme débordant, son amour authentique. Et parce qu'elle a su rester vraie, transparente et sincère, Sabine est touchante et nous transporte dans son monde et celui de son auteur fétiche. Des livres de la sorte, de cette déclaration éclaboussante, j'en veux encore car j'aime très fort !&lt;br /&gt;&lt;em&gt;K éditions&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;a class="undefined" href="http://www.zazieweb.fr/site/fichelivre.php?num=8239"&gt;Des zazienautes unanimes !&lt;/a&gt; &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;a class="undefined" href="http://uneautrequemoi.chez.tiscali.fr/index.html"&gt;Le site&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115261722213882614?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261722213882614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261722213882614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/une-autre-que-moi-sabine-bourgois.html' title='Une autre que moi - Sabine Bourgois'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115261714271953402</id><published>2006-07-11T11:18:00.000Z</published><updated>2006-07-11T11:25:42.726Z</updated><title type='text'>Françoise Lefèvre</title><content type='html'>&lt;strong&gt;1. Un soir sans raison&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Un matin, Françoise Lefèvre reçoit par la poste une brochure sur les maladies liées à la perte de la mémoire, dont la maladie d'Alzheimer. Aussitôt l'intitulé du circulaire ouvre son livre, telle une musique lancinante sur une femme qui fugue, "un soir sans raison". Tout part : l'auteur se raconte, décrit son travail, son acharnement à s'isoler, se couper pour trouver la mélodie des mots si nécessaires pour ouvrir et commencer un nouveau livre, même lorsque cette formule magique lui tombe dans les rayons d'un supermarché !... Elle a peur de ses pertes de mémoire, des ses égarements, peur de ne plus se souvenir des moments sacrés de sa vie. Elle se revoit plus jeune, à trente ans, dans la rue avec ses enfants. Elle se voit à quatre-vingt-dix-sept ans, dans un hospice, attendant la venue d'un jeune homme qui l'aide à écrire tous les mots qui bouillonnent encore dans sa tête mais qu'elle ne peut plus écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça et encore ?.. Pourrai-je résumer un livre comme celui-ci ? J'ai dernièrement lu une lettre d'amour de Sabine Bourgois pour Françoise Lefèvre (K Editions) et j'ai voulu connaître cet écrivain qui semblait si humaine, si amoureuse, si charnelle et sensorielle ! Pour une entrée en matière, dans l'oeuvre de cette femme, je suis enchantée ! Quelles poésie des mots, justesse des sentiments, rondeur des sensations ! J'étais transportée dans les voyages qu'exerçait l'auteur pour raviver sa mémoire, trimballée d'avant en arrière, sans moufter, ébahie, touchée et fort émue à l'évocation de l'abandon de ses enfants ! Ce livre a su me convaincre définitivement qu'il me fallait encore lire d'autres livres / TOUS les livres de Françoise Lefèvre. Si vous ne la connaissez pas encore, ceci est une chaude recommandation et la plus vive des invitations !&lt;br /&gt;Editions du Rocher&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2. La première habitude&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ce roman est autobiographique et rapporte les débuts amoureux de l'auteur avec un homme quelque peu ... ingrat ! Dans le roman, Françoise Lefèvre est Marie, compagne de Raphaël, peintre sans le sou, qui peine également à vendre ses toiles. Tous deux vivent une vie de nomades. De ville en ville, ils vont et viennent, lui peint, elle démarche pour gagner quelques sous, pour vivre. La vie n'est pas toujours rose, Marie raconte leur misère, dans des bicoques sans confort, parfois infestées de rats ! Pas toujours les moyens de se remplir le ventre, ni d'avoir chaud. Mais jamais ils ne s'installent, ils partent toujours plus loin chercher la fortune.&lt;br /&gt;Le langage de Françoise Lefèvre est prodigieux, très pur et poétique, malgré les mille misères qui font leur lot quotidien. C'est avec recul qu'elle revient sur ce moment de sa vie. Elle est seule dans une petite chambre à la Bastille, sans ses enfants, et Raphaël est parti. Ecrire, pour elle, c'est survivre, c'est vivre aussi. Elle raconte tout ça avec souplesse et sensibilité. Elle dit l'amour, le dévouement, l'abattement furtif et la désillusion. Mais elle conclue aussi sur l'envie de s'en sortir malgré tout, d'être la plus forte et de ne plus dépendre de quiconque. Et même si l'histoire de Marie est sombre, son parcours douloureux, ce premier roman de Françoise Lefèvre est un coup de fouet contre la morosité et les bras baissés. C'est un formidable hymne (à la vie, à l'amour, à la force d'y croire encore et toujours) qu'elle nous offre là ! A LIRE, bien évidemment.&lt;br /&gt;Grand Prix des lectrices de Elle 1974&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;3. La grosse&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Autant le dire d'office, cette histoire de "La grosse" est très, très triste. Céline est garde-barrière dans un coin isolé de Bourgogne, elle vit seule, elle attend le retour d'un certain Roland de Roncevaux, son amant et le père de son enfant. Mais elle n'a plus que l'espoir et l'attente, car elle a grossi, elle est seule et a perdu son enfant. Son voisin et ami, Anatolis, rayonne ses jours sombres de sa présence et sa bonne humeur, mais l'homme est gravement malade et condamné.&lt;br /&gt;La combinaison de leurs malheurs va servir de passer des derniers jours tranquilles, loin des autres et de leurs opinions grotesques et méchantes. Etre trop grosse, vivre en marge et ne pas se mêler à cette vile société font de Céline une pestiférée, qu'on pointe du doigt et insulte gratuitement. Plus les pages tournent, plus les ôdes à la nature et à l'amour heureux laissent place à la noirceur, à la désillusion, à la voie sans issue. Pour un peu, Céline devient la Marie-Madeleine de toutes les femmes anonymes qui se dévouent à une tâche sans le crier sur les toits. Tête baissée et silencieuse, Céline est une icône de grâce et de passion. La morale dans cette histoire rappelle les contes d'Andersen, surtout celui de La petite fille aux allumettes, quand la foule est désignée comme bête, méchante, cruelle et injuste. Aveugle et égoïste. Céline, elle, voulait juste un peu d'amour - c'était trop demandé ? Oui, hélas.Un roman triste, à conseiller aux fidèles de Françoise Lefèvre.&lt;br /&gt;&lt;a class="undefined" href="http://chezclarabel.blogspirit.com/archive/2006/01/13/francoise-lefevre.html"&gt;Françoise Lefèvre&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;4. Le petite prince cannibale&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;J'avais peur, en ouvrant ce livre, de me plonger davantage dans un "témoignage" sur la difficulté d'élever un enfant autiste, avec ce que cela comporte de pessimisme et d'abattement. Et puis, c'était sans compter sur l'extrême sensibilité de la plume de Françoise Lefèvre, l'écrivain et l'actrice de ce livre. Effectivement, son petit garçon Jean / Sylvestre a refusé de parler pendant des années, pousse des cris stridents, s'empêche de déféquer, ne sourit jamais, etc. Il ne voit pas, n'entend pas, vit dans son monde, à part. Pourtant, sa mère et lui forment un couple d'amour à la haine, et inversement, bouleversant et superbe. Même si ce qualificatif peut paraître déplacé, surtout après le déplorable constat de lire l'immense sacrifice, le don de soi et l'accablement de faire face à ce petit monstre, ce "petit prince cannibale", il n'empêche. Françoise Lefèvre dévoile tout, aussi bien son amour de maman, fort et invicible, mais aussi son ras-le-bol, sa rage et son désespoir. Lassitude, solitude et égarement, autant de mots pour qualifier son quotidien et les quatre premières années passées avec son enfant. Dur. Dur aussi, pour l'écrivain, de n'avoir plus le temps d'écrire un mot, de s'asseoir, de poursuivre son livre, de griffonner son petit carnet accroché autour de son cou. Son petit prince lui prend tout (son temps, son énergie, sa poésie) et, de ses propres mots, ne lui donne rien. Et encore ? A travers ce livre, on sent bien, tout de même, l'amour maternel qui n'est jamais tout rose, tout beau, tout parfait. Et pour la maman que je suis, j'ai bien tout compris, tout pris à la lettre, tout saisi et aurais bien voulu tendre la main à cette Françoise, sans dire un mot. "Ecoute le silence" !Dans ce livre, il y a plein de jolis passages - troublants, sensibles, honnêtes et flamboyants. Difficile d'en prélever seulement un. Je vous recommande alors de le lire et, de plus, de faire connaissance avec une certaine Blanche, personnage un peu effacé mais qui va grandir, plus tard...&lt;br /&gt;Goncourt des Lycéens 1990&lt;br /&gt;Lu chez Flo ! : : : &lt;a class="undefined" href="http://meslectures.over-blog.com/article-1584863.html"&gt;clic clic clic&lt;/a&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrait : " Je me plains souvent de la difficulté d'écrire au milieu d'un tourbillon d'enfants, dont les exigences, l'appétit de vivre, les cris joyeux mais stridents font fuir les mots, les phrases naissantes. A cette dualité quotidienne enfants-écriture, j'ai développé une résistance à toute épreuve, un mode d'emploi dans lequel je privilégie d'abord les enfants. Si vivre sans écrire me semble impossible, écrire n'est pas la vraie vie. Et pourtant que serait mon existence sans ces instants volés aux miens ? Ce temps haché menu, ces heures minuscules où je ne peux guère me demander si j'aime ou non m'asseoir à cette table. Il faut le faire. (...) "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;5. L'or des chambres&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, j'ai moyennement aimé ce livre, pourtant un livre de Françoise Lefèvre qui est un auteur que j'ai récemment découvert et fortement apprécié ! Mais c'est le constat navrant : je n'y ai pas trop adhéré, compris goutte, etc. D'ailleurs je déconseille à quiconque d'ouvrir ce livre pour "connaître" son auteur. Personnellement, je m'avoue "perdue" dans "L'or des chambres". C'est une lettre, en quelque sorte, adressée à un homme qui vient de prendre le train avec une autre femme. La narratrice vit alors l'absence, le manque - ne manque qu'un pas pour citer la mort ! Bref, elle se trouve chez elle, seule avec ses enfants, délaissée, malheureuse, mais surtout folle de douleur et du trou béant laissé par l'absence de l'autre. La femme s'ennuie, se terre dans un cimetière, rêve, pense à l'autre, lui écrit. Et de l'écriture, aussi, il est question. De son importance vitale, tout autant envahissante. Pourquoi écrire, ce n'est pas la vraie vie ? Mais sans la vie, pas d'écriture non plus. Vivre sans écrire est également inconcevable. "J'entre en écriture comme en religion" ! En bref, cette histoire se résumera donc à un chemin de croix d'une amoureuse malheureuse et abandonnée, qui voit le temps filer, qui se trouve seule avec son stylo et ses feuilles, son livre à écrire. Style toujours poétique et travaillée, mais contenu un peu creux et abracadabrant. Un peu décevant, dommage.&lt;br /&gt;255 pages, Editions du Rocher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrait : "Ce titre : "L'or des chambres", clos sur lui-même et, dirais-je, couché en rond comme quelqu'un qui voudrait s'endormir, je l'ai choisi parmi les mots qui reviennent sans cesse avant le sommeil, quand tout est calme enfin, et que nous captons sous nos paupières un peu de cet or qui fait de nous des chercheurs d'éternité.&lt;br /&gt;Je n'accepte pas toujours l'écriture et me révolte. Parfois aussi je me rends pieds et poings liés, et m'étonne de ce que l'âme ou le coeur récite en moi. Je le nie, puis passe aux aveux."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6. Se perdre avec les ombres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Encore un livre assez circonspect, à considérer davantage en "oeuvre ou journal poétique" tant Françoise Lefèvre nous sert un texte fragmenté, ouvert à ses pensées, ses réflexions diverses, mais souvent redondantes, surtout lorsqu'on commence à lire l'intégralité de sa bibliographie. D'ailleurs, dans ce livre, j'ai le sentiment qu'elle tourne un peu en rond. Elle ne sait plus quoi dire, ayant déjà tout dit auparavant, elle se répète. Donc, dans "Se perdre avec les ombres", il est toujours sujet du temps qui passe, de l'absence ou la fuite de l'amour, du sentiment de vide, de l'écriture stérile et la détresse immense, envahissante dans la vie de l'écrivain. En novembre 2002, elle fête ses soixante ans, mais se sauve de chez elle pour se réfugier dans une petite chambre d'hôtel sordide. Comme souvent dans sa vie, les chambres ont eu leurs importances, elle s'en souvient... Aussi, elle fait le point, se coupe les cheveux et puis rentre pour retrouver ses enfants et les petits-enfants, qui heureusement la sortent de l'ombre où elle s'enterre hâtivement.Ce qui sauve ce livre finalement, c'est sa fin. Françoise Lefèvre évoque un secret de famille autour de son "véritable" père, un Allemand. Plus intéressant, le cousin de celui-ci était un fervent militant à la résistance nazie et un des membres des attentats loupés contre Hitler. J'aurais aimé qu'elle en parle davantage, ou pourquoi ne pas en faire un livre à ce sujet. Elle a déjà tellement fait le tour de sa propre existence, qu'elle creuse ailleurs, non ?.. Comme j'apprécie beaucoup cet écrivain, je n'aimerais pas croire que le meilleur est derrière elle - je veux encore être éblouie ! Ne désespérons pas...&lt;br /&gt;198 pages, Editions du Rocher.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Extrait : "Mais le livre le plus lumineux, ne serait-ce pas celui dont on laisse les mots défiler sous nos paupières et qu'on n'écrira jamais ?"&lt;br /&gt;Extrait : "Avant j'avançais avec l'amour. Les forces de l'amour.&lt;br /&gt;Aujourd'hui, je tiens avec le souvenir de l'amour.&lt;br /&gt;Pas même le souvenir. Une émanation. Une pensée qui ne m'appartient plus. Une sorte d'aura.&lt;br /&gt;Je me sens sur une autre rive. Je ne sais pas comment j'y suis arrivée. Mais là où je suis, c'est triste. Je dois lutter pour que ceux qui m'abordent ne voient pas cette tristesse."&lt;/p&gt;&lt;strong&gt;7. Blanche c'est moi&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il est nécessaire d'avoir lu "Le petit prince cannibale" pour commencer "Blanche c'est moi". Car Blanche est un personnage déjà aperçu dans le premier livre, une cantatrice esquissée entre les chapitres sur son fils autiste, une femme fuyant tout pour mourir, condamnée par une maladie de la peau. En fait, Françoise Lefèvre revient sur cette Blanche, un peu à la demande de ses lecteurs, rencontrés au hasard et qui semblent n'avoir pas saisi la nuance des deux rôles dans "Le petit prince cannibale" - entre la femme mère et la femme amoureuse, mais deux malheureuses, non ? L'écrivain tente donc d'y revenir, d'expliquer et surtout ressuscite Blanche ! (Mais pour ça, il faut attendre les toutes dernières pages du livre !!!)."Blanche c'est moi" donne l'impression de reprendre les points nébuleux du "Petit prince cannibale". Très honnêtement ! Car Françoise Lefèvre évoque l'homme à la redingote - pour elle, c'est clair, c'est Victor Hugo. Regards douteux dans l'assistance... qu'importe ! Françoise Lefèvre nous refait le tour de sa vie, tiens son enfance, ses années de galère à l'école, quand ses rédactions étaient raturées en rouge : "hors du sujet" ! Tiens donc !... Mais déjà l'auteur semble être ailleurs, donnant naissance à une certaine Céline Rabouillot - qui sera le personnage central de son prochain livre, "La grosse". Enfin bref, il y a dans ce nouveau livre de bons passages, intéressants et réfléchis, mais à d'autres moments c'est le fouillis, le patchwork des pensées, de moins en moins nouvelles, plutôt remâchées. Cela me déconcerte et mes lectures de Françoise Lefèvre empruntent insidieusement une contrée cahoteuse... A méditer.&lt;br /&gt;116 pages, Actes Sud.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115261714271953402?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261714271953402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261714271953402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/franoise-lefvre.html' title='Françoise Lefèvre'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115261671036081451</id><published>2006-07-11T11:17:00.000Z</published><updated>2006-07-11T11:18:30.363Z</updated><title type='text'>La nuit de Sala - Françoise Pirart</title><content type='html'>Dans un village sicilien, dans le lac de Sala, on retrouve le corps sans vie d'une jeune femme blonde. On pense à une noyade, puis l'autopsie révèle qu'elle a été étranglée. Un homme est arrêté, on le nomme "le Belge". Agé de cinquante ans, cet homme est arrivé au pays depuis quelques mois depuis Bruxelles. Il menait une vie recluse et isolée, ne parlait pas aux autres et c'était l'amant de cette fille. Celle-ci s'appelait Blanche, âgée de vingt-trois ans, venait aussi de Bruxelles. Leur histoire était-elle une tragique histoire d'amour, une querelle d'amoureux, une décision de rompre définitivement ? A tour de rôle, plusieurs voix s'élèvent et reviennent sur cette affaire. Il y a Vittorio le facteur, la meilleure amie de Blanche, le médecin légiste et le Belge lui-même qui livre sa confession finale. La version de cette histoire, finalement, est bien amère. On y dessine le portrait d'une femme dérangée, malade et amoureuse. Cet amour qui liait deux mondes opposés (elle était riche, jeune et belle, il était plus âgé, garagiste et débonnaire) résonne comme une sonate jamais finie. Un chant maussade, douloureux et désabusé. La route vers la vérité s'achemine lentement, même si le climat (entre les brouillards belges et la canicule italienne) est oppressant et proche de l'aliénation. A découvrir, cependant !&lt;br /&gt;&lt;a class="undefined" href="http://aujour.canalblog.com/archives/2006/02/02/1315284.html"&gt;Sur l'auteur&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arléa, 148 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115261671036081451?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261671036081451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261671036081451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/la-nuit-de-sala-franoise-pirart.html' title='La nuit de Sala - Françoise Pirart'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115261656295043439</id><published>2006-07-11T11:12:00.000Z</published><updated>2006-07-11T11:16:02.953Z</updated><title type='text'>Cookie Allez</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. La soupière&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est l'histoire d'un couple étrange qui vit replié sur lui-même : Bernard et sa mère Marie. Fils indésirable ou non désiré, Bernard a toujours reproché à sa mère, humble couturière, leur vie médiocre et recluse. Aujourd'hui, à cinquante ans, Bernard continue de vivre auprès de sa mère, homme solitaire, taciturne et vieux garçon, il travaille aux Urgences, il se passionne pour les puzzles, entretient quelques liaisons charnelles de peu d'importance, c'est toujours un mauvais fils, il ne déteste pas sa mère, il ne l'aime pas non plus, ils vivent ensemble, c'est tout.Mais la mère est vieille, grabataire. Dans le voisinage on commence à s'étonner de ne plus la voir. Et puis, dans cette maison cossue des années 30, Bernard semble ériger le salon tel un mausolée. Alors, la Marie, morte ou zigouillée ?.. La passion du puzzle a-t-elle débordée chez cet esprit à la limite dérangé ? Et cette fameuse soupière, obsédante, qui trône sur le manteau de la cheminée, ne renferme-t-elle pas un esprit vengeur ? Celui de Marie, justement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une nouvelle fois, Cookie Allez distille les doutes, les inquiétudes. Elle met en scène un couple impossible. Elle introduit la mesquinerie du voisinage, les potins et le souffle mesquin des commérages. L'ensemble fait mouche et mitonne dans cette "Soupière" telle un délice de soupe à la grimace ! Honnêtement, un bon petit roman, pervers, ironique et vengeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buchet Chastel, 139 pages&lt;/p&gt;&lt;strong&gt;2. Le ventre du président&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Dans un immeuble cossu du 16ème arrondissement, débarque la vague d'une rumeur excitante : le Président de la Compagnie Générale emménage au septième étage, dans deux appartements. Travaux, mystères et intrigues deviennent les lots quotidiens pour les résidents de l'endroit, des voisins à la gardienne, chacun se prête à rêver de l'opportunité d'une telle venue ! Et puis, Henri Montalban débarque, sans tambour ni trompettes, discret, affable et soucieux de préserver son intimité. Or, trop de protection attise la curiosité, les cancans et les supputations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, jamais le commun des mortels ne pourra deviner ce que cache le Président derrière ses murs ?.. Une créature épatante, attachante et attendrissante... Amélie ! La compagne du Président, sa déraison, son tourment, son addiction ! Pour vivre heureux, vivons caché ? Le peut-on ? Cookie Allez le démontre dans ces 126 pages d'histoire tordante, ahurissante, sympathique et touchante. "Le ventre du Président" figure parmi ces romans qui ne paient pas de mine, qui s'avalent en deux coups de cuiller à pot, et qui ont l'effet bénéfique d'un élixir vitaminé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buchet Chastel, 127 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;3. L'arbre aux mensonges&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;"L'arbre aux mensonges" ou l'histoire d'une famille qui raconte des sornettes... Il y a d'abord un lieu, Le Cour-Mareuil, qui ressemble à un chateau où la bourgeoise famille Chevrier vit claque-murée, repliée sur elle-même et loin du monde extérieur. Ensuite, le roman s'ouvre sur l'enterrement de Magdeleine Glorieux, soeur de l'épouse d'Hubert Chevrier, la belle-soeur donc. Portrait : Magdeleine était une femme impétueuse, plein d'entrain et de tempérament, qui a fait son entrée dans la famille, un beau matin, sans crier gare. Avec elle, un tourbillon a forcé les portes du Cour-Mareuil. Bernadette (épouse d'Hubert) n'est en fait que la demi-soeur de Magdeleine, née d'un second mariage. Entre elles deux, l'affection n'était pas débordante. Bernadette s'enfermait dans une dépression qui la dévorait et Magdeleine lui reprochait amèrement de lui avoir pris sa place (c'était elle que Hubert avait souhaité épouser à la base mais ce projet avait été rejeté par le patriarche). A l'écart de ce monde d'adultes, il y a aussi les quatre filles des époux Chevrier, dont le tort est d'être nées .. des filles ! Pas étonnant, ces petites sont des êtres transparents, chétifs et bientôt ravagés par les éléments familiaux. Car Blanche, l'aînée, est radicalement fascinée par sa tante fantasque mais mystérieuse. Après l'enterrement, Blanche (désormais seule dans son grand chateau) découvre les journaux intimes de Magdeleine. Des brefs passages qui commentent trente ans d'une vie où on se demande qui, véritablement, est passé à côté de cette existence !..  Blanche, elle, semble se contenter de cette vie en pointillés, sans qu'elle cherche à comprendre les sous-entendus de Magdeleine. Heureusement la seconde partie du roman va nous éclairer sur les dessous des habitants du Cour-Mareuil. Et quel narrateur!.. Là je n'en dirai pas davantage pour éviter de briser l'élan de surprise et d'étonnement !&lt;br /&gt;Je n'arrive pas à m'avouer conquise par cette histoire, pas de cette manière qui coule de source et ne se pose pas de questions. Je crois que la plume de Cookie Allez m'a parfois pesée. Cette manière trop ampoulée de conter des détails sommaires ou abracadabrants ont rendu la lecture parfois gonflante. On a de temps en temps l'impression de tourner autour du pot, de mettre des gants de soie pour dire une chose toute simple. C'est plaisant à petites doses, mais imaginez une partie de 110 pages à cette sauce...  Bof. C'était le premier roman que j'ouvrais de cette auteur, par la suite j'ai lu "La soupière" et "Le ventre du président" - deux romans qui m'ont davantage convaincue !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buchet Chastel, 190 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;4. Le masque et les plumes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fidèle lectrice des romans de Cookie Allez, je me faisais une joie toute personnelle de découvrir ce nouveau livre. Or, "Le masque et les plumes" n'a pas su me conquérir et j'en suis déçue. C'est l'histoire d'un professeur de lettres classiques, Atilio Cereghetti, qui enrage de ne pas être reconnu pour ses talents de plume. Il décide alors de prendre un pseudonyme, Lucas Malley, et d'écrire un roman dans l'air du temps. Naît ainsi sous sa plume le personnage de Camille Monterastelli. Une jeune lycéenne qui fait fondre le coeur de son professeur, Luc. Et cela ne cesse de s'emmêler, entre le réel et le fictif, chacun prend la parole et revendique une part d'existence tangible. Jusqu'à la compagne d'Atilio, autrement dit Jeanne, qui se voit incarnée dans le roman tantôt sous les traits de la sibylline Camille, tantôt sous l'épouse de Luc (Simone).Le roman trace ainsi les rouages de l'écriture, de l'achèvement du roman, du paraître d'écrivain, du milieu littéraire, de l'éditeur aux dents longues, etc. Il s'attarde également sur l'isolement du romancier, tiraillé entre lui-même et son pseudonyme. C'est un énorme chassé-croisé d'imaginaire et d'authentique. Chacun y perd son latin : Jeanne est repoussée, Camille souffre d'être dans l'ombre, Atilio n'est plus, obnubilé par Lucas qui veut briller en société et vendre des livres !Quelle bouillie ! De plus, l'auteur a franchement trop usé de poncifs et de tournures ampoulées pour son histoire. Cette manière d'écrire est une marque de couture chez elle, signature qui régale dans ses premiers romans ("Le ventre du président" et "La soupière"), mais cette fois-ci j'étais gavée, lassée. J'ai lâché quelques sourires à l'évocation du lectorat "actuel", celui qui achetait les livres, la cible des romans dédiés aux voyages en train, ou aussi l'exigence éditoriale d'un vent sulfureux et d'érotisme dans le roman contemporain... Mais ce n'est pas suffisant. Et puis, tous ces clichés deviennent usités à la longue. Donc, pour moi, ce fut un roman décevant, flottant et brouillon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buchet Chastel, 220 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115261656295043439?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261656295043439'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261656295043439'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/cookie-allez.html' title='Cookie Allez'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115261629770446157</id><published>2006-07-11T11:11:00.000Z</published><updated>2006-07-11T11:11:37.706Z</updated><title type='text'>Les promis - Eun Ja Kang</title><content type='html'>Eun-Ja Kang, l'auteur, est d'origine coréenne mais réside en France depuis douze ans, avec un doctorat en littérature française en poche ! Du coup, elle écrit en français et "Les promis" est déjà son deuxième roman. Au début, ça ressemble à un conte où Yuki et Takahito sont tous deux promis selon le souhait de leurs pères respectifs, histoire de sceller une amitié vieille de quinze ans. Promis au mariage avant même de naître ! Mais les deux enfants, en grandissant, vont révéler des différences que les voeux sacrés des parents n'avaient pas envisagées. Takahito est un garçon au caractère obtus et exclusif, Yuki réclame davantage de liberté et d'insouciance. Le temps passant, les deux jeunes gens vont fêter leurs fiançailles, savourer l'amour naissant, Takahito s'engage deux ans dans la marine et Yuki va intégrer les associations étudiantes de son université. Car au même moment, dans les années 20, le Japon voit sa société bouleversée : tournant le dos aux valeurs nippones, accueillant les commerces internationaux, avant de les bouder suite au crash boursier de 29 et s'enfermer vers un militarisme inquiétant pour la famille de Yuki... Les deux promis, finalement, vont prendre des chemins séparés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans trop vouloir dévoiler de l'intrigue, que la quatrième de couverture dénonce beaucoup à mon avis, la lecture du roman d'Eun-Ja Kang est assez palpitante. Conte ou frasque romanesque, "Les promis" oscille entre les deux. C'est une histoire finalement palpitante, mais trop emplis de clichés romanesques à mon goût. Certains passages m'ont paru trop mielleux, c'est juste un peu dommage. L'ensemble aurait pu être davantage captivant si l'auteur avait brodé autour de la culture nippone faite de pudeur, de sobriété et de respect des traditions et qui s'ouvre à l'occident en 1920. Elle préfère mettre l'accent sur le caractère trop romanesque de la jeune Yuki, belle, intelligente et passionnée. Par contre, elle a su dépeindre magnifiquement l'alliance entre les promis, les travers, les failles, les émotions naissantes et les trahisons. Donc, un roman avec des hauts et des bas, pas mauvais, agréable et qui ravira les lecteurs avides de belles sensations romanesques - un terme que je répète beaucoup, mais il demeure l'impression générale après coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fayard, 262 pages&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115261629770446157?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261629770446157'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261629770446157'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/les-promis-eun-ja-kang.html' title='Les promis - Eun Ja Kang'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29261728.post-115261624423838388</id><published>2006-07-11T11:08:00.000Z</published><updated>2006-07-11T11:10:44.240Z</updated><title type='text'>Poétique de l'égorgeur</title><content type='html'>Epatant, ce nouveau roman de Philippe Ségur ! Je l'ai commencé avec un vague intérêt qui, progressivement, s'est changé en un véritable et passionnant engouement ! Sa grande qualité : de scotcher le lecteur. Son originalité : d'alterner les genres, roman d'aventures, à suspense et thriller psychologique. Jusqu'au bout, on suit les péripéties du personnage central, Nid Immarskjold Dugay, aux origines norvégiennes, universitaire à Toulouse, marié à Alice, père de Marnie et Emeline. Une vie tout à fait ordinaire, propre, rangée, impeccable. Car Nid n'est pas un homme extravagant, il se repose sur des bases solides et mène un rythme automatique, presque comme un robot. Peu de sursaut dans son existence, tout est réglé comme sur du papier à musique ! Mais, bien entendu, cette belle façade va se fissurer : en prologue, le narrateur se confesse, il va tout perdre. Tout ce qu'il possède et ce à quoi il tenait le plus. Et ce, par la faute de Yagudin. Une figure de légende dans les contes norvégiens, Yagudin le Terrible, l'égorgeur aux mains percées, qui depuis des lustres enlève les femmes et tue les enfants. Nid connaît cette légende et la récite chaque soir à ses filles. Ensuite, quatre mois vont entraîner l'homme vers une descente vertigineuse : l'apparition d'une princesse islandaise, l'été qui s'éternise mollement, sa perpétuelle incapacité à écrire son roman et le soupçon grandissant de l'ombre de Yagudin dans sa vie, prêt à saborder ses remparts....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est captivant. Le roman va se précipiter dans l'angoisse, l'invraisemblable et la panique. On suit Nid dans sa poursuite du criminel, on l'accompagne dans sa spirale de folie et on tremble d'effroi. C'est une précipitation d'événements qui devient de plus en plus hallucinante. Et aussi, la superbe conclusion du roman : é-pa-tant ! Franchement j'ai été agréablement surprise par ce récit. Séduite et définitivement conquise par l'auteur. Voilà un roman qui ne paie pas de mine, et pourtant, il en cache des merveilles ! Il mérite qu'on s'y attarde !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buchet Chastel, 238 pages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Poétique de l'égorgeur - Philippe Ségur&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29261728-115261624423838388?l=quartiersdete.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261624423838388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29261728/posts/default/115261624423838388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quartiersdete.blogspot.com/2006/07/potique-de-lgorgeur.html' title='Poétique de l&apos;égorgeur'/><author><name>Clarabel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='30' src='http://4.bp.blogspot.com/-9XZ1fOig_LM/Tx_ZI_e_U4I/AAAAAAAAABw/xVButDPtoAE/s220/totoro1999-09a.jpg'/></author></entry></feed>
